Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

vendredi 8 mai 2015

La Gestation pour autrui

La dégénérescence de notre société progresse à la vitesse TGV, et rien ne semble pouvoir arrêter cet aller simple vers la fin. Cela se voit très clairement dans le domaine éthique tout autour de nous. Ainsi, en France, on vient d'enlever le délai de réflexion avant un avortement. Après tout, réfléchir est un luxe qu'on ne devrait pas permettre à n'importe qui. Mieux vaut être dociles et suivre aveuglement ce que les maîtres à penser ont décrété dans leur immense sagesse. Et puis, réfléchir, c'est difficile. Cela demande de l'énergie, et ne serait-il pas mieux d'économiser cette énergie ? Vive l'écologie du cerveau !

Si je mets l'accent sur l'éthique, il ne faut pas pour autant oublier d'autres domaines, comme, par exemple, les développements géopolitiques. Dans une quasi indifférence du public, qui ne devrait pas être embarrassé par la réflexion - ici aussi -, l'Europe et les USA s'apprêtent à signer un deal avec l'Iran pour lui permettre l'accès à la bombe atomique. Malgré tout ce que le régime iranien dit et fait de belligérant, faisons leur confiance (comme le disait de manière si touchante le serpent à nos premiers parents). Obama semble vraiment décidé de laisser en legs de sa présidence un monde en miettes. La dégénérescence frappe partout.

Mais, retour à l'éthique. Voici un interview avec Catherine Dolto, la fille de Françoise Dolto, sur la question de la GPA dans le magazine français Famille chrétienne. GPA : gestation pour autrui, ou gestation par asservissement ?

