Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

jeudi 20 septembre 2018

A quoi faut-il se préparer ?

Ce n'est pas toujours facile de s'imaginer ce qu'est la persécution religieuse. 
C'est tellement loin de nous. Du moins, c'est ce qu'on croit. Pourtant, tout autour de nous, les signes se multiplient d'une intolérance de plus en plus prononcée contre les chrétiens. 
Voici où cela peut mener ...
Cinq pasteurs de Zanzibar
demandent nos prières
Les touristes sont les bienvenus à Zanzibar. Pour les chrétiens qui y vivent, la situation est bien différente. Cinq pasteurs nous montrent l’envers du décor. Ils ont besoin de nos prières.
Zanzibar : 'île paradisiaque' où les chrétiens sont opprimés
Zanzibar. Le nom évoque tout de suite les tropiques. Plages bordées de cocotiers, parfums d’épices… un lieu idyllique ? Pas pour tous ! L’extrémisme islamique devient de plus en plus oppressant pour les chrétiens. Cinq pasteurs lèvent le voile sur leurs difficultés. Ils font appel à nos prières. Nous utilisons des pseudonymes pour leur sécurité.
Le pasteur A* : très affecté par l'agression de sa fille
Un jour, une foule en colère a menacé de tuer le pasteur A* s’il ne quittait pas la région. Il vient de déménager sa famille pour la troisième fois en deux ans. Sa fille de 4 ans a été violée et l’agresseur n’a pas été inquiété. «Que sera la prochaine attaque ?», se demandent les membres de l’église locale, traumatisés. Très affecté, le pasteur A reste pourtant sur place, avec sa famille et trois anciens.
Le pasteur M* : empêché de construire une église
Le pasteur M* a pu acquérir un terrain en 2007 pour y construire une église. Depuis, ce permis lui est refusé. Une source locale affirme :
 
«C’est en raison de sa foi ! Il possède tous les documents légaux,
mais la justice fait traîner l’affaire.»
Pendant ce temps, son fils de 10 ans subit une terrible persécution dans le quartier et à l’école. Les enseignants ne font rien.
Le pasteur D* : accusé à tort
Bataille judiciaire aussi pour le pasteur D*, qui a eu l’autorisation de construire une école début 2018 sur un terrain calme, à l’écart. Mais il a été arrêté, faussement accusé de ne pas payer les 19 ouvriers du chantier. L’affaire est toujours en cours.
Le pasteur R* : son église a été détruite
En janvier, un bâtiment d’église a été détruit pour laisser place à la construction d’une université. Un responsable affirme:
«C’était un arrangement organisé pour nous éliminer, alors que nous étions propriétaires. Nous n’avons reçu ni terrain ni indemnités en échange !»
Le pasteur Y* : épuisé et ruiné
En 2014, le pasteur Y* a été accusé à tort de viol sur une fillette surprise en train de jeter des pierres sur l’église. Il a gagné le procès. Mais en quittant le tribunal, il a été de nouveau arrêté. Les accusateurs avaient fait appel de la décision. L’affaire a duré quatre ans. Il a été finalement acquitté fin août ! Le pasteur est épuisé, sa famille est ruinée.
Pourquoi les chrétiens sont-ils discriminés à Zanzibar ?
Zanzibar a un lien très fort avec l’islam. En effet, l’ «île aux épices» a servi de comptoir aux marchands arabes pendant des siècles. Elle fut même un sultanat de 1890 à 1963. L’influence de l’islam radical complique la situation des chrétiens à Zanzibar, dont la population est à 98 % musulmane. L'île située à l'Est de l'Afrique fait partie de la Tanzanie, qui ne figure plus dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens depuis 2013.

*Pseudonyme


jeudi 13 septembre 2018

Interview du président de la Ligue arabe : “Pourquoi les migrants ne vont-ils pas dans les pays arabes ?”


Ahmed Aboul Gheit, président de la Ligue arabe, était interviewé sur la chaîne chinoise Tian Wei. La journaliste avait demandé à M. Gheit : “Pourquoi les pays arabes n’accueillent-il pas ces migrants ?”



