Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

vendredi 1 octobre 2021

Quatre mensonges qui tueront le monde 2/6

 

2. La théorie du genre : Je suis ce que je ressens

Quatre mensonges pour les asservir tous
et les lier dans les ténèbres.


La théorie du genre est une bizarrerie. Quand j’en ai entendu parler pour la première fois, j’ai eu du mal à croire mes oreilles ! En raccourci : ton sexe est dans ta tête. Ton identité sexuelle n’est pas déterminée par ta biologie – ton corps – mais par ton ressenti, ou, dans certains cas, par les sentiments des autres, comme par exemple les parents. C’est le langage qui créerait le réel. [1] La biologie doit suivre, d’où les traitements et les opérations pour changement de sexe pour lesquels l’autorité parentale est de plus en plus contestée.

Avant d’aller plus loin, deux remarques sur le langage. J’utiliserai dans ces paragraphes le signe pour indiquer une personne qui se considère d’un genre différent. Donc : masculinféminin ou masculinféminin. Cette façon de faire ne se veut aucunement être un jugement de valeur. Je l’utilise pour me faire comprendre. Je sais aussi qu’on parle aujourd’hui de bien plus de genres que les masculinsféminins ou les fémininsmasculins. Apparemment, il y a une vraie inflation dans ce domaine, tout comme il y a une inflation dans les lettres de l’alphabet qui suivent le vocable LGBT…. Je ne prétends pas comprendre toutes ces subtilités. J’ai donc choisi de me limiter à ce qui me semblait encore clair. Par ailleurs, quand j’utiliserai le mot genre dans son sens classique, je mettrai les guillemets, « genre ». Ainsi, on saura de quoi je parle. De nouveau, c’est un usage purement linguistique, sans aucun jugement de valeur. Je précise ces choses parce que les genrés – ceux et celles qui s’identifient par un (autre) genre – ont parfois la détente judiciaire un peu facile. Ils/elles – l’usage des pronoms est devenu un véritable champ de mines ! – accusent assez facilement ceux et celles qui à leurs yeux ne semblent pas respecter suffisamment leur genre selon cette théorie.

Cela étant clair, allons un peu plus loin.

Selon la théorie, un garçon peut être une fille et un homme peut se considérer comme une femme. J’ignore si cela se passe dans l’autre sens. Les média, dans mes souvenirs du moins, n’en font pas état. J’ai vu la photo d’une équipe sportive féminine avec un membre masculinféminin en son sein. Je me rappelle d’un(e) haltérophile masculinféminin. Mais je n’ai jamais vu des photos ou des articles où cela allait dans le sens fémininmasculin, du moins, dans le domaine sportif. Je ne dis pas que cela n’existe pas. Je dis que je n’en ai jamais vu un exemple. J’ai lu le cas de masculinsféminins qui veulent utiliser les toilettes féminines – ce que la loi de certains pays autorise au grand dam du « genre » féminin. Mais je n’ai jamais lu un article qui parlait d’un(e) femininmasculin qui voulait avoir le droit d’utiliser les toilettes hommes parce qu’elle se considérait homme. Comme j’essaie de rester un peu au fait de ce qui se passe, je suppose que cela veut dire que le genre masculinféminin est plus fréquent que l’inverse. Mais bon, je peux me tromper là-dessus !

Avec cela, revenons à la théorie du genre.

La théorie vient d’un livre de Judith Butler, Trouble dans le genre, paru en 1990, bien que la discussion est plus ancienne que le livre et dépasse le livre. A la base, la discussion portait, et porte toujours, sur le concept du masculin-féminin et sur les stéréotypes (un mot clef) autour du genre. Qu’est-ce qui dépend de la biologie – c’est ce qui fait dire à un gynécologue qui procède à une échographie lorsque vous attendez famille qu’il s’agit d’un garçon ou d’une fille – et qu’est-ce qui dépend de la culture, à savoir ce qui est typiquement censé être le rôle de chaque genre. Ce sont les questions de ce qu’on attend d’un garçon ou d’une fille, d’un homme ou d’une femme.

Ces rôles typiques sont en partie fluides. Il n’est pas coulé dans le béton qu’une femme ne puisse pas être ministre ou qu’un homme ne puisse pas être infirmier. Mais la biologie indique des frontières évidentes, notamment là où la force physique devient une condition absolue d’un métier. Ces frontières existent depuis que l’homme existe. Le mâle et la femelle dans la nature peuvent avoir des rôles fluides, dans le sens qu’un oiseau mâle peut couver les œufs, ce qui est habituellement le rôle de la femelle, mais un mâle ne pondra pas les œufs. Les deux sexes peuvent s’occuper de la chasse, mais seules les femelles mettent au monde les petits. Pour le « genre » humain, ce n’est pas fondamentalement très différent. L’éducation des enfants peut être tantôt le rôle de la mère, tantôt le rôle du père, tantôt le rôle des deux. Mais la conception et l’enfantement dépendent de la biologie et influencent nécessairement les rôles qui en découlent.

Ceci a été la situation de l’humanité durant la plus grande partie de son histoire. Mais cette situation n’a pas toujours été l’uniformité d’une hétérosexualité exclusive. L’homosexualité remonte à très loin dans l’histoire humaine – je crois qu’elle est absente du monde animal – mais elle a, en général, été perçue comme anormale (au sens primaire du mot) et contre nature. Les sexualités « alternatives » se retrouvent déjà mentionnées dans la Loi de Moïse datant d’environ 1450 avant Christ, dans laquelle elles sont interdites et qualifiées d’abomination. Il y est question notamment de relations homosexuelles, de relations interdites par consanguinité, ou de relations entre hommes et bêtes. Ce n’est donc pas que ces choses étaient inconnues. Comme toute chose interdite, elles devaient exister. Dans d’autres cultures, cela pouvait d’ailleurs être toléré, comme chez les Grecs et les Romains. Mais jamais, cela n’est devenu le modèle dominant pour une raison évidente : une société où la sexualité « alternative » est dominante est une société sans avenir car sans enfants. Mais cela n’implique pas d’office la domination du masculin. Drieu Godefridi, dans le livre déjà cité, page 30, rappelle utilement l’existence de sociétés hétérosexuelles mais matriarcales, comme les Mosuo en Chine, les Iroquois, les Touaregs et d’autres.

Ce qui est nouveau est la confusion totale entre biologie et genre. Avant, l’exception était l’exception. Maintenant, l’exception voudrait devenir la règle. La biologie est rejetée, refoulée en faveur d’un genre qui serait dans la tête. Du coup, la sexualité devient subjective. Elle délaisse le fondement objectif de la biologie, de la réalité observable, en faveur d’une conviction interne, d’une idée fixe aux contours flous. Ce subjectivisme totalitaire s’est frayé un chemin dans la société en réclamant le droit non seulement à l’existence, mais à la dominance. En ce sens, il s’agit d’un mensonge : une négation de la réalité objective et une volonté de faire accepter cette négation comme la norme.

La technique reproductive moderne encourage cela en rendant possible de séparer l’acte sexuel et la procréation. On crée ainsi un nouveau monde, le meilleur des mondes ?, où chacun peut vivre ses fantasmes et où l’affaire sérieuse de faire des enfants est confiée à des techniciens. Le meilleur des mondes était bien sûr le titre du livre d’anticipation d’Aldous Huxley, écrit en 1932 et dans lequel la reproduction humaine est devenue une fabrication sur mesure selon les critères des autorités. Est-il étonnant qu’il y a un lien presque direct entre Huxley et Butler ?

Un des drames de la théorie du genre est sa pénétration dans le droit. Dans la convention d’Istanbul de 2011, il est affirmé que « la nature structurelle de la violence à l’égard des femmes est fondée sur le genre. » L’article 3 précise à ce sujet : « le terme ‘genre’ désigne les rôles, les comportements, les activités et les attributions socialement construits, qu’une société donnée considère comme appropriés pour les femmes et les hommes. » (citation chez Godefridi, page 85,86) Elle introduit des dispositifs de dénonciation anonyme (!), et ne laisse guère de moyens à la partie accusée – masculine en général – pour se défendre. Car la violence est masculine par définition, et elle est d’abord psychologique. Pourtant, la violence psychologique est autant le fait des hommes que des femmes (Godefridi cite des statistiques pour le prouver, page 104).