Médecin et haptothérapeute, Catherine Dolto, fille de la célèbre pédiatre du même nom, est farouchement opposée à la gestation pour autrui (GPA). Elle s’étonne ainsi que le principe de précaution ne soit pas appliqué bien que la recherche ait démontré les répercussions sur l’adulte des perturbations de sa vie in utero.
Dans une interview, vous avez récemment déclaré qu’autoriser la GPA, « c’est faire un grand pas vers la barbarie ». Que voulez-vous dire ?
Organiser l’abandon d’un enfant pour des raisons commerciales est une pratique barbare qui va faire basculer l’humanité dans l’inconnu. La commercialisation de l’enfantement n’est pas un progrès technique, mais bien une dérive éthique. Il est troublant de constater que l’abolition de l’esclavage est unanimement reconnue comme un progrès, alors que la location du corps d’une femme ne semble pas être perçue comme une régression.
Nous avons déjà réduit les animaux à l’état de choses dans de cruels élevages industriels ; sommes-nous prêts à faire de même avec la reproduction des humains ? Il y a un lien étroit entre la manière dont une société encadre la gestation et la petite enfance et l’évolution que les enfants ainsi traités feront subir à leur cadre social. Ne pas prendre soin des nouveaux arrivants, c’est préparer la barbarie à venir.
Quels sont les risques pour l’humanité ?
De sombrer dans le chaos. À mon sens, c’est déjà le cas lorsqu’une mère porte l’enfant de son propre fils, lui-même homosexuel, comme cela s’est produit récemment en Angleterre. En effet, nos sociétés humaines sont marquées par des interdits. Celui de l’inceste est partagé par toutes. Dans le cas anglais, ce tabou a totalement sauté. Il ne faudra pas s’étonner si nos sociétés produisent de plus en plus de violence, puisque les grands interdits ont comme fonction de la canaliser.
Comment expliquez que peu de thérapeutes prennent position sur la GPA ?
Ils sont assez peu nombreux à s’intéresser à la vie fœtale comme je le fais. D’autre part, le débat est tellement violent qu’ils hésitent à prendre la parole. Ces questions sont complexes. Les réponses, souvent militantes, voire dogmatiques, oublient trop facilement ce que l’on sait de la vie prénatale.
Pour ma part, je m’exprime sur la GPA en dehors de toute considération sur la nature des couples y ayant recours. Je souhaite juste verser au pot commun de cette réflexion le résultat d’une vie de travail sur le sujet. Je ne me fais aucune illusion sur la banalisation tôt ou tard de la GPA : lorsqu’une technique est disponible, l’homme s’en sert. Mais il faut que les gens sachent ce qu’est la vie prénatale, ce que sont la souffrance des enfants et l’influence de la période précoce sur toute la vie.
Comment expliquer que l’intérêt de l’enfant soit si peu évoqué dans le débat sur la GPA ?
C’est un mystère pour moi. Il est frappant que l’enfant à naître ne soit pas lui-même au centre du débat. Le droit à l’enfant est plus important que le droit de l’enfant au respect de son humanité. Il semblerait pourtant juste de se soucier d’abord de lui, de ce que cette manière inédite d’arriver au monde risque de lui signifie, tout au long de sa propre vie et de celle de sa descendance.
En l’oubliant, l’impasse est faite sur les soixante-dix dernières années de découvertes scientifiques dans le domaine de la vie prénatale. Est-ce qu’on oublierait de parler de la physique quantique dans un débat sur les sciences physiques ? C’est absurde !
Un enfant in utero se constitue dans le concert polysensuel offert par ses parents : la voix de son père, le bruit du cœur de sa mère, le goût de ce qu’elle mange, ses sentiments, ce qu’elle éprouve quand d’autres s’approchent, tout passe la barrière du giron maternelle et devient potentiellement important. Jusqu’à modifier le patrimoine génétique de l’enfant comme l’atteste l’épigénétique qui étudie les influences environnementales sur le génome.
Outre la souffrance du bébé, pense-t-on à celle de la mère qui doit l’abandonner, celle de ses autres enfants celle de son compagnon ?
Les protagonistes s’intéressent aux modalités juridiques, les droits des uns et des autres sont examinés au plus près. Vaut-il mieux que la mère porteuse s’attache à l’enfant avant de l’abandonner ? Ou qu’elle le porte en se coupant le plus possible de lui ? En tout état de cause, ces questions de forme viennent occulter celles de fond.
Dans les pays où la GPA est autorisée, quels retours avons-nous sur les enfants qui en sont issus ?
Ma mère, Françoise Dolto, disait qu’il fallait trois générations pour faire un schizophrène. Il est acquis aujourd’hui que la pathologie des grands-parents ou les difficultés entre grands parents et parents peuvent rejaillir sur les petits-enfants. Pour cette raison, il est très surprenant que le principe de précaution ne soit pas utilisé dans le cas de la GPA.
Scientifiquement, il est trop tôt pour tirer des conclusions précises. Ce qui se passe in utero se manifeste tout au long de la vie. On sait aussi qu’à l’adolescence et au moment où l’enfant devient lui-même parent se rejoue ce qui a été vécu à la naissance. Ainsi, nous pourrons vraiment mesurer les dégâts chez les enfants nés de GPA lorsqu’ils seront adolescents ou deviendront à leur tour parents. C’est dans plusieurs générations que nous prendrons la mesure des inévitables dégâts sociaux et individuels, mais il sera bien tard…
Si nous n’avons pas assez de recul, comment parler d’ores et déjà des dégâts à venir sur ces enfants ? Comment mesurer les conséquences ?
C’est le drame d’aujourd’hui : sans mesure, sans chiffre, ce que l’on avance n’est pas crédible. En tant qu’haptothérapeute, je reçois des gens ayant connu des difficultés très précoces. Je suis au quotidien « les mains dans le cambouis » de cette réalité humaine et n’ai pas besoin de chiffres pour savoir que la GPA est dangereuse. De même, la naissance intervient dans un contexte assez rude – souvent des césariennes –, car on ne veut prendre aucun risque.
GPA ou non, la naissance sera toujours un passage difficile : l’enfant expérimente la dépendance et subit des rafales de premières fois. L’effort d’adaptation que doit faire un nouveau-né pour survivre est énorme, même quand tout se passe au mieux. Trouver des repères de sa vie d’avant le rassure. Ainsi, idéalement, ce moment de la naissance doit être une césure, non une coupure. Tout cela, les vétérinaires l’ont compris depuis longtemps. Tous les éleveurs de chiens savent combien de temps le chiot doit rester auprès de sa mère, sans quoi il deviendra agressif et mordeur.
Or, dans le cas d’une GPA, l’enfant est arraché de sa « planète mère » qui est sa sécurité. Il doit d’un moment à l’autre s’adapter à des inconnus. Quel choc pour lui ! Les failles sont là, souterraines mais réelles, qui s’ouvriront un jour ou l’autre.
Faut-il dire à l’enfant qu’il n’est pas un enfant naturel ?
Oui, il ne faut pas le cacher à l’enfant qui n’est pas idiot. On ne doit pas dissimuler ce qu’il a vécu. Il a éprouvé la douleur de l’arrachement seul, n'a pas été soutenu par les mots et les gestes qui auraient pu l’aider à mieux traverser cette étape. Si on voulait fabriquer de la souffrance et de la pathologie, on ne s’y prendrait pas autrement…
Quelles différences entre les enfants nés sous X et ceux issus d’une GPA ?
Un enfant né sous X est issu d’une rencontre sexuelle, même si elle peut être violente comme dans le cas d’un viol. Ces mères n’ont pas avorté et ont fait ce qu’il fallait pour mener cette grossesse à terme et que leur enfant soit adopté. Ainsi, un vrai lien s’est créé avec lui. C’est déchirant, mais c’est palpable, racontable, « travaillable » (sic).
Dans le cadre de l’adoption, il s’agit d’un garçon ou d’une fille à qui il est arrivé un accident de la vie que des parents adoptifs vont essayer de réparer. La GPA en revanche consiste à programmer un malheur pour s’approprier un enfant. Je ne sais pas ce que l’on dira à ceux nés d’une GPA. Il faudra trouver des termes qui ne soient pas trop désespérants pour leur présenter la situation.
Qui est responsable : les parents qui veulent un enfant à tout prix ? Les Etats qui autorisent la GPA ? Les femmes qui louent leur ventre ?
Nous sommes dans une période où les évolutions s’accélèrent de manière inouïe et où les valeurs de commerce ont remplacé celles d’humanité. L’espèce humaine devra faire face aux mutations qu’apporteront les progrès techniques. Ce qui m’inquiète c’est que notre époque a une éthique qui n’est pas au niveau de nos possibilités techniques.
Aujourd’hui, avec la GPA, nous touchons à quelque chose de sacré, à savoir la transmission de la vie. Lorsque je parle de « sacré », je me situe en dehors de toutes considérations religieuses. Assigner une valeur marchande à un enfant, qui par définition devrait n’avoir pas de prix revient à permettre qu’il soit commandé et payé pour être conforme, dans son ADN, au lignage parental. La « conformité génétique » a des relents malodorants.
En le traitant en objet convoité, auquel chacun a droit s’il peut payer, en lui proposant comme premier lien affectif, fondateur, un marché de dupes entre ses parents et une femme qui accepte d’être ainsi utilisée un temps pour disparaître ensuite, l’humanité de l’enfant est mise en péril. Nous devons nous préoccuper de l’avenir de l’enfant, objet de transaction financière contractuelle, et de sa descendance. Ne pas le faire revient à nier tout ce que le passé nous a appris sur ce qui fait la communauté humaine.
Benjamin Coste