TW: Pourquoi ces migrants ne vont-ils pas chez vous ?
AAG: Parce que nous ne sommes pas une destination pour les migrants (destination country). Mais nous sommes ouverts.
TW: Alors expliquez-nous, je vous prie, pourquoi ils ne veulent pas aller dans vos pays, tous ces migrants et réfugiés ?
AAG: C’est très simple : nous ne faisons pas d’exceptions avec ces gens.
Lorsqu’ils franchissent nos frontières et demandent l’asile, la prochaine étape est qu’ils signent un document qui les oblige à respecter tous les droits et règles de nos pays, et qui précise qu’en cas de violation de cet accord, ils seront condamnés, avec une procédure accélérée, aux mêmes peines que la population locale (ce qui peut aller dans les cas graves jusqu’à la peine capitale) et seront renvoyés dans leur pays de provenance aussitôt leur peine terminée.
Nous leur faisons signer également un accord stipulant que l’aide financière qu’ils touchent pour leur intégration dans nos pays doit être intégralement remboursée dans les deux ans, faute de quoi nous saisissons tous leurs biens et ils seront expulsés définitivement de nos pays.
Si quelqu’un ne sait pas lire et écrire, il apposera au document son empreinte digitale. Il n’y a aucune excuse du genre : “je ne connaissais pas la culture locale”, ce qui serait d’ailleurs peu crédible dans le cas des personnes arabes, et ce genre d’excuse n’est pas pris en compte.
Tous ces arguments que je viens vous citer sont arrivés aux oreilles de chaque migrant, c’est pourquoi ils ne veulent pas demander d’asile dans les pays arabes.
TW: Ne trouvez-vous pas radicale cette façon de procéder avec eux, M. Gheit ? L’Europe occidentale est bien plus souple avec eux !
AAG: Absolument pas ! Parce que si je devais chercher refuge et demander de l’aide un jour dans un autre pays, je trouverais un devoir absolu d’obéir à la lettre aux lois de ce pays, et que sinon je sois expulsable par n’importe quel moyen.
L’Europe de l’Ouest finira par se réveiller et regarder la situation telle qu’elle est. Il faudrait que les dirigeants de l’Europe de l’Ouest soient envoyés à Doha au Qatar ou encore en Arabie saoudite pour demander l’asile dans ces pays pour qu’ils expérimentent “sur leur propre peau” ce que je viens de dire. Là, ils se réveilleraient !
Cela fait réfléchir, non ?

Sources : 

mercredi 18 avril 2018

La justice en pays musulman

Le lavage de cerveau que subit notre monde occidental est sensé avoir pour conséquence de permettre l'établissement de la Charia dans nos contrées. Dans certains pays européens, ce projet avance bien. Voici un témoignage qui nous rappelle ce qu'il en est de la justice en terre musulmane, et la Turquie de M. Erdogan a la prétention de l'être. 

L'Islam est paisible ... pour tous ceux qui s'y sont soumis. Les autres se trouvent dans "la maison de l'épée". 
La Bible dit qu'il n'y a pas de paix pour les méchants. L'Islam maintient qu'il n'y a pas de paix pour les non-musulmans. Les Chrétiens au Moyen-Orient en font les frais depuis environ 1.400 ans ...

Turquie : le procès du pasteur Brunson suspendu
Au premier jour du procès, la justice turque a prononcé une suspension de séance. Le pasteur Brunson devra attendre trois semaines avant de répondre aux accusations d'espionnage dont il fait l'objet.
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
À l'ouverture de son procès le 16 avril, Andrew Brunson est resté ferme : « Je refuse les charges mentionnées dans l'acte d'accusation. Je n'ai jamais été impliqué dans des activités illégales. » Il s'est exprimé à la cour en langue turque, qu'il parle couramment après 23 années passées dans le pays comme pasteur d'une église protestante. Andrew Brunson, de nationalité américaine, est accusé d'avoir soutenu la tentative de coup d'État de 2016 contre le président Erdogan en s'appuyant sur deux organisations que la Turquie considère comme terroristes : le réseau FETO de l'islamiste conservateur Gülen et le PKK, parti kurde hors-la-loi.

Une famille dévastée
À la fin de la journée d'audience, le tribunal a ordonné le retour d'Andrew Brunson dans la sinistre prison surpeuplée où il avait été placé après son arrestation le 7 octobre 2016, au lieu d'être ramené à la prison dans laquelle il était détenu récemment.
Suite à cette décision, l'épouse d'Andrew, Norine, présente à l'audience, était bouleversée et a refusé de parler aux médias. « Comme vous pouvez l'imaginer, cette nouvelle est dévastatrice pour le pasteur et sa famille », dit un conseiller juridique de l'American Center for Law and Justice, un organisme qui soutient la défense du pasteur.

Arrêté en raison de sa foi
Pour Ismail Cem Halavurt, l'avocat de Brunson, les procureurs interprètent le ministère du pasteur comme une « aide aux organisations terroristes ». De plus, l'audience comprenait « des témoins à charge anonymes dont les voix et les apparences étaient déguisées ». Mais l'avocat d'Andrew Brunson affirme : « Il y a des preuves qui montrent que Brunson a été arrêté en raison de sa foi. » Andrew Brunson avait lui-même écrit en mars dernier : « Je suis en prison uniquement parce que je suis chrétien. Ma femme et mes enfants me manquent désespérément. Pourtant, c'est un honneur de souffrir pour Jésus-Christ, comme beaucoup l'ont fait avant moi. Je remercie profondément tous ceux qui, partout dans le monde, prient pour moi. »

Son procès ne reprendra pas avant le 7 mai.