Mon propos dans cet article est de souligner la part du mensonge dans tout cela. Le mensonge opère quand le lien avec la réalité est coupé. Le mensonge est présent quand la réalité biologique est niée pour la remplacer par une construction mentale qui nie cette réalité. Cela peut devenir la politique officielle d’un Etat ou du monde et donc devenir la nouvelle vérité. C’est ce qui se passe sous nos yeux, et, comme je l’ai dit pour l’avortement, quand une nouvelle loi est acceptée par le parlement, seule une nouvelle majorité peut la défaire. Cependant, un parlement, pas plus qu’un groupe de pression, n’a le pouvoir de transformer le bien en mal ou le mal en bien.

Une fois que le mensonge est admis comme réalité, il poursuivra sa descente dans l’absurde. De cela, l’actualité donne beaucoup d’exemples.

Un des exemples les plus connus est l’ouverture déjà mentionnée des toilettes publiques selon le genre et plus selon le sexe. En voici un cas récent :

« Il n’y avait rien de relaxant dans un voyage au Wi Spa haut de gamme de Los Angeles samedi dernier. L’atmosphère habituellement calme était interrompue par une protestation amère contre la politique transgenre du magasin, qui avait permis à un homme de s’exposer dans le vestiaire des femmes – au choc et au dégoût des clientes. Dans une vidéo qui a explosé sur les réseaux sociaux, un client en colère a demandé pourquoi c’est bien “pour un homme d’entrer dans la section des femmes, de montrer son pénis aux autres femmes, aux jeunes filles et aux mineures ? Votre spa, Wi Spa, tolère ça ? C’est un homme. Ce n’est pas une femme !”

“Il y a des filles là-bas,” dit une femme en colère, “d’autres femmes qui sont très offensées par ce qu’elles viennent de voir – et vous n’avez rien fait. Vous vous êtes rangé de son côté !” Les employés du bureau ont déclaré qu’ils ne pouvaient pas discriminer l’homme sur la base de son “identité de genre”.

[…]

Un représentant d’un autre spa local sur Olympic Boulevard dit que ce genre de problème s’est également présenté là-bas. Un homme biologique qui s’est identifié comme une femme a provoqué “un tollé” l’année dernière lorsqu’il s’est exposé dans les piscines et les vestiaires des femmes. “Les gens ont commencé à se sentir mal à l’aise”, a expliqué l’employé. “C’est devenu très perturbant.” Selon le magazine LA Times, la direction l’a confronté. Sa réponse ? “Il était catégorique sur le fait que le spa devrait ‘essayer d’habituer les jeunes filles et les femmes à voir les organes génitaux masculins ‘”. » [2]

Pour que la nouvelle génération soit libérée des idées étroites des parents, l’instruction scolaire, dès le primaire, joue un rôle clé. Ainsi, dans une école américaine, on a demandé aux enfants de remplir un questionnaire sur l’égalité sexuelle. Mais en précisant que les enfants n’étaient pas autorisés à en parler avec leurs parents. Une des questions : « Tu t’identifies à quel genre ? » Les mêmes sujets se glissent dans les bibliothèques scolaires de par chez nous, mais dans des livres qu’on n’était pas censé ramener à la maison. J’utilise l’imparfait, parce que dans ce domaine le changement est rapide.

Et que dire de la pression cinématographique ? On voit de plus en plus de films se servir de la thématique LGBT. Tel film dépeigne les couples homosexuels comme étant exemplaires et équilibrés en opposition à des couples hétéros hypocrites et réactionnaires. Tel autre film montre une fille trans qui, manifestement, n’est pas et n’a jamais été un garçon devenu fille, mais une fille jolie et agréable. Tel autre film montre un jeune homme manifestement masculin, en nous faisant croire qu« il » était une fille, enceinte de surcroît. Le mensonge est tellement gros que l’on se dit : plus c’est gros, mieux ça passe. Quand on donne le rôle d’une fémininmasculin à un homme ou d’un masculinféminin à une fille, on trompe son monde.

Tout cela atteint des sommets lorsque l’idéologie pousse des enfants ou des jeunes à subir des opérations pour « changer de sexe ». Qu’un adulte fasse cela, il a au moins l’âge d’assumer ses choix. Mais ce n’est pas vrai des enfants et des jeunes. Dans une tribune pour le journal l’Express, plus de cinquante médecins, psychologues et intellectuels tirent la sonnette d’alarme : « Il y a dix ans on recensait environ dix demandes de changement de sexe par an pour la région Ile-de-France, précise Jean Chambry, pédopsychiatre responsable du CIAPA (Centre Intersectoriel d’Accueil pour Adolescent à Paris). Aujourd’hui, c’est dix par mois. Une explosion des demandes qui touche en particulier les adolescentes. Pourtant « ce phénomène, “l’enfant-transgenre” est en réalité une mystification contemporaine qu’il faut dénoncer vigoureusement car elle relève de l’embrigadement idéologique » affirment les signataires de la tribune. Car l’enfant est « un être en construction », quand « on voudrait nous faire croire qu’au nom du bien-être et de la liberté de chacun, un enfant, délesté de l’accord de ses “réactionnaires” de parents, serait à même de “choisir” son identité dite genrée ». » L’idéologie n’est qu’un prête-nom du mensonge. Elle n’a que faire de la réalité objective. Pour elle, la réalité n’est pas ce que l’on voit, ce que l’on peut toucher et analyser, mais ce qu’on croit en dépit de la réalité.

Dans la même tribune, les auteurs rappellent ce qui se passe en Ecosse : « Pensant peut-être apporter une réponse, le gouvernement écossais a émis, depuis le 12 août, de nouvelles directives d’inclusion LGBT, selon lesquelles des enfants dès l’âge de l’entrée en primaire auront la possibilité de changer de nom d’usage et de sexe à l’école sans le consentement de leurs parents. Sans leur consentement et même sans que ceux-ci en soient informés si l’enfant en fait la demande. » Serait-ce là le paradis promis ? Et si c’était en fait l’enfer auquel on condamne sans scrupule nos enfants ?

 

Un autre exemple :

« Devrait-il subsister des tabous ? La semaine dernière, [dans le Washington Post] Lauren Rowello [une ancienne prostituée [3]] a fait valoir que ces frontières sont loin d’être assez libérales. Non seulement on devrait exposer ouvertement des jouets sexuels dans le cadre des défilés Gay Pride, affirme-t-elle, mais elle pense qu’il est important que ses enfants le voient – parce que les enfants devraient apprendre que “que les expériences alternatives de sexualité et d’expression sont valides”. » [4]

L’auteure de continuer : Si nous libérons la société des freins imposés à la sexualité, autrement dit, si tout va et si tout devrait aller, nous risquons de créer une société surréaliste qui invertit « la politique de respectabilité » et dans laquelle vous serez critiqué et humilié si vous n’êtes pas assez dépravé. Et elle ajoute :

« Nous avons peut-être adopté en gros l’idée que « tout est permis » à condition que ce soit « sûr, sain et consenti ». Mais si l’excitation des tabous sexuels est précisément leur interdit, alors tôt ou tard quelqu’un cherchera à abattre le tabou du consentement lui-même – et en particulier pour violer le consentement de ceux qui ne sont pas considérés comme capables de consentir en premier lieu : les enfants et les animaux.

On commence à frapper de plus en plus fort à cette porte aujourd’hui. Lorsque Tom Chivers a écrit récemment dans ces pages sur les raisons pour lesquelles nous sommes dégoûtés par les personnes ayant des relations sexuelles avec des animaux, le brouhaha qui s’en est ensuit illustre à quel point cela reste, heureusement, une zone interdite; mais plus tôt cette année, Joanna Bourke a écrit un livre entier cherchant à remettre en question les tabous autour de la bestialité.

Ailleurs, l’Internet regorge de ceux qui cherchent à « compliquer » les limites du consentement sexuel des mineurs. Cela s’étend également au milieu universitaire : Allyn Walker a récemment publié une étude sympathique sur les pédophiles non délinquants.