samedi 2 mai 2015

La thèraphobie ... encore

Voici arrivé le beau temps de Mai. Mois de Mai, mois de Marie, disent (disaient ?) les Catholiques. Cela est un peu passé de mode, et ce n'est pas plus mal, du moins, pour le Protestant que je suis !
Mais le mois de Mai est devenu le mois des pride. Désolé pour l'horrible anglicisme, mais il est entré dans le vocabulaire. Alors, juste un renvoi à l'article que j'avais écrit l'année passée sur la thèraphobie. Vous le trouverez ici : http://alternatio.blogspot.be/2014_05_01_archive.html.
Vous verrez, il s'applique toujours à ce beau mois de Mai.

lundi 30 mars 2015

Le choc de la Vie


Devant toi s’étend le chemin.
A la naissance du chemin une porte. Elle est fermée, mais pas à clef : “Sonne et entre”.
Certains sont devenus des professionnels de la porte. Ils la regardent, l’étudient, la décapent, la repeignent, la rabotent ou l’admirent. Ils ne connaissent pas le chemin. Le chemin ne les connaît pas.
Certains – peu – sonnent et entrent. Ils trouvent le Propriétaire, l’Auteur, le Fils du Dieu vivant, ressuscité.
Admires-tu encore la porte ?
A quoi bon ? 
Pourquoi rester dehors dans le crépuscule quand du tombeau ouvert la lumière éclatante t’invite à aller son chemin ?
Mon bonhomme, c’est Pâques !
N’as-tu donc pas encore compris ?
Sonne, et entre !
Tu es attendu.