mercredi 4 avril 2018

La cause palestinienne vue par un diplomate arabe israélien


Nos média se plaignent, souvent à juste titre, des Fake News qui polluent les réseaux sociaux. Cependant, il y a aussi un autre phénomène : les Fake Truth, les vérités imaginaires qui polluent les média eux-mêmes. Il s’agit de ces vérités partielles et partiales qui déterminent ce qui est transmis comme “Vérité bonne à croire”. Elles ne correspondent pas à une réalité objective, mais à une relecture de cette vérité sous l’inspiration d’une philosophie et/ou d’une religion qui se tapit à l’ombre.
Beaucoup de domaines sont infectés par ce phénomène. Mais le conflit israélo-palestinien est particulièrement pollué par les Fake Truth. Nos média y acceptent pour évangile ce qu’ils rejettent partout ailleurs. Le terrorisme, par exemple, est combattu très généralement, comme il se doit, sauf quand il s’agit de terrorisme palestinien. Là, le dogme religieux d’une laïcité impérialiste a dicté une autre lecture des événements, une Fake Truth.

Voici un article écrit par un Arabe israélien. Par quelqu’un de l’intérieur donc. Le fait qu’il travaille pour l’Etat israélien le disqualifie bien sûr aux yeux des bons semeurs de la Fake Truth. Mais pour ceux qui veulent vraiment savoir ce qui se passe, que ce témoignage puisse leur ouvrir une autre perspective.

La cause palestinienne vue par un diplomate arabe israélien

Vice-ambassadeur d’Israël à Oslo et Arabe israélien, il partage son point de vue sur la question palestinienne.
Par George Deek

Quand je me promène dans les rues de ma ville natale, Jaffa, je me souviens de l’année 1948. Les allées de la Vieille Ville, les maisons du quartier d’Ajami, les filets de pêche au port - tout semble raconter différentes histoires sur l’année qui a changé ma cité pour toujours.
Une de ces histoires concerne l’une des plus anciennes familles de cette cité - la famille Deek - la mienne. Avant 1948, mon grand-père George, dont j’ai hérité le nom, travaillait comme électricien, dans la Compagnie d’électricité Rotenberg. Il ne s’intéressait pas beaucoup à la politique. Et comme Jaffa était une ville mixte, il avait naturellement des amis juifs. En fait, ses amis, à la compagnie d’électricité, lui parlaient même en Yiddish, faisant de lui le premier Arabe ayant jamais parlé cette langue.

En 1947, il se fiança à Vera - ma grand-mère, et ensemble, ils firent des plans pour fonder une famille dans la ville même où la famille Deek vivait depuis environ 400 ans - Jaffa. Mais quelques mois après, ces plans furent modifiés, littéralement, du jour au lendemain. Quand l’ONU approuva l’établissement d’Israël, et que l’État d’Israël fut créé quelques mois plus tard, les dirigeants arabes avertirent les Arabes que les Juifs se préparaient à les tuer s’ils restaient chez eux, et se servirent du massacre de Deir Yassim comme exemple. Ils disaient à tout le monde : “Quittez vos maisons et fuyez”. Ils ajoutaient qu’il leur suffirait d’à peine quelques jours pour que leurs cinq armées réunies détruisent le nouvel Etat d’Israël.

Ma famille, horrifiée par ce qui pouvait arriver, décida de s’enfuir, avec beaucoup d’autres. Un prêtre s’était précipité dans la maison de la famille Deek, et se hâta d’y marier George et Vera, mes grands-parents. Ma grand-mère n’eut même pas le temps d’enfiler une tenue appropriée. Après ce mariage express, toute la famille fila au nord en direction du Liban.

Mais quand la guerre fut terminée, les Arabes n’avaient pas réussi à détruire Israël. Ma famille se trouvait de l’autre côté de la frontière. Le destin avait semble-t-il voulu que les membres de la famille Deek se dispersent aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, j’ai de la famille en Jordanie, en Syrie, au Liban, à Dubaï, en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, et ailleurs encore.

L’histoire de ma famille n’est qu’une histoire - et probablement pas la pire - parmi toutes les histoires tragiques de l’année 1948. Et pour être tout à fait franc, il n’est pas nécessaire d’être anti-israélien pour reconnaitre la désastreuse humiliation des Palestiniens en 1948, qu’on nomme la Nakba.

Le fait que je communique par Skype avec des parents au Canada qui ne parlent pas l’arabe, ou à un cousin dans un pays arabe qui n’a pas encore la citoyenneté du pays, bien qu’il appartienne à la troisième génération, est un témoignage vivant des conséquences tragiques de la guerre.

Un déplacement global
D’après l’ONU, 711.000 Palestiniens furent déplacés, les uns ayant fui, les autres ayant été expulsés de force. Au même moment, à cause de la création d’Israël, 800.000 Juifs furent forcés de quitter le monde arabe, le vidant quasiment de sa population juive.