En d’autres termes, la « pente glissante » n’est pas un croque-mitaine conservateur. C’est une fatalité structurelle inévitable. »

Or, ces choses commencent à se retrouver dans l’enseignement des plus jeunes, même si les parents ne sont pas nécessairement au courant. Ce fut ainsi au Minnesota où on encourageait les élèves de ne pas parler à leurs parents d’un sondage sur l’égalité. Voici l’une des questions posées : De quel genre t’identifies-tu ? Cela concernait des enfants de quatrième année primaire … [5] Drag-queens et échanges sur des expériences sexuelles de tout genre deviennent la nouvelle norme. Cela a commencé outre-Atlantique, mais ce n’est plus limité au Nouveau Monde. Ce qui aurait été jugé extrême et inacceptable il n’y a pas si longtemps est devenu un droit soutenu par la loi.

« Un juge fédéral a rejeté cette semaine la demande d’une université chrétienne de contourner les nouvelles règles de l’administration Biden qui obligent les écoles religieuses à ouvrir leurs dortoirs – y compris les chambres et les douches communes – aux membres du sexe opposé.

[…]

Après que le président Joe Biden a publié un décret exécutif intitulé « Prévenir et combattre la discrimination sur la base de l’identité de genre ou de l’orientation sexuelle » en janvier, le ministère du Logement et du Développement urbain a présenté une directive conforme à la nouvelle interprétation du « sexe » par l’administration. » [6]

Ainsi, en quatre mois (!), un changement politique radical est entré dans la loi… Et on n’y peut rien. C’est se conformer ou fermer. L’université en question a opposé un appel. Mais la perspective n’est pas bonne. C’est un changement de société qui s’opère devant nous et qui nous est imposé. Evidemment, tout cela ne se limite pas aux USA. On voit le même processus au Canada et en Europe occidentale. Et presque nulle part ailleurs. Comme si l’idéologie LGBT est une hérésie qui pousse seulement sur le rejet de la foi judéo-chrétienne.


Un autre exemple, également tout récent : L’Association des libraires américains (ABA) avait fait la publicité pour un livre d’Abigaïl Shrier, Dommages irréversibles, en parlant de « la mode transgenre qui séduit nos filles ». Il y a eu une réaction très violente qui a conduit l’association à offrir ses excuses pour le crime « inexcusable » de promouvoir un livre qui proposait une perspective alternative. Elle a tweeté :

« Il s’agit d’un incident grave et violent qui va à l’encontre de la politique, des valeurs et de tout ce que nous croyons et soutenons à ABA. «Nous nous excusons auprès de nos membres trans et de la communauté trans pour ce terrible incident et la douleur que nous leur avons causée. Nous nous excusons également auprès de la communauté LGBTQIA+ dans son ensemble et de notre communauté de libraires. [7]

A quand les autodafés de livres interdits, comme au bon vieux temps de l’inquisition ou du Nazisme ?

Un dernier exemple. Nous avons entendu tout récemment que sur les vols Lufthansa et compagnies associées, on n’accueillera plus les gens par : « Messieurs, Mesdames » pour n’offenser personne. Offenser les gens ? Mais on n’arrête pas d’offenser quiconque ose douter de la vérité LGBT. Apparemment, les offenser ne pose aucun problème !

Au Québec, cela est déjà allé bien plus loin. Le journal Marianne écrit :

« Pour la Cour supérieure du Québec, le fait que trois articles du Code civil identifient le parent d’un enfant comme son « père » ou sa « mère » « violent la dignité et le droit à l’égalité » de ce parent si celui-ci se sent non binaire. La conception des individus doit donc reposer sur la notion d’identité de genre, et ce, même au sein de l’état civil. Pourtant, l’idée apparaît floue.

Rhéa Jean, philosophe québécoise et militante féministe depuis près de 20 ans observe depuis des années l’évolution des revendications transgenres dans le pays. À la lecture de cette décision, elle s’interroge : « Pour ces militants, l’identité de genre nous définirait et irait en contradiction avec la mention de sexe. Or, même le jugement de la Cour supérieure du Québec n’est pas capable de définir l’identité de genre, si ce n’est par une définition circulaire : « le genre fait référence au genre qu’une personne ressent intérieurement » (alinéa 2). On ne sait toujours pas ce que c’est le genre ! Qu’est-ce que ce ressenti ? Même si on ne sait pas ce que c’est, l’identité de genre est néanmoins une « caractéristique immuable » (alinéa 106). » Et de poursuivre : « En quoi les informations factuelles sur le sexe des personnes seraient discriminantes envers les personnes trans ou non binaires ? En quoi des informations factuelles peuvent-elles porter un élément de jugement moral ? »

Quand même le biologique doit être évacué, trouver du commun devient une tâche peu aisée, … et apparemment non désirée de la part des « genrés ». L’article poursuit :

« Morcellement du corps, donc, mais aussi morcellement du tissu social. L’individu se perçoit à l’intérieur de sous-groupes identitaires (non-binaire, gender queer, sans genre, demiboy, etc.) vaguement définis par des idées superficielles », souligne Rhéa Jean. Selon elle : « on cherche à nous imposer l’utilisation de pronoms pour chacun de ces groupes identitaires ou à la demande individuelle de chacun, on nous impose des nouveaux termes comme ‘cis’, on change la définition des mots comme ‘femme’, ‘homme’. C’est inquiétant car la communication se brise. » » [8]

 

Avec ces lignes, on est de retour au début de cet article. On n’est plus ce qu’on est mais ce qu’on ressent. Les sables mouvantes des sentiments sont appelées à remplacer le fondement de l’identité sexuelle. La réalité objective est niée, bafouée et remplacée par un subjectivisme absolu. Mais lorsque le mensonge prend la place de la réalité, une confusion babélienne s’ensuit où les « discriminés » veulent réinventer le monde en discriminant sans vergogne le reste de la population. Mais la déraison finira par transformer le monde en hôpital psychiatrique. Car le mensonge finit toujours par aliéner le menteur.



[1] C’est le titre du chapitre quatre de Drieu Godefridi, De la violence du genre à la négation du droit, Texquis 2013. Godefridi argue que cela est impossible et que Butler n’est d’ailleurs pas conséquente dans ses dires. Il conclut, page 44, que « [s]i le sexe comporte un substrat biologique, la théorie du genre, au sens de Judith Butler, est une contradiction performative » (se dit d’une proposition qui se nie elle-même; par exemple « Je mens »).

[2] https://www.frc.org/updatearticle/20210706/spa-woman. L’article date du 6 juillet 2021.

vendredi 24 septembre 2021

Quatre mensonges qui tueront le monde 1/6

 

Introduction


Quatre mensonges pour les asservir tous
et les lier dans les ténèbres.

                (Four lies to enslave them all
                and in the darkness bind them.)


Ces mots sont inspirés par J. R. R. Tolkien, Le seigneur des anneaux. Quatre mensonges sont en voie de conduire notre monde à sa fin inéluctable : un asservissement sans espoir et une fin sans retour. Il y a d’autres mensonges, bien sûr, mais ces quatre-ci se trouvent clairement à l’avant-plan aujourd’hui. Ils se trouvent tous les quatre dans un processus intentionnel de normalisation. Ces quatre mensonges ont pour destin d’être la nouvelle normalité bâtie sur le rejet des vérités d’hier. Tout est fait, médiatiquement, politiquement et judiciairement, pour leur accorder le statut de vérité officielle. Pour le premier de ces quatre mensonges, ce processus est pratiquement à son terme. Il est quasi devenu un « droit humain ». Pour les autres, les nouvelles vérités se trouvent à divers stades d’inculturation à pas forcé.

Ces mensonges ne sont pas la même chose que les grands mensonges fondamentaux qui ont façonné notre monde. Parmi eux se trouvent notamment les grandes philosophies des derniers siècles et en-dessous d’eux se trouve le grand mensonge des commencements : « vous serez comme des dieux choisissant vous-mêmes entre le bien et le mal. » (La Genèse 3.5) Les quatre mensonges dont il sera question ici sont les fruits amers produits par le poison qui a corrompu l’arbre de l’humanité.