Et si c’était vrai ?
Nous avons l’habitude des cadeaux de Noël. J’aimerais vous offrir un cadeau de Pâques. J’ai écrit un petit livre de contes autour de Pâques.
Le but de mon texte n’est pas de vous abreuver d’arguments. Cela a déjà été fait et pas mal de livres existent au sujet de la résurrection de Jésus, dotés d’une argumentation solide.
Savez-vous que, pour autant que l’on puisse prouver quoi que ce soit dans l’histoire, la résurrection de Jésus fait partie des choses les mieux attestées ? Vous imaginez bien qu’elle a été contestée avec beaucoup de force, et cela dès le tout début. Les arguments invoqués ?
–        Jésus ne serait jamais mort sur la croix, il se serait évanoui.
–        Les disciples de Jésus auraient volé le corps.
–        Les apparitions de Jésus ne seraient que des hallucinations.
–        On se serait trompé de tombeau.
–        Les autorités auraient mis le corps ailleurs.

Chacun de ces arguments a été décisivement rejeté, maintes preuves à l’appui. Les invoquer aujourd’hui trahit une méconnaissance profonde du dossier et un refus flagrant de considérer les choses en face.
Vous trouverez donc autre chose dans ces pages. Par six récits, je veux vous présenter la résurrection de Jésus d’une autre manière et faire ressortir le choc de se trouver soudainement face à la Vie. Si je me sers de fiction, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’une fiction ! Mais la fiction est un moyen fabuleux pour nous toucher autrement.
Après le dernier récit, qui constitue la conclusion, j’ai ajouté un collage des rapports de la résurrection écrits par les témoins contemporains. Vous trouverez ces textes dans les Evangiles, peu importe quelle traduction. Je me suis servi d’une traduction récente pour que le texte soit plus accessible. J’y ai ajouté une partie d’une lettre, écrite au premier siècle à une jeune église chrétienne en Grèce. L’auteur, Paul de Tarse, y résume sa pensée sur cette question cruciale.
J’espère que ces textes vous feront réfléchir d’une toute nouvelle manière à ce que devrait signifier pour vous la résurrection de Jésus.
Vous pouvez télécharger mon livre sous forme pdf sur mon site www.croiretcomprendre.be.


Je vous souhaite une fête de Pâques pleine de sens.

mercredi 11 mars 2015

Vendre son âme au diable ?

Ce n’est pas un sinistre complot du Moyen-âge, ni un avatar du vieux satanisme. Nous sommes au 21e siècle et notre monde si moderne n’a pas peur du diable. D’ailleurs, il ne croit plus à l’existence de l’âme non plus. Alors, vendre son âme au diable relèverait d’une double impossibilité.
Cependant, la vente n’est pas annulée pour autant. Si le prix est alléchant, on vendra tout ce qu’on veut, y compris son âme. Or, voilà que le prix est très alléchant. Un petit pays qui croule sous les pétrodollars est en train de tout acheter dans le vieux monde endetté jusqu’au cou. Ce n’est pas un pays très regardant à ce qui fait la valeur de l’homme. L’esclavage y est toujours en honneur. On y soutient les terrorismes les plus abjects. Ils devraient être les ennemis du genre humain. Mais non. Le prix est trop bon ! On va donc y jouer au foot mondial, quitte à bousculer les habitudes sacro-saintes et de jouer en décembre.
On a vendu son âme. Au diable ? Méfions-nous quand il ne porte pas son nom. Car c’est peut-être bien lui. Et il tient sa comptabilité avec une rigueur exemplaire. Ce qui a été vendu sera réclamé jusqu’à la dernière respiration. Mais tant qu’on peut jouer au foot …
Voici deux articles à contre-courant. A bon entendeur salut.

Au Qatar, pays d’apartheid, il y a près de 2 millions d’esclaves et pas un seul appel au boycott du Mondial 2022 !
fév 25, 2015