Comme nous l’avons déjà entendu, les atrocités n’épargnèrent aucun des deux camps. Mais il semble que ce conflit ne fut pas le seul au cours du 19ème et du 20ème siècle, qui aboutit à des expulsions et à des transferts.
·  De 1821 à 1922, 5 millions de Musulmans furent expulsés d’Europe, en majorité vers la Turquie.
·  Dans les années 1990, la Yougoslavie explosa, faisant près de 100 000 morts et environ 3 millions de personnes déplacées
·  De 1919 à 1949, pendant l’opération Visa entre la Pologne et l’Ukraine, 100.000 personnes trouvèrent la mort et 1,5 million furent déplacées.
·  Après la 2ème guerre mondiale et la convention de Postdam, entre 12 et 17 millions d’Allemands furent déplacés.
·  A la création de l’Inde et du Pakistan, environ 15 millions de personnes furent transférées.

Cette tendance existe aussi au Moyen Orient, par exemple le déplacement de 1,1 million de Kurdes par les Ottomans, 2,2 millions de Chrétiens expulsés d’Irak. Et à l’heure actuelle, des Yazidis, Bahai, Kurdes, Chrétiens et même Musulmans sont assassinés, et expulsés à raison de 1000 par mois, suivant la progression de l’Islam radical.
Les chances de l’un ou l’autre de ces groupes de revenir chez eux, sont quasiment nulles.

La manipulation de la Nakba
Alors comment se fait-il que les tragédies des Serbes, des Musulmans d’Europe, des réfugiés polonais ou des Chrétiens d’Irak ne soient pas commémorées ?

Comment se fait-il que le déplacement des Juifs du monde arabe soit tombé dans l’oubli, tandis que la tragédie des Palestiniens, la Nakba, est toujours vivante dans la politique actuelle ? Il me semble qu’il en est ainsi, parce que la Nakba a été transformée d’un désastre humanitaire en une offensive politique. La commémoration de la Nakba n’est plus le souvenir de ce qui est arrivé mais le ressentiment envers seulement l’existence de l’Etat d’Israël.

Cela est démontré très clairement dans le choix de la date de commémoration. La date de la Nakba n’est ni le 9 avril, jour du massacre de Deir Yassin, ni le 13, de l’expulsion de Lod. Aux yeux des dirigeants palestiniens, le désastre fut la création d’Israël. La Nakba a été fixée au 15 mai, le lendemain du jour où Israël a proclamé son indépendance. Par cela, les dirigeants palestiniens ont déclaré que le désastre de la Nakba n’était pas l’expulsion, la désertion des villages, ou l’exil - à leurs yeux, la Nakba n’est autre que la création d’Israël.

Ils sont moins affectés par la catastrophe humanitaire qui s’est abattue sur les Palestiniens, que par la renaissance de l’Etat juif. Autrement dit, ils ne souffrent pas du fait que mes cousins soient Jordaniens, ils souffrent du fait que je sois Israélien ! En agissant ainsi, les Palestiniens sont devenus esclaves de leur passé, retenus captifs par les chaînes du ressentiment, prisonniers d’un monde de frustration et de haine.

L’héritage de mon professeur de musique
Mais, chers amis, la pure vérité est que, pour ne pas être réduits à la tristesse et à l’aigreur, nous devons regarder de l’avant. Pour le dire plus clairement, pour réparer le passé, il faut d’abord assurer le futur.

C’est une leçon que j’ai apprise de mon professeur de musique, Avraham Nov. Quand j’avais 7 ans, j’ai rejoint l’orchestre ambulant de la communauté arabo-chrétienne de Jaffa. C’est là que j’ai rencontré Avraham, mon professeur de musique, qui m’a appris à jouer de la flûte puis de la clarinette. Avraham est un survivant de la Shoah, et toute sa famille fut assassinée par les Nazis. Il est le seul qui ait réussi à survivre, parce qu’un officier nazi avait remarqué ses dons pour l’harmonica et l’avait recueilli chez lui pendant la guerre pour distraire ses invités.

A la fin de la guerre, Avraham se retrouva tout seul. Il aurait pu s’assoir dans son coin et pleurer tout son soûl contre ce plus grand crime humanitaire que toute l’histoire ait connu, et sur le fait qu’il était désormais tout seul. Mais il ne fit rien de tout cela, il regarda vers l’avant, et non vers l’arrière.
Il choisit la vie, et non la mort. L’espoir, plutôt que le désespoir.

Avraham arriva en Israël, se maria, fonda une famille, et commença à enseigner ce qui lui avait sauvé la vie - la musique. Il devint le professeur de musique de centaines et de milliers d’enfants dans toute la région. Et quand il vit la tension entre Arabes et Juifs, ce survivant de la Shoah décida d’enseigner l’espoir à travers la musique, à des centaines d’enfants arabes comme moi.