Il y a un lien tout à fait remarquable entre ces vérités et la mort. En soi, cela n’est guère très original comme remarque, car cela fait presque 2000 ans que le Christ l’avaient déjà dit clairement. Voici ce qu’il dit aux hommes religieux de son temps : « Votre père, c’est le diable, et vous voulez vous conformer à ses désirs. Depuis le commencement, c’est un meurtrier : il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il ment, il parle de son propre fond, puisqu’il est menteur, lui le père du mensonge. » (Evangile selon Jean 8.44) Le mensonge et le meurtre forment un couple étroit et indissociable. Le mensonge, tôt ou tard, porte atteinte à la vie. Il est donc loin d’être innocent d’inventer et de proclamer de nouvelles vérités. Il n’est pas le moment ou le lieu pour s’étendre sur ce lien dans les siècles passés. Mais il suffit d’évoquer ce lien étroit et terrifiant entre les mensonges du Communisme et du Nazisme et les génocides auxquels ils ont conduit en Russie, en Allemagne, en Chine, au Cambodge et ailleurs. Les nouvelles vérités sont rarement économes du sang des hommes.

Richard Wurmbrand, Juif et pasteur luthérien roumain qui a connu les geôles nazis et communistes, avait évoqué un jour, lors d’un séminaire auquel j’avais assisté, le lien également étroit entre la vérité et la vie. La vérité libère, le mensonge enchaîne. La vérité fait vivre, le mensonge tue.

Oui, mais le Pilate qui se cache en nous demandera : « Qu’est-ce que la vérité ? » Qu’il suffise ici de dire que la vérité correspond à la réalité. Elle est l’accord entre la réalité et la parole. Pour Pilate, la réalité était l’innocence du Christ. Son mensonge était d’accepter le récit des responsables du peuple et d’établir la vérité judiciaire sur base des menaces et des peurs dont il faisait l’objet. Les quatre mensonges dont il sera question ici concernent quatre réalités différentes, réalités que l’on a choisi de décrire et de comprendre autrement parce qu’on a un autre projet de société, un objectif secret, et souvent une aversion non avouée. Il y a un rejet de la réalité que l’on habille toujours plus d’une réalité alternative et qui devient très vite la seule acceptable.

La vérité conduit à la souffrance par l’intolérance subie. Le mensonge conduit à la souffrance par l’intolérance pratiquée. La vérité est reconnue, le mensonge est imposé. La vérité sait attendre, le mensonge est toujours pressé. La vérité est un avocat, le mensonge est un tyran. [1] La vérité accepte le débat, le mensonge le refuse.

L’une comme l’autre ne sont pas des affirmations statiques. La vérité autant que le mensonge sont dynamiques. Plus on s’en approche, plus on se met à y croire, et plus ils nous aspirent plus loin. Dans le cas de la vérité, c’est une spirale vers le haut, le bien, le pur, vers ce qui nous élève vers une vie meilleure en communion avec le Dieu de la vérité en qui il n’y a ni ombre ni variation. Dans le cas du mensonge, c’est une spirale vers le bas, le mal, l’impur, vers ce qui nous abaisse vers une vie centrée sur nous-mêmes et en communion avec le père du mensonge.

La vérité finira toujours par avoir le dessus. C’est inévitable. Le mal n’aura jamais le dernier mot. Le mensonge a son heure de « gloire », mais il ne tient pas la durée. Il périra. La vérité le chassera, même s’il faut s’armer d’une longue patience. Le régime communiste russe a duré 70 ans. Mais il a fini par être balayé. Il en sera de même pour les mensonges qui sont dominants de nos jours. La justice et la vérité triompheront.

 

 Dans les textes qui suivront, je citerai nombre de sources en langue anglaise. Pour pouvoir les lire si vous ne maîtrisez pas cette langue, vous pouvez les traduire via Google translate en copiant collant des groupes de 1500 mots à la fois (cette introduction fait environ 950 mots). Ce n’est pas parfait, mais ça l’est assez pour comprendre la plupart des textes.

 

 

1. Tuer pour jouir : le mensonge de l’avortement

Quatre mensonges pour les asservir tous
et les lier dans les ténèbres.

Aujourd’hui, il n’y a plus beaucoup de gens qui osent remettre en question l’avortement. Celui-ci est devenu un droit dont on s’efforce de toujours étendre plus loin les limites. Les questions – les seules posées aujourd’hui de manière officielle – touchent désormais au nombre de semaines de grossesse durant lesquelles l’avortement est légal, douze, quatorze, dix-huit, vingt-quatre, ou jusqu’à l’accouchement. Pour certains, comme Francis Crick et James Watson, qui avaient obtenu le prix Nobel pour leur découverte de l’ADN, il faut même aller au-delà. Selon Watson : « Si un enfant ne devait pas être déclaré vivant jusqu’à trois jours après la naissance, alors tous les parents auraient la possibilité du choix qu’ont aujourd’hui seulement quelques-uns. Le médecin pourrait permettre à un enfant de mourir si c’était là le choix des parents et empêcher ainsi bien de misère et de souffrance. » Et pour Francis Crick : « … aucun enfant nouveau-né ne devrait être déclaré humain avant d’avoir été soumis à certains examens concernant son capital génétique. S’il échoue à ces examens, il perdrait le droit de vivre. » [2] Faudrait-il parler dans un tel cas « d’avortement post-naissance » ?

Pour que les questions se limitent essentiellement à la seule période pendant laquelle un avortement serait légal, il a fallu évacuer les vraies questions. C’est là où le mensonge entre en jeu.

Commençons avec la réalité observable et vérifiable. La science nous dit qu’un être humain commence son existence à la conception. Une fois conçu, ce nouvel être humain ne fait plus que croître, se développer. Mais aucun changement radical n’arrive après la conception. [3] Génétiquement, tout est fixé dès ce moment. « Le programme humain », si je puis m’exprimer ainsi, exécutera les instructions contenues dans son ADN flambant neuf, fraîchement constitué et totalement unique et original. De la première division cellulaire jusqu’à la dernière poussée de croissance in utero, tout est la suite naturelle de la conception. Il s’agit bien d’un être nouveau. Il n’est pas une partie du corps de sa mère. Il n’en a ni le même code génétique, ni, obligatoirement, le même groupe sanguin. Il est clairement l’enfant de ses parents et son code génétique le précisera tout au long de son existence. Mais il n’est pas eux. Il est lui, être humain à part entière.

A aucun moment durant la grossesse n’arrive un moment où cet être humain en devenir passe par une crise existentielle où il devient humain ou plus humain. Non, il est un humain dès avant la première division cellulaire. Même la naissance – qui est bien une crise – ne change rien à cela. C’est toujours le même enfant, un jour avant la naissance comme un jour, ou un an, après la naissance.

Autrement dit, délibérément tuer cet être humain en devenir revient à tuer un être humain. Scientifiquement, il n’y a pas de place pour le doute à ce sujet.

Voilà la réalité. Elle semble plutôt incontournable. Pourtant, on l’a contourné. Comment ? En faisant intervenir des mensonges.

On a commencé par plaider le grand nombre d’avortements clandestins avec à la clé la mort de dizaines de milliers de femmes. De toute évidence, il fallait mettre une fin à cette pratique barbare. On a donc fait voter l’avortement pour mieux l’encadrer, pour l’intégrer aux « soins » hospitaliers et pour arrêter le massacre. Mais c’était une fable. Les chiffres officiels – ceux que ni les média ni les politiques ne transmettaient – n’ont jamais fait état de dizaines de milliers de morts. Tout était faux, fake, inventé.

Dans la Revue du Praticien du 11 Février 1974, on lit, sous la plume de E. Hervet, (p 639) : « Aux entretiens de Bichat 1973, Monrozies fit un exposé, fortement nourri de statistiques, sur la mortalité et la morbidité comparative des avortements clandestins et des avortements légaux. Il plongea dans la stupéfaction et dans le désarroi les nombreux journalistes présents dans la salle, en indiquant des chiffres [très bas].

A ces journalistes qui demandaient, à l’issue de la conférence, des explications, il a été facile de dire qu’ils s’étaient laissés abuser pendant des années sur la gravité réelle de l’avortement clandestin. Ils avaient préféré entendre les voix qui dénonçaient cet avortement comme un fléau national avec son cortège de 6.000 à 10.000 morts chaque année. Ils n’avaient pas entendu les voix, à vrai dire moins retentissantes, qui contestaient la réalité de ce massacre, et fixaient à quelques dizaines de morts les avortées, chaque année, c’est à dire à un chiffre cent fois moindre ». [4]

On a ainsi voté l’avortement en France, et sans doute ailleurs, sur la base d’un mensonge.