Au Qatar, des milliers d’hommes sont des esclaves des temps modernes. Forcés à travailler sous un soleil de plomb, privés d’eau et de nourriture, on leur interdit de s’échapper pour rentrer chez eux. Mais nous pouvons les aider à retrouver la liberté. Et pas une association humanitaire n’appelle au boycott du Mondial 2022 au Qatar !
En revanche, les appels au boycott d’Israël se multiplient, alors que l’Etat Hébreu est la seule démocratie du Moyen Orient où tous citoyens et travailleurs bénéficient des mêmes droits quelques soient leur religion, leur ethnie ou leur origine.
L’an passé, une personne a perdu la vie tous les 2 jours dans les énormes chantiers de la Coupe du monde de football de 2022. Une grande partie de ce projet est gérée par une entreprise américaine dont la dirigeante vit dans une contrée tranquille du Colorado.
Des centaines de milliers d’ouvriers du bâtiment au Qatar, principalement des migrants originaires d’Asie du Sud, sont menacés d’être gravement exploités et abusés, parfois jusqu’au travail forcé, selon Human Rights Watch.
Le gouvernement comme la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) doivent s’assurer que leurs engagements de respecter les droits des travailleurs pendant la préparation de la Coupe du Monde de 2022 soient suivis d’effets. Les entrepreneurs en bâtiment devraient également s’engager de façon publique et précise à faire respecter les normes internationales des droits humains.
La Loi sur le parrainage du Qatar est l’une des plus restrictives de la région du Golfe, dans la mesure où les ouvriers ne peuvent pas changer de travail sans la permission de leur employeur, qu’ils travaillent depuis deux ou vingt ans, et où tous les salariés doivent obtenir la signature d’un “permis de sortie” par l’employeur qui les parraine pour pouvoir quitter le pays.
L’Arabie Saoudite est le seul autre pays du Golfe qui ait également conservé le système problématique du permis de sortie, tandis que les autres pays de la région permettent désormais aux travailleurs de changer de travail à la fin de leur contrat, ou après une période de deux à trois ans au service de leur premier employeur.
Le sous-secrétaire du Ministère du Travail Hussein Al Mulla a annoncé en mai que le Qatar envisageait de remplacer le système du parrainage par des contrats entre employeurs et employés, mais n’a pas précisé comment ces contrats pourraient venir remplacer les lois actuelles sur l’immigration, ni si les ouvriers auraient le droit de changer d’emploi.
Les lois du Qatar interdisent également aux ouvriers migrants de se syndiquer ou de se mettre en grève, bien que l’Organisation Internationale du Travail (OIT) reconnaisse la liberté d’association comme un droit fondamental du travail. Une proposition récente du gouvernement pour la formation d’un “syndicat des travailleurs” ne répond pas aux exigences minimales définissant la liberté d’association, puisqu’elle réserve tous les postes décisionnaires aux citoyens qataris, a affirmé Human Rights Watch.
Les travailleurs migrants représentent 94% de la main d’œuvre du Qatar, un chiffre ahurissant, et c’est le pays du monde qui compte la plus forte proportion de migrants par rapport au nombre de ses citoyens.
Le pays pourrait recruter jusqu’à un million d’ouvriers du bâtiment migrants supplémentaires dans les dix prochaines années, pour construire les stades et réaliser les améliorations des infrastructures que le Qatar a promis dans sa candidature pour l’accueil du tournoi de football de la Coupe du Monde de la FIFA, en 2022.
A quand un appel au boycott du Mondial 2022 au Qatar ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Christian de Lablatinière pour Europe Israël


Le Qatar et l’Arabie saoudite sont-ils nos ennemis ou nos amis ?


Après l’exécution d’un pilote jordanien, la Jordanie a ordonné des frappes très violentes contre l’Etat islamique en Syrie. Après la décapitation de 21 chrétiens égyptiens par l’Etat islamique, l’Egypte a bombardé des positions terroristes en Libye.
Ces actions de guerre impulsives ont été ordonnées sans aucune consultation avec leurs partenaires de la Ligue arabe. Et pour cause…
Immédiatement, le Qatar n’a pas manqué de critiquer violemment ces opérations militaires aériennes unilatérales et s’est vu accuser par l’Egypte de soutenir le terrorisme et l’Etat islamique. Doha a donc immédiatement rappelé son ambassadeur au Caire.
Aujourd’hui, 90 chrétiens viennent d’être enlevés en Syrie par l’Etat islamique. Seront-ils décapités à leur tour ? Et, si hélas c’est le cas, les armes qui serviront à les tuer auront-elles été payées par le Qatar ou l’Arabie saoudite ? Les deux états se sentiront-ils responsables ou feront-ils semblant de s’en laver les mains ?
Les cinq autres monarchies du Golfe composant cette Ligue arabe – Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Koweït, Oman et Bahreïn -, après avoir longtemps hésité, paraissent se ranger aux côtés de l’Egypte. Mais paraissent seulement ! Car à présent, c’est au tour du Pakistan d’accuser directement l’Arabie saoudite de « nourrir l’instabilité dans tout le monde musulman ». Les autorités pakistanaises auraient des preuves concrètes que Riyad finance largement un vaste réseau d’écoles coraniques et de mosquées accusées de fabriquer des terroristes à la chaîne. (En existe-t-il en France, financées par le Qatar ou l’Arabie saoudite ?)
A Islamabad, on considère également que les autres pays de cette Ligue arabe sont impliqués dans ce financement du terrorisme international. Il est vrai que le Pakistan sait de quoi il parle et il n’est pas le mieux placé alors qu’il a participé directement à la formation de ces barbares que sont devenus les talibans.
Le Qatar et l’Arabie saoudite se trouvent donc implicitement accusés d’aider financièrement le terrorisme international et l’Etat islamique. Or, paraît-il, nous sommes en guerre contre ce terrorisme, contre l’Etat islamique : Hollande l’a dit et Valls l’a répété. Nous les frappons quotidiennement avec nos Rafale, et le fleuron de notre marine de guerre, le porte-avions Charles-de-Gaulle, vient d’intervenir contre les terroristes irakiens !
Cela n’est-il pas incompatible avec les intérêts financiers qu’acceptent de ces deux monarchies l’Europe en général, et la France en particulier ? Nous ouvrons nos bras aux investissements de ces pays qui financent les terroristes qui nous assassinent (hôtellerie, immobilier, etc., et même la vitrine de notre football, le PSG) !
Qu’en pense Jean-Christophe Lagarde, nouveau président de l’UDI et vice-président du groupe d’amitié France-Qatar, qui défendait avec fougue ce pays il y a quelques mois encore à la télévision française ?
Manuel Gomez