Les survivants de la Shoah comme Avraham sont parmi les gens les plus extraordinaires que vous puissiez trouver. J’ai toujours été curieux de comprendre comment ils étaient capables de survivre, sachant ce qu’ils avaient connu et ce qu’ils avaient vu. Mais pendant les 15 ans ou j’ai été son élève, il ne m’a jamais parlé de son passé - hormis une fois - quand j’ai exigé de savoir.

Ce que j’ai découvert alors, c’est qu’Avraham n’était pas le seul, et que beaucoup de survivants de la Shoah ne parlèrent pas de ces années, pas même à leur famille, parfois pendant des dizaines d’années ou même durant toute leur vie. Ce n’est que lorsqu’ils eurent assuré leur futur qu’ils se permirent de regarder en arrière vers le passé... que quand ils eurent forgé un temps d’espoir qu’ils se permirent de se remémorer les jours du désespoir.

Ils bâtirent le futur dans leur ancienne-nouvelle maison, l’Etat d’Israël. Et à l’ombre de cette immense tragédie, les Juifs furent capables de bâtir un pays à l’avant-garde du monde dans les domaines de la médecine, l’agriculture et la technologie. Pourquoi ? Parce qu’ils regardent de l’avant. [...]

D’après un discours prononcé à Oslo, le 27 septembre 2014
Traduit de l’anglais par Sr Isabelle Gelain

Source : 
https://mail.google.com/mail/u/0/?hl=fr&shva=1#inbox/1628b0c389a0cbdb


mercredi 7 février 2018

Et si on rouvrait le débat sur la laïcité de l'Etat ?

Suite à un article dans l'Echo avec ce titre, j'ai envoyé une réaction au journal.
Veuillez trouver ici cette réaction et l'article original.

Lettre ouverte à Richard Miller

Cher Monsieur Miller,
C’est avec intérêt que j’ai pris connaissance de votre proposition d’introduire dans la Constitution “que la loi civile prime la loi religieuse”. Pour vous, selon l’Echo [1] qui le rapportait, il est important de comprendre que “nous évoluons dans un pays où la croyance religieuse ne dicte pas la loi, ceci avec tout le respect que j’ai pour les convictions et les engagements religieux”.
Vous comprendrez qu’en tant que pasteur, cela m’intrigue et me pousse à poser certaines questions. Je vous accorde sans problème que la croyance religieuse ne devrait pas dicter la loi civile. Les Protestants ont payé assez cher cette confusion de par le passé pour ne pas en être convaincus. Cependant, j’aurais été heureux d’avoir eu un peu plus de précision.
Par exemple, où commence la loi religieuse ? Inclut-elle toutes les religions dans notre pays ? L’autre matin, à la RTBF, on a pu entendre le Grand Maître du Grand Orient de Belgique. La franc-maçonnerie, est-elle incluse dans votre proposition ? Après tout, elle présente bien un phénomène religieux avec ses symboles, ses temples et ses “frères et sœurs”. Au 19me siècle, la politique était préparée dans les loges. A-t-on résisté à la tentation depuis ? Dans l’émission, on a pu entendre que les grandes questions éthiques, comme l’avortement, ont aussi été au programme de loges. Vous croyez vraiment que ce fut seulement un gentil bavardage autour d’une tasse de thé ? N’est-ce pas un fait flagrant de la croyance religieuse qui dicte la loi civile ?
Qu’en est-il du culte laïc ? Vous savez aussi bien que moi que la laïcité fait partie des cultes rémunérés en Belgique. Il n’est pas besoin d’être initié pour comprendre qu’elle joue un rôle pesant dans la transformation de la loi civile. Peut-être même que votre proposition se confond avec le positionnement de ce culte ? Je l’écris, vous vous en doutez, “avec tout le respect que j’ai pour les convictions et les engagements religieux”.
Qu’en est-il de la Charia ? Votre proposition vise-t-elle la lente pénétration de la Charia dans le domaine public ? La croissance rapide de la communauté musulmane fait craindre à beaucoup de nos concitoyens le pire. Combien de prisons du royaume subissent déjà l’incrustation de cette loi ? Votre proposition s’inscrit-elle contre cela ? Que la question est urgente se lit sans peine dans les chiffres suivants : En Allemagne, 47% et en Suède 52% des Musulmans croient que la Charia est plus importante que la loi nationale. [2] Chez nous, ces chiffres seraient-ils si différents ?
Et les Protestants ? Il se fait que les Protestants n’ont pas de loi imposée par leur religion. Il n’y a pas non plus de structure qui puisse imposer une telle loi, même si elle devait exister. Oui, mais qu’en est-il de la Bible ? Soulignons qu’elle prescrit expressément d’être soumis aux autorités publiques. Elle ne connaît qu’une seule limite réelle à cette soumission, exprimée par les apôtres dans la question suivante : “Est-il juste devant Dieu de vous obéir, plutôt qu’à Dieu ?” (Actes des apôtres 4.19) Cela ne sert pas d’échappatoire facile pour s’opposer au gouvernement. A plusieurs reprises, des Protestants ont préféré fuir leur pays pour retrouver la liberté de croire ailleurs, plutôt que de s’inscrire dans une résistance armée contre les autorités.
Un exemple pratique pour éclairer ces choses. Un grand nombre de Protestants ont de réels problèmes avec les changements récents de ce que j’appellerai la loi morale. Je parle des changements récents dans des questions comme l’avortement. Le vrai problème, il me semble, se situe plutôt chez ces groupements religieux qui ont tout fait depuis 40 ans pour saper la loi civile en vue de la changer. J’écris ‘religieux’, mais c’est de l’antireligion dans son sens le plus sombre qu’il s’agit. Et vous voudriez exiger la primauté de cette loi civile réaménagée ?
Qu’allez-vous faire de ces croyants qui préfèrent mourir – je pèse mes mots – plutôt que de se plier à des lois en flagrante contradiction avec leur conscience éclairée par la Parole de Dieu ?
La mort de William Tyndale à Vilvorde
pour avoir traduit et distribué la Bible
Ce qui soulève la question des sanctions sans lesquelles une telle loi n’aurait de sens. Que proposez-vous quand des églises préféreront respecter la Parole de Dieu plutôt que les autorités publiques là où ces autorités outrepassent le cadre de la loi civile pour s’aventurer dans celui de la loi morale ? Allez-vous fermer ces églises et réintroduire la persécution religieuse ? Les mettre à l’amende ? Créer des camps de rééducation comme dans les pays communistes d’un passé encore bien trop récent ?
Est-il vraiment besoin de réveiller les vieux fantômes qui ont hanté notre pays autrefois ? Il faut sans doute légiférer là où le désordre menace de porter atteinte à l’intégrité de l’Etat, mais, de grâce, sans risquer de déclencher une croisade laïque contre ceux qui vivent paisiblement leur foi. J’imagine que vous êtes un homme qui aime la liberté. S’il vous plaît, laissez-nous vivre la nôtre !
Cher Monsieur Miller, merci pour votre attention et pour la franchise de votre propos. J’ai essayé d’y répondre avec une franchise comparable.