Mais cela n’était pas suffisant. On a inventé la question de la viabilité du fœtus. Tant qu’il n’était pas viable, était-il vraiment humain ? Comment parler d’un crime quand on enlève une chose qui n’est même pas viable et donc pas vraiment humain ?

Le raisonnement laisse à désirer ! Pourquoi ? Parce que la viabilité n’est pas une notion suffisamment précise. On est toujours viable selon les conditions dans lesquelles on vit. Dans son environnement utérin, un enfant est parfaitement viable. Arrachez-le à cet environnement et il y a un grave problème de survie à court terme. Mais c’est la même chose par exemple pour un malade dépendant d’une dialyse. Privez-le de sa dialyse et le malade n’est plus viable à court terme. On peut donc le tuer ? Poser la question est déjà y répondre. Dire qu’un enfant n’est pas viable et qu’on peut donc l’avorter est un mensonge. Car l’enfant – dans la grande majorité des cas – est viable peu importe son stade de développement. Les cas qui font exception sont des cas de maladie grave mettant la vie utérine en danger. Mais dans la plupart de ces cas, l’enfant meurt naturellement et la grossesse s’arrête d’elle-même.

Un variant de ce mensonge est d’affirmer que l’embryon n’est qu’un amas de tissu cellulaire qui fait partie du corps de la femme et dont elle peut disposer comme elle veut, comme dans le slogan un peu facile : « Mon ventre m’appartient ! » Mais ce mensonge est un non-sens scientifique. L’embryon n’est pas une partie du corps de la mère. C’est un être humain à part entière qui « habite » neuf mois dans son corps.

Mais, objectent certains, c’est tout au plus un être humain potentiel. Très bien. Qu’est-ce qui va transformer cet enfant en un être humain réel, actuel ? La naissance ? Donc on avortera jusqu’à la naissance sans problème de conscience ? Et que dire à Crick et Watson, et d’autres, qui veulent aller au-delà de la naissance ? De quoi dépend si je suis un être humain réel ? Une fois parti sur ce terrain, que reste-t-il de certitudes à n’importe qui ? On peut dire qu’un ado est un vieillard potentiel. Mais non qu’il est un être humain potentiel ! Un embryon est un ado potentiel, si vous voulez le dire ainsi. Mais il est un être humain. Point. Il est vrai que tout n’est pas encore en place dans son corps. Mais cela sera vrai jusqu’à bien au-delà de la naissance. Par exemple, la puberté est cette période où les organes de reproduction deviennent fonctionnels. Avant, on peut donc tuer cet enfant ? Stéphane Mercier dans son cours de philosophie à l’UCL tant décrié, suggère que dans ce cas, la ménopause deviendrait motif de meurtre ! [5]

On prône aussi un autre mensonge : Si un enfant n’est pas désiré il peut être avorté. Cela semble impliquer que l’on est (devient ?) un être humain dans la tête d’une autre personne, mais est-ce vrai ? Lorsque ma femme était enceinte de nos filles, qu’attendions-nous ? Comme tous les couples, on parlait beaucoup de notre « quoi ? » à naître. Pour nous aider à y voir clair, imaginons qu’au même moment, les voisins étaient confrontés à une situation semblable. Sauf qu’eux ne désiraient pas cet enfant qui était là (peu importe pour quelle raison). De quoi parleraient-ils en mentionnant « ça » ? Nous, comme tant d’autres futurs parents, on a parlé dès le début de notre enfant. On n’a jamais parlé de notre embryon, ou de notre fœtus, ou d’une excroissance qui allait peut-être devenir autre chose. C’était notre enfant ! Mais pour nos voisins (imaginaires !), était-ce aussi leur enfant ? C’est très difficile à imaginer. Peut-on vraiment se dire : « Tu attends notre enfant, mais on va demander au médecin de le tuer » ? Qui peut tenir un tel raisonnement sans devenir fou ? La solution est tout trouvée : on ne parle plus de l’enfant à naître. A la place, il est devenu un problème à résoudre. On se donnera raison en disant qu’un enfant non-désiré aurait une vie insupportable et qu’il est bien plus humain (!) de le supprimer. De toute façon, il n’est pas encore viable. Ce n’est qu’un amas de tissu, presqu’une tumeur. L’être humain deviendrait donc seulement un être humain dans la tête de ses parents ? Il mérite seulement de vivre quand il est désiré ?

C’est ce qui amène notre société qui danse sur sa tête à payer cher les uns pour pouvoir avoir un enfant et à payer (moins) cher les autres pour éliminer le leur. C’est une véritable schizophrénie sociétale.

Mais ne dites à personne que l’avortement tue un être humain ! Comparé à ce temps lointain où l’on affirmait, à tort, que l’avortement clandestin causait des dizaines de milliers de morts, nos temps modernes sont heureusement plus évolués et plus cléments. L’avortement ne cause plus guère de décès. Sauf que ce n’est pas vrai. A chaque avortement il y a un mort. Il y a au moins autant de morts que d’avortements !

L’avortement est donc un mensonge. Un mensonge qui tue. Un mensonge qui a tué notre société en lui enlevant son âme. Un mensonge qui permet de se couper de la réalité et de passer à autre chose, sauf qu’on vit dans un rêve … ou dans un cauchemar. Ce mensonge permet de découpler la vie amoureuse de la vie parentale. Il permet de jouir en laissant au carreau l’enfant, et donc, l’avenir.

 

Oui, mais tout cela est-il aussi important que ça ? Cela dépend ! Si votre objectif est de bâtir un monde immoral sans avenir, ne vous inquiétez pas : tout va bien ! Si vous préférez un monde sans justice dans lequel les puissants peuvent se permettre d’exploiter et d’éliminer les plus faibles ou les gênants, ne vous inquiétez toujours pas : tout va bien ! Si vous voulez un monde stérile et orwellien où tout le monde finit esclave ou mort, sauf les élites bien entendu, parfait ! Si vous aimez un monde où le crime profite, où la cruauté gagne et où les pires abjections bénéficient aux survivants, très bien. Notre monde y arrivera et plus vite qu’on ne le croit.

Vous voyez, une société est toujours le reflet du sort qu’elle réserve aux plus faibles. Et il n’y a pas plus faible, plus vulnérable, plus fragile que l’être humain en devenir. Pour n’avoir pas voulu le comprendre, notre monde est en train de vivre sa chute dans l’abime, une chute toujours plus rapide et dont aucun retour n’est envisageable. Un monde où la vie humaine n’a plus de valeur, où elle n’est plus sacrée, est un monde en voie de disparition. Le sacrifice humain a toujours été l’une des dernières étapes avant l’implosion finale.

Une des conséquences amères de cet état de choses est que nous sommes la génération qui, pour la première fois de l’histoire, est à même de faire l’amour sans courir le risque de faire un enfant ! Nous sommes la première génération qui a réussi à découpler sexualité et procréation. La contraception a permis cela, même si c’est loin d’être un bien sans partage. Et pourtant, on n’a jamais autant avorté ! [6] Les statistiques sont à faire froid dans le dos. Des dizaines de millions d’enfants ont fait les frais de cette frénésie mortifère, et le compteur insatiable tourne. Mais malheur à quiconque ose remettre en question cette boucherie dans laquelle l’homme s’en prend à son semblable.

Le mensonge de l’avortement est un révélateur de destin. Il n’est pas simplement un mensonge de plus. Il représente le tournant définitif que la société n’aurait jamais dû prendre. Il n’est pas simplement un péché personnel répété jusqu’à la nausée. Il est un choix de destin de tout un pays et, comme dans un jeu de dominos diabolique, du monde entier. Légitimer et légaliser ce mensonge fait basculer toute une société dans l’horreur du mal. La haine du plus petit condamne le monde des plus forts. Mais celui-ci n’a même plus conscience de sa damnation. Il fonce dans les ténèbres en se croyant le digne fils des lumières. Le « ce que vous avez fait au moindre de mes frères » demeure un des critères d’évaluation les plus pertinents de la vie et de la société humaine. Et notre monde moderne ne pense même pas se déplacer pour l’examen.

 

Nos pays ont voté en faveur de l’avortement depuis bien des années. L’avortement y est donc légal. Il est devenu un droit, voire un droit humain. Ce que je viens d’écrire ne remet pas cela en question. Seule une autre majorité parlementaire peut faire cela, et il semble hautement improbable que cela puisse encore arriver de ce côté-ci de l’éternité. Mais on peut avoir des surprises. L’Etat du Texas a décidé cette année d’interdire l’avortement au-delà de six semaines de grossesse. A l’heure où j’écris, la Cour suprême des Etats Unis vient de confirmer cette décision, au grand dam des pro-avortement. Le président Biden s’est servi à cette occasion d’une expression hautement significative. Il vient de dire que cette décision porte atteinte à l’état de droit. Autrement dit, l’arrêt Roe contre Wade de 1973 aurait créé un nouvel état de droit. Dans un sens très général, c’est bien sûr l’effet de toute décision judiciaire. Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit, car dans ce même sens général, une décision judiciaire peut aussi être renversée. Non, ici on est très proche de ce qui se passe en Europe où le droit à l’avortement est proclamé être désormais un « droit humain ». Je peux me tromper, mais j’ai l’impression que toute décision de renverser des valeurs judéo-chrétiennes crée un « état de droit » absolu qui ne peut plus jamais être remis en cause. La démocratie qui permet des changements de loi ne fonctionnerait que dans un seul sens, et jamais en sens contraire. Mais dans ce cas, ce n’est plus de la démocratie et le président Biden n’est pas un démocrate. Dans ce cas, on n’est pas loin de la « démoncratie », comme l’avait nommé l’auteur C. S. Lewis.

Cela étant dit, un vote politique n’a pas et n’aura jamais le pouvoir magique de transformer le mal en bien ou le bien en mal. Il ne faut pas confondre légalité et éthique ! Une chose peut être en même temps un mal absolu et pourtant un « bien » parfaitement légal. Nous vivons dans une société qui a légalisé le mensonge de l’avortement. Mais nous ne devons pas pour autant conclure que, de ce fait, celui-ci soit donc devenu moral. Il suffit de se mettre en mémoire la légalité de la persécution des Juifs par l’Etat nazi et l’immoralité absolue de cette persécution. Comme je viens de le dire, une chose totalement immorale peut cependant être légale. Quand c’est le cas, l’état qui agit ainsi dit quelque chose de lui-même et il faut considérer attentivement cette chose.

Un vote parlementaire n’est rien d’autre qu’un vote parlementaire. Sous l’influence d’une philosophie dominante, un tel vote peut même aller contre l’intérêt supérieur de l’État. Est-ce le cas des lois sur l’avortement ? Je le crois.

Certaines décisions ressemblent au franchissement d’un seuil. Elles ont une importance capitale pour l’avenir et déterminent le destin. Elles peuvent être la porte d’un avenir heureux. Elles peuvent aussi plonger dans le malheur. Elles peuvent durablement influencer notre raisonnement et porter atteinte à notre capacité de jugement. L’abolition de l’esclavage fut une de ces décisions positives. La légalisation de l’avortement est parmi les décisions qui a fait basculer nos pays dans l’abime. Elle a même été la décision par « excellence » qui a provoqué cela. Si elle a été l’aboutissement de bien d’autres mensonges plus anciens, elle a aussi été la mère de bien d’autres mensonges. C’est comme si on avait franchi un seuil. Désormais, il n’y aurait plus de limite à la crédulité devant d’autres mensonges. C’est comme si un frein avait été relâché. Comme s’il n’y avait plus désormais de limite aux couleuvres qu’on pouvait avaler sans broncher.

La science médicale n’a guère bronché, pire, beaucoup de médecins ont emboîté le pas à l’horreur. La politique avait suivi la manipulation sans crier au scandale, s’insurgeant même contre le roi des Belges qui avait eu l’outrecuidance de ne pas vouloir signer une telle loi. Avec le temps, même la religion organisée avait fini par suivre le peuple manipulé. Vox populi, vox Dei, non ?

Les choses n’en sont pas restées là. Comme aspiré par le vide, le mal dévale la pente vers l’enfer avec une vitesse toujours plus vertigineuse. Arrêter et aspirer la vie n’est pas assez. Il faut l’asservir, l’instrumentaliser, la chosifier. Le commerce qui s’est développé autour de l’avortement permet de mesurer cette chute. Il y a aujourd’hui un marché pour des embryons et pour des parties d’embryon afin de nourrir les laboratoires de recherches. On a ainsi implanté le scalp d’un bébé avorté sur une souris. On utilise les reins pour la recherche sur les vaccins. Mais cela ne peut que devenir pire. On lit qu’on « récolte » maintenant des organes sur des bébés toujours vivants. Le Centre pour le progrès médical rapporte ainsi que le cœur de l’embryon à avorter bat encore pour qu’il n’y ait pas de risque d’ischémie. On écrit : « L’ischémie commence lorsque l’organe (les reins principalement dans le projet GUDMAP de Pitt [l’Université de Pittsburgh]) est coupé de la circulation sanguine. L’Institut national de la santé (NIH) définit l’ischémie comme un “manque d’apport sanguin à une partie du corps”. Cela signifie que les organes reçoivent toujours du sang provenant du rythme cardiaque fœtal pendant la “collecte de tissus” ». On retarde aussi des avortements afin de pouvoir « récolter » des bébés complets par « naissance », parfois jusqu’au temps où le bébé est viable. Il est ensuite tué par l’enlèvement de ses reins … Mais, au moins, on cherche à respecter l’origine raciale des « donneurs » : 50% de blancs et 50% de couleur … [7]

Ce qui est techniquement possible finira toujours par être moralement permis. Quand les fondements sont détruits, il n’y a plus de limites. Mais cela n’est pas sans conséquences sur les sociétés et les gens qui le permettent. Un monde déshumanisé n’est pas viable à long terme. Il porte en lui son propre jugement. J’y reviendrai au dernier chapitre.



[1] Par un ami, j’ai reçu l’extrait d’un échange entre l’un de ses correspondants et le réseau social Linked-In. Le sujet était le climat. En voici la conclusion : « J’ai fait appel en déclarant : “Je continuerai à respecter les conditions d’utilisation et à ne publier que des informations factuellement exactes.” Ils l’ont rejeté et m’ont dit que la publication d’informations factuellement exactes n’était pas autorisée. » Nous voilà fixés.

[3] Voir le développement physique ici : https://www.3dembryoatlas.com/blank.

[4] Communiqué de presse Acpervie 30 juin 2018 sous la plume du Dr François Volff.

[6] Voyez les chiffres annuels ici.

[7] Cf. le blog de Jonathon Van Maren, https://www.lifesitenews.com/blogs/university-of-pittsburghs-organ-harvesting-practices-include-racial-quotas-for-minority-babies/?utm_source=featured&utm_campaign=usa


mercredi 15 septembre 2021

Aujourd'hui est un jour d'infamie

 


Aujourd’hui est un jour d’infamie.

Aujourd’hui, un gouvernement européen a déclaré hors société une partie de sa propre population pour son refus devant un produit expérimental et toxique.

Aujourd’hui, la commission européenne a laissé faire un gouvernement européen bafouer les droits élémentaires de ses propres citoyens.

Aujourd’hui, le conseil européen a laissé faire un de ses membres excommunier une partie de son propre peuple.

Aujourd’hui, le parlement européen a préféré détourner la tête et laisser faire la discrimination au profit d’une industrie qui ne connaît que ses propres intérêts.

Aujourd’hui est un jour d’infamie.

Aujourd’hui, l’argent l’a remporté sur les gens.

Aujourd’hui, le mensonge triomphe et la vérité chancelle.

Aujourd’hui, la force brutale d’un état sans conscience veut violenter et violer ses propres citoyens.

Aujourd’hui, l’Europe agonise devant l’orgueil de ses dirigeants.