Et si on rouvrait le débat sur la laïcité de l'Etat?

 © BELGA
Les libéraux francophones et néerlandophones souhaitent relancer les travaux sur les valeurs fondamentales de la société. Richard Miller (MR) va jusqu'à vouloir introduire dans la Constitution que la loi civile prime la loi religieuse.
Le chef de groupe Open VLD à la Chambre, Patrick Dewael, a écrit au "collège des présidents de la Chambre". Il souhaite relancer les travaux "sur le caractère de l'Etat et les valeurs fondamentales de notre société". Le sujet était à l'ordre du jour du groupe de travail parlementaire qu'il présidait avant que les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles ne viennent bousculer l'agenda des députés, lit-on dans "Le Soir".
La demande est soutenue par le MR Richard Miller. Il propose d'inscrire dans un préambule à la Constitution: "La Loi civile prime sur la loi religieuse". Il imagine un préambule constitutionnel rédigé "en plusieurs langues, pas seulement les langues nationales", prônant une série de principes fondamentaux comme la liberté d'expression, l'égalité hommes-femmes, le respect du droit du travail, ou encore la liberté d'enseignement.
Pour Richard Miller, il est important de comprendre que "nous évoluons dans un pays où la croyance religieuse ne dicte pas la loi, ceci avec tout le respect que j'ai pour les convictions et les engagements religieux".
Les états-majors des partis aviseront dans les prochains jours, quand ils auront pris connaissance de la proposition en bonne et due forme. Mais quelles sont les chances de voir cette proposition aboutir?
→ Les socialistes se montrent favorables à l'introduction de la laïcité de l'Etat.
→ Même positionnement au sein de DeFi.
→ Dans le chef des verts, on se dit ouvert à la discussion mais ils craignent un feu de paille qui ne règle pas les problèmes plus profonds de la société.
→ Le cdH se déclare ouvert à une révision de la Constitution sur ce thème.
→ On note plus de réticences en Flandre et principalement dans le chef du CD&V là où la N-VA avance avec prudence.  
Source: Belga, L'Echo

vendredi 19 janvier 2018

L’évolution et les réfugiés

Devant le drame des réfugiés, nombreux sont ceux qui décrient le manque d’une vraie politique d’accueil de la part des autorités européennes et nationales. Nos média décrivent par le détail les ratages humanitaires, réels ou perçus, de tel ministre et la souffrance à laquelle sont exposés les réfugiés. Cela soulève bien sûr la question si ces média sont davantage anti tel ministre que pro réfugié, et si donc l’indignation vise davantage le jeu politique que le sort de ces réfugiés. Cependant, l’appel fait à la conscience mérite réflexion pour au moins une raison précise et jamais invoquée. Vu la philosophie à laquelle adhère la très grande majorité de notre population occidentale, la compassion devant les réfugiés est-elle justifiée ? Est-elle défendable ? Le propos est choquant, violent même, mais la question me semble pertinente.
La philosophie défendue bec et ongles par nos élites, enseignée dans pratiquement toutes nos institutions d’éducation et prise pour vraie par la plupart des gens, souvent sans réfléchir, est celle de l’évolution darwinienne. Qu’est-ce qu’elle enseigne ?
L’évolution nous dit que l’homme est le seul produit de la matière, du temps et du hasard. Il est issu d’un processus aveugle durant lequel est éliminée sans pitié (naturellement, car la pitié n’existe pas dans la seule matière) toute vie inadaptée. Le chemin de l’évolution est parsemé des cadavres de ces êtres nombreux qui n’ont pas réussi leur progrès. Le hasard a voulu que l’homme surnage dans ce processus. Mais est-il ainsi placé, en quelque sens que ce soit, au-dessus du reste de la Nature ? J’écris ‘nature’ avec une majuscule parce que c’est de plus en plus ce que l’on fait, parce qu’on lui attribue le plus souvent une personnalité, pour ne pas dire une divinité.
Permettez-moi de citer à nouveau les propos de la professeure Emmanuelle Javaux, professeure ordinaire et directrice de l’Unité de Paléobiogéologie, Paléobotanique, et Paléopalynologie du département de géologie de l’Université de Liège.
Interviewée dans le contexte de l’Académie royale de Belgique [1], elle dit ceci en réponse à une question qui touche à l’imprévisibilité de l’évolution et de l’absence de tout dessein :
“C’est cela l’évolution ! Il y a des extinctions mineures puis des extinctions massives où plus de 60% de la diversité disparaît. Cela arrive par hasard. Il n’y a donc pas de direction vers quelque chose de mieux. Il n’y a rien qui soit mieux qu’autre chose ! Souvent, j’ai l’impression qu’on confond la valeur d’une vie humaine avec quelque chose de plus évolué et de plus complexe. Non, il n’y a pas quelque chose de plus évolué qu’autre chose, par exemple qu’une bactérie ! Même s’il y a complexification dans la matière, on a tendance à mettre l’humain au-dessus de la vie alors que c’est un petit maillon dans les animaux eucaryotes, l’une des trois branches de la vie ! Nous ne sommes qu’une espèce dans la diversité du vivant mais une espèce qui a beaucoup d’impact sur les autres espèces !
D’ailleurs, souvent, lorsque je rencontre des gens lors de mes conférences, ils veulent qu’il y ait un sens, qu’on aille vers un mieux et que l’homme en soit le sommet. Je leur réponds que non, que c’est la nature et que nous ne sommes là que par hasard, qu’il n’y a pas de sens. Comme s’il fallait que tout ait un sens et que tout aille vers un mieux ! Vous pouvez donner n’importe quel sens à votre vie, cela n’a rien à voir avec notre biologie, avec notre place dans l’évolution et notre présence sur la planète. D’ailleurs, la majorité de la vie sur la terre est faite d’une cellule mais on ne la voit pas.”
Très logiquement, cette conception matérialiste a conduit par le passé, entre 1860 et 1945 et même plus tard, à l’évolutionnisme social. Dans les sphères universitaires, en Europe comme en Amérique, on a appliqué cette doctrine à ce qui se passe à l’intérieur de l’espèce humaine. On discernait ainsi entre hommes plus et moins évolués, entre hommes à écarter du processus et hommes à conserver, voire à reproduire, pour qu’avance l’évolution de la race humaine. Ces derniers, les plus évolués, étaient généralement identifiés aux races “blanches”, caucasiennes, et encore, dans la mesure qu’ils étaient “sans tares”. Cette compréhension évolutionniste était celle d’Hitler et des Nazis, cela on le sait et on le répète, mais ce n’était pas, et de loin, seulement leur opinion. C’était la façon “normale” de voir parmi les élites des deux continents. Cruel ? Mais comment une bête peut-elle être cruelle ? Et l’homme n’est-il pas une bête quelque peu réarrangée ? Il n’a pas de valeur intrinsèque ajoutée. Parfois, il vaut mieux le supprimer, car le laisser vivre risquerait d’entraver l’évolution.
Bien sûr, on ne croit plus cela ! C’est sûr ? L’avortement dans l’absolu, et l’avortement qui cible en particulier les Afro-Américains (aux USA), n’est-elle pas une résurgence du même mal ? Et où mènera l’euthanasie quand l’économie s’en mêlera pour déterminer quand devra se terminer une vie humaine ? Quand une vie humaine ne mérite-t-elle plus d’être continuée ? Si l’homme n’a aucune valeur individuelle qui le place au-dessus de la Nature, pensez-vous vraiment qu’il échappera à la pression sans pitié de “l’évolution” ?