Aujourd’hui est un jour d’infamie.

lundi 19 juillet 2021

Corrie Ten Boom et l'enlèvement

 


Corrie Ten Boom a écrit cette lettre de Chine aux pasteurs américains en 1974. Mais elle s'adresse à nous tout autant, si pas davantage.
Le temps est court !


Ma sœur Betsy et moi étions dans le camp de concentration nazi de Ravensbrück parce que nous avions commis le crime d’aimer les Juifs. Sept cents d’entre nous, de Hollande, de France, de Russie, de Pologne et de Belgique, étions rassemblés dans une pièce construite pour deux cents personnes. Pour autant que je sache, Betsy et moi étions les deux seuls représentants du Ciel dans cette pièce.

Nous avons peut-être été les seuls représentants du Seigneur dans ce lieu de haine, mais à cause de notre présence là-bas, les choses ont changé. Jésus a dit : « Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Nous aussi, nous devons être des vainqueurs – apporter la lumière de Jésus dans un monde rempli de ténèbres et de haine.

Il y en a parmi nous qui enseignent qu’il n’y aura pas de tribulation, que les chrétiens pourront échapper à tout cela. Ce sont les faux enseignants que Jésus nous a avertis d’attendre dans les derniers jours. La plupart d’entre eux ont peu de connaissance sur ce qui se passe déjà à travers le monde. J’ai été dans des pays où les saints souffrent déjà de terribles persécutions.

En Chine, on a dit aux chrétiens : « Ne vous inquiétez pas, avant que la tribulation n’arrive, vous serez enlevés. » Puis vint une terrible persécution. Des millions de chrétiens ont été torturés à mort. Plus tard, j’ai entendu un évêque de Chine dire, tristement : « Nous avons échoué. Nous aurions dû rendre les gens forts pour la persécution, plutôt que de leur dire que Jésus viendrait en premier. Dites aux gens comment être forts en temps de persécution, quand la tribulation arrive, se tenir debout et ne pas se défaillir. »

Je sens que j’ai un mandat divin d’aller dire aux gens de ce monde qu’il est possible d’être fort dans le Seigneur Jésus-Christ. Nous sommes en formation pour la tribulation, mais plus de 60% du Corps de Christ à travers le monde est déjà entré dans la tribulation. Il n’y a aucun moyen d’y échapper. Nous sommes les prochains.

Depuis que je suis déjà passé par la prison pour l’amour de Jésus, et depuis que j’ai rencontré l’évêque en Chine, maintenant chaque fois que je lis un bon texte biblique, je pense : « Hé, je pourrais utiliser cela au temps de la tribulation. » Ensuite, je l’écris et je l’apprends par cœur.

Quand j’étais au camp de concentration, un camp dont seulement 20% des femmes sortaient vivantes, nous avons essayé de nous remonter le moral en disant : « Rien ne pourrait être pire qu’aujourd’hui. » Mais nous découvrions que le lendemain était encore pire. Pendant ce temps, un verset de la Bible que j’avais mis en mémoire m’a donné beaucoup d’espoir et de joie :

« Si l’on vous insulte parce que vous appartenez au Christ, heureux êtes-vous, car l’Esprit glorieux, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. » (1Pierre 4.14)

Je me suis retrouvé à dire : « Alléluia ! Parce que je souffre, Jésus est glorifié ! »

En Amérique, les églises chantent « Que l’église échappe à la tribulation », mais en Chine et en Afrique, la tribulation est déjà arrivée. Rien qu’en cette dernière année, plus de deux cent mille chrétiens ont été martyrisés en Afrique. Mais des choses comme ça ne se retrouvent jamais dans les journaux parce que cela risque de causer de mauvaises relations politiques. Mais moi, je sais. J’ai été là-bas. Nous devons y penser lorsque nous nous asseyons dans nos belles maisons avec nos beaux vêtements pour manger nos dîners de steak. Beaucoup, beaucoup de membres du Corps du Christ sont torturés à mort en ce moment même, pourtant nous continuons comme si nous allions tous échapper à la tribulation.

Il y a plusieurs années, j’étais en Afrique dans un pays où un nouveau gouvernement était arrivé au pouvoir. La première nuit où j’étais là, certains chrétiens ont reçu l’ordre de venir au poste de police pour s’enregistrer. Quand ils sont arrivés, ils ont été arrêtés et la même nuit ils ont été exécutés. Le lendemain, la même chose s’est produite avec d’autres chrétiens. Le troisième jour, c’était pareil. Tous les chrétiens du quartier étaient systématiquement assassinés.

Le quatrième jour, je devais parler dans une petite église. Les gens sont venus, mais ils étaient remplis de peur et de tension. Pendant toute la réunion, ils se regardaient, et leurs yeux disaient : « Est-ce que la personne à côté de moi sera le prochain ? Serai-je moi le prochain ? »

La pièce était chaude et étouffante, des insectes passaient par les fenêtres sans moustiquaire et tourbillonnaient autour des bulbes nus au-dessus des bancs de bois nus. Je leur ai raconté une histoire de mon enfance.

« Quand j’étais une petite fille », j’ai dit : « Je suis allé voir mon papa et j’ai dit : « Papa, j’ai peur de ne jamais être assez fort pour être un martyr de Jésus-Christ ». Il m’a répondu : « Quand vous prenez le train pour Amsterdam, quand est-ce que je vous donne l’argent pour le billet ? Trois semaines avant ? »

« Non, papa, tu me donnes l’argent pour le billet juste avant de monter dans le train. »

« C’est vrai », a dit mon père, « et il en va de même avec la force de Dieu. Notre Père céleste sait quand vous aurez besoin de la force pour être un martyr de Jésus-Christ. Il vous fournira tout ce dont vous avez besoin – juste à temps… »

Mes amis africains hochaient la tête et souriaient. Soudain, un esprit de joie descendit sur cette église et les gens se mirent à chanter : « Bientôt, très bientôt, nous nous rencontrerons sur ce beau rivage. » Plus tard dans la semaine, la moitié de la congrégation de cette église a été exécutée. J’ai appris plus tard que l’autre moitié avait été tuée il y a quelques mois.

Mais je dois vous dire quelque chose. J’étais si heureux que le Seigneur m’ait utilisé pour encourager ces gens, car contrairement à beaucoup de leurs dirigeants, j’avais la parole de Dieu. J’avais consulté la Bible et découvert que Jésus avait dit qu’il n’avait pas seulement vaincu le monde, mais qu’il donnerait à tous ceux qui lui seront restés fidèles jusqu’à la fin une couronne de vie.

Comment pouvons-nous nous préparer pour la persécution ?

Nous devons d’abord nous nourrir de la Parole de Dieu, la digérer, en faire une partie de notre être. Cela signifiera une étude biblique disciplinée chaque jour, non seulement en mémorisant de longs passages des Écritures, mais en mettant en pratique les principes dans nos vies.

Ensuite, nous devons développer une relation personnelle avec Jésus-Christ. Pas seulement le Jésus d’hier, le Jésus de l’Histoire, mais le Jésus d’aujourd’hui qui change la vie et qui est toujours vivant et assis à la droite de Dieu.

Nous devons être remplis du Saint-Esprit. Ce n’est pas un commandement facultatif de la Bible, il est absolument nécessaire. Ces disciples terrestres n’auraient jamais pu résister à la persécution des Juifs et des Romains s’ils n’avaient pas attendu la Pentecôte. Chacun de nous a besoin de sa Pentecôte personnelle, le baptême du Saint-Esprit. NOUS NE POURRONS JAMAIS RESTER DANS LA TRIBULATION SANS ELLE.

Dans la persécution à venir, nous devons être prêts à nous entraider et à nous encourager les uns les autres. Mais nous ne devons pas attendre que la tribulation arrive avant de commencer. Le fruit de l’Esprit devrait être la force dominante de la vie de chaque chrétien.

Beaucoup ont peur de la tribulation à venir, ils veulent fuir. Moi aussi, j’ai un peu peur quand je pense qu’après toutes ces quatre-vingts années, y compris l’horrible camp de concentration nazi, je pourrais aussi avoir à traverser la tribulation. Mais ensuite, j’ai lu la Bible et je suis contente.

Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort, dit la Bible. Betsy et moi étions prisonnières du Seigneur, nous étions si faibles, mais nous avons reçu de la puissance parce que le Saint-Esprit était sur nous. Ce puissant renforcement intérieur du Saint-Esprit nous a aidés à traverser ce temps. Non, vous ne serez pas forts en vous-mêmes quand la tribulation viendra. Au contraire, vous serez forts dans la puissance de celui qui ne vous abandonnera pas. Pendant soixante-seize ans, j’ai connu le Seigneur Jésus et pas une seule fois il ne m’a quitté ou laissé tomber.

« Bien qu’il me tue, je lui ferai confiance » (Job 13.15), car je sais qu’à tous ceux qui vaincront, il donnera la couronne de vie. Alléluia ! »

Corrie Ten Boom, 1974


Vous pouvez trouver sur mon site, www.croiretcomprendre.be, en page d'accueil, un article de Richard Wurmbrand, Se préparer pour l'Eglise souterraine.

mardi 13 juillet 2021

Les vaccins et la Loi


Voici les règles convenues en Europe et dont nos pays sont signataires. Le président Macron semble l'avoir oublié.

Les vaccins et la loi


1) Serment d’Hippocrate (-460 à -377) :

« Je ne remettrai à personne du poison, si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une telle suggestion. »

2) Code de déontologie médicale, article 36 :

Article R4127-36 du Code de santé publique : « le consentement de la personne examinée ou soignée doit être recherché dans tous les cas. Lorsque le malade, en état d’exprimer sa volonté, refuse les investigations ou le traitement proposé, le médecin doit respecter ce refus après avoir informé le malade de ses conséquences »

3) Code de Nuremberg (1947) :

« Le consentement du sujet humain est absolument essentiel. Le pacte international relatif aux droits civils et politiques a repris cette interdiction contre toute expérimentation involontaire, dans son texte de 1966 qui stipule : nul ne peut être soumis sans son consentement à une expérience médicale ou scientifique »

4) Déclaration de Genève pour les médecins (1948) :

« Je respecterai l’autonomie et la dignité de mon patient. Je n’utiliserai pas mes connaissances médicales pour enfreindre les droits humains et les libertés civiques, même sous la contrainte. Je garderai le respect absolu de la vie humaine, dès la conception. Je considérerai la santé de mon patient comme mon premier souci »

5) Déclaration d’Helsinki (1996) signée par 45 pays dont la France :

Article 25 : « La participation de personnes capables de donner un consentement éclairé à une recherche médicale doit être un acte volontaire. Aucune personne capable de donner son consentement éclairé ne peut être impliquée dans une recherche sans avoir donné son consentement libre et éclairé »

6) Convention d’Oviedo (1997) signée par 29 pays dont la France) :

Article 5 : « Une intervention dans le domaine de la santé ne peut être effectuée qu’après que la personne concernée y a donné son consentement libre et éclairé. Cette personne reçoit préalablement une information adéquate quant au but et à la nature de l’intervention ainsi que quant à ses conséquences et ses risques. La personne concernée peut, à tout moment, librement retirer son consentement »

7) Loi Kouchner (4 mars 2002) :

Article 111-4 : « toute personne prend avec le professionnel de santé et compte tenu des informations qu’il lui fournit, les décisions concernant sa santé. Le médecin doit respecter la volonté de la personne après l’avoir informée des conséquences de ses choix. Si la volonté de la personne de refuser ou d’interrompre un traitement met sa vie en danger, le médecin doit tout mettre en œuvre pour la convaincre d’accepter les soins indispensables. Aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment »

Arrêt Salvetti (2002) :

Aucun traitement médical n’est obligatoire au sein de l’Union européenne : « En tant que traitement médical non volontaire, la vaccination obligatoire constitue une ingérence dans le droit au respect de la vie privée, garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales » (arrêt Salvetti c/Italie-CEDH décision du 9 juillet 2002; n°42197/98)

9) Code civil français :

Article 16-1 : « Chacun a le droit au respect de son corps. Le corps est inviolable »

10) Résolution 2361 du Conseil de l’Europe (28 janvier 2021) :

Avis consultatif : L’Assemblée demande instamment aux États membres et à l’Union européenne :

Article 731 : « de s’assurer que les citoyennes et les citoyens sont informés que la vaccination n’est pas obligatoire et que personne ne subit de pressions politiques, sociales ou autres pour se faire vacciner, s’il ou elle ne souhaite pas le faire personnellement »

Article 732 : « de veiller à ce que personne ne soit victime de discrimination pour ne pas avoir été vacciné, en raison de risque potentiel pour la santé ou pour ne pas vouloir se faire vacciner »

lundi 12 juillet 2021

Sentier de vie - impasse de mort ? Comprendre Romains 7

 

Comment faut-il comprendre Romains 7 ? Y trouvons-nous l’expérience typique d’un chrétien ? Ou s’agit-il de celle d’un non-chrétien ? La vie chrétienne normale, est-ce une vie selon Romains 7 ou selon Romains 8 ? Ce n’est pas une question théorique. Les réponses à ces questions peuvent avoir un impact profond sur la vie chrétienne qui en résulte.

Ce chapitre est centré sur le rôle de la Loi de Dieu. Paul y présente sa frustration devant son impossibilité à atteindre ce que Dieu exige. Faut-il faire toujours plus sans jamais y parvenir ?

Comment tout cela influence-t-il la vie chrétienne ? Aurions-nous réussi mieux que le peuple juif à faire la volonté de Dieu ? Ou avons-nous décidé de ranger la Loi de Dieu parmi les choses inutiles dans la cave de notre vie ? Mais quel chrétien peut ignorer le Sermon sur la montagne dans lequel Jésus pose les mêmes questions ?

La Loi de Dieu : sentier de vie, impasse de mort ?

Cela résume plutôt bien le chapitre 7 de la lettre aux Romains. Pourtant, cela a quelque chose de choquant ! La Loi, c’est la Parole éternelle de Dieu qui fait irruption dans la vie de son peuple, et dont le but est de donner la vie : « Faites cela et vous vivrez ! » Oui, elle est sentier de vie et ce n’est guère possible autrement. Pourtant, l’histoire – la grande histoire lointaine des peuples autant que la petite histoire actuelle de nos vies humaines – nous pousse à une toute autre conclusion. Cette Loi bonne et parfaite est devenue une impasse de mort. Loin d’avoir conduit le peuple à qui elle avait été donnée sur le sentier de la vie, elle est devenue une impasse. Peu à peu, la vie s’est sclérosée. La Loi est devenue un outil d’oppression et de mort. « Nous avons une loi et, d’après notre loi, il doit mourir parce qu’il s’est fait Fils de Dieu. » (Jean 19.7 Segond 21) Cela ne vous choque pas ? La Loi de Dieu est devenue leur loi, premier détournement, et par elle ils conduiront le Fils de Dieu à la croix ! Ce n’était pas une malheureuse exception, mais bien une triste règle. L’apôtre Paul en est un exemple typique : sa loi le conduira à devenir persécuteur de l’Église de Christ. La Loi qui sonne le glas de sa liberté devient outil de mort; la mort des autres et la sienne. C’est tragique et témoignage de la puissance affreuse du mal dans le cœur de l’homme.

Sentier de vie, impasse de mort. Se peut-il cependant qu’elle redevienne un sentier de vie pour ceux qui suivent le Messie Jésus ?

Voilà brossé en quelques grands traits l’objet de ces pages dédiées à l’étude de Romains 7.


Table des matières

 Introduction

Pour commencer

Condamnation – justification – sanctification

Questions

Romains 7 : un survol

Dégagé de la Loi

La Loi reconsidérée

La Loi et le conflit intérieur

L’interprétation de l’Église ancienne

L’interprétation « réformée »

Les phrases clé

1. « Je suis charnel, vendu au péché. »

2. « Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais. »

3. « … qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. »

4. « Qui me délivrera de ce corps de mort ? »

5. « … par ma chair, je suis esclave de la loi du péché. »

La vie chrétienne normale

Résumons

Contrastes

Le contraste entre deux conflits

Le contraste entre Romains 7 et Galates 5

Le contraste entre deux christianismes

La Loi dans la vie chrétienne

Conclusion

Bibliographie

Remerciements