L’évolution n’a pas de place pour la morale. Donnez le sens que vous voulez, cela n’a rien à voir avec notre biologie et cela n’a aucun fondement objectif ou objectivable. C’est tout au plus une opinion privée sur laquelle tout le monde est en droit d’être d’accord ou non.
Où est-ce que cela laisse les réfugiés ? Avons-nous une obligation morale de leur venir en aide à partir de ces convictions évolutionnistes ? La réponse peu agréable est : non. Car il n’y a pas d’obligation morale possible à l’intérieur d’une telle conviction. Vous pouvez le faire comme vous pouvez refuser de le faire, c’est tout comme. Si on perçoit la venue en masse de ces réfugiés comme une menace, on a toutes les raisons de se servir de tous les moyens pour l’empêcher, et cela d’autant plus si l’on considère le mode de vie occidental comme plus évolué que le leur. Après tout, un des principes très en évidence de l’évolution est la survie du plus fort ou du plus apte. Il se peut que les cadavres des réfugiés ne sont rien d’autre que l’équivalent des millions de morts qui jonchent le parcours de l’évolution. Tout comme il est envisageable que dans cette lutte pour la survie ce sont les occidentaux qui perdront le combat et que ce seront leurs cadavres qui gonfleront les statistiques morbides de l’évolution future. Dans tout cela, il n’y a ni sens, ni morale, ni mauvaise volonté. Que voulez-vous, c’est cela l’évolution.
Ce qui est surprenant, c’est que l’on trouve cela si peu acceptable. Quelque chose en nous se révolte contre une telle façon de voir. C’est immoral, dira-t-on. Et peut-être que ce n’est même pas parce que ce serait immoral, mais parce que nous ne pouvons pas nous décider à vivre selon de tels principes. Notre raison et notre âme (comment l’appeler, cette partie de nous qui se rebelle contre la froideur des conclusions logiques de nos convictions ?) entrent en collision.
Etrangement, cela n’arrive pas partout. La philosophie hindoue, par exemple, s’arrange très bien avec l’indifférence envers les autres. A chacun son karma, après tout. Et malgré l’invocation inlassable d’Allah le compatissant et le miséricordieux, nous n’avons pas l’impression de trouver chez la plupart des Musulmans beaucoup de compassion pour les hommes en souffrance, Africains ou Arabes. De toute évidence, il n’y a pas encore eu de démonstrations dans les rues de La Mecque pour exiger que le gouvernement saoudien vienne en aide avec tous ses moyens – très considérables – aux réfugiés syriens. Ces derniers l’ont bien compris et ne semblent pas pressés de prendre la route de Ryad, ou du Qatar, afin d’y trouver un refuge. Et le problème n’est pas qu’on n’organise pas des démonstrations. Dès que c’est contre Israël ou contre quelques autres causes triées sur le volet, la rue dans ces pays peut être noir d’un monde menaçant la mort et l’enfer. Mais les victimes arabes de la violence arabe semblent être dans l’angle mort.
Autrement dit, la compassion est une fleur rare dans ce monde de brutes. Il semblerait qu’elle ne pousse réellement que sur le sol de la Bible. Nos média, nos ONG et nos politiques qui voudraient nous obliger à venir en aide aux réfugiés ne montrent pas ainsi, bien sûr, leur esprit chrétien, Car la plupart du temps ils détestent la foi chrétienne. Mais ils n’ont pas encore pu se défaire de cette survivance de la morale chrétienne qui a modelé leur continent. D’où la contradiction flagrante entre leurs convictions profondes et leurs paroles. Ils sont, le plus souvent sans le savoir, comme tiraillés entre deux manières de vivre : assumer pleinement la dureté impitoyable de leur philosophie ou tenir à tout prix à la douceur de cette foi qu’ils rejettent pourtant.
Il faut pleurer pour cette génération perdue à l’intérieur d’elle-même. Car l’issue de ce conflit est écrite d’avance. C’est la raison qui gagnera contre un élan de compassion qui n’est plus que du sentimentalisme. Des gens brutaux imposeront un modèle de société sans pitié. Et tout le monde, ou presque, suivra. Les têtes blondes si savamment vidées de tout reliquat de foi chrétienne n’auront même plus de ressources intérieures pour pouvoir penser à changer de direction. Il n’y a probablement de pire esclavage que celui qui procède d’un lavage de cerveau. Quand les chaînes sont à l’intérieur on fait l’économie de la peur d’une révolution.
La théorie de l’évolution avait pour but de chasser Dieu. Mais elle a chassé l’homme en même temps, cet homme qui n’est libre que quand il reconnaît son Créateur et croit à la Bonne Nouvelle de son Fils. En chassant Dieu, elle s’est abandonné à la dictature … du diable. La compassion est une victime collatérale de cet abandon.
On a dit que la révolution dévore ses enfants. C’est encore plus vrai de l’évolution.





[1] Interview publié en son temps sur le site de l’Académie royale de la Belgique, mais qui n’y est plus accessible. Cf. sur ce blog http://alternatio.blogspot.be/2014/09/.