mardi 24 février 2015

Les voix de la honte

Les noms des Eurodéputés qui ne veulent plus de coopération avec Israël

70 ans après la Shoa, voici 63 députés européens qui préfèrent la terreur palestinienne à la peine de chercher à comprendre ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient. Est-ce parce qu'un Juif mort est tellement plus commode qu'un Juif vivant ? Cela tranche très vivement avec la décision d'une cour de New York que je reprends à la fin de cet article. Comme quoi, la vieille Europe reste toujours empêtré dans les liens de ses vieux démons. Voir aussi mon article sur ce blog concernant le plan de paix palestinien.

Un groupe de 63 députés européens a interpellé récemment Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, en faveur de la suspension de l’Accord d’Association UE-Israël qui est le principal traité entre l’UE et Israël.
Malgré l'énorme crise que traverse l'Europe et le rejet croissant par les citoyens des institutions européennes, 63 membres du Parlement européen s'attaquent à Israël (pas à l'Arabie Saoudite, pas au Qatar, pas à l'Iran, pays qui, comme on sait, respectent les droits de l'homme). Il s'agit d'une bande de gauchistes, communistes et d'écolos - à l'exceptions de quatre socialistes Ana Gomes, Nessa Childers, Tanja Fajo, Maria Arena et de cinq de droite: Javier Nart, Marian Harkin, Ivo Vajgl, Fernando Maura Barandiarán, Sirpa Pietikäinen).
Un groupe de 63 députés européens influents a interpellé Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, en faveur de la suspension de l’Accord d’Association UE-Israël qui est le principal traité entre l’UE et Israël [en fait 62 - la Française Marie Christine Vergiat est répertoriée 2x]. Par cette initiative transpartidaire unique, c’est la première fois qu’autant de députés européens se prononcent pour des mesures aussi sévères contre Israël depuis le massacre de plus de 2.300 Palestiniens l’été dernier à Gaza." Ce qui saute aux yeux c'est que parmi les signataires ne se trouve aucun représentant de partis d'extrême-droite, de soi-disant eurosceptiques et populistes. Ca ferait évidemment mauvais genre au milieu de cet aréopage d'Israël-bashers prescripteurs de morale politique sélective, mais leur présence aurait permis d'allonger singulièrement la liste... La palme revient aux femmes - majoritaires - et aux Espagnols dont 17 parlementaires ont signé l'appel - et on y trouve Pablo Iglesias le nouveau génie de la politique ibérique. Pour ajouter un peu de folklore l'un s'identifie comme Basque (Josu Juaristi) et une autre comme Galicienne (Lidia Rodriguez Senra)...

Bruxelles, le 23 janvier 2015

A l’Honorable Haute Représentante,

Comme vous le savez, plus de 300 groupes de défense des droits humains, de syndicats et de partis politiques de toute l’Union européenne vous ont écrit appelant l’UE à suspendre l’Accord d’association entre l’UE et Israël. Amnesty International et des organisations palestiniennes ont documenté qu’Israël a délibérément ciblé des civils et commis d’autres crimes de guerre lors de sa récente offensive contre les Palestiniens à Gaza. Ce sont des violations graves du droit international et du droit international humanitaire qui ne peuvent être tolérées. [...]

A tout le moins, nous demandons instamment à la Commission d’examiner quelles mesures doivent être prises pour que l’UE et ses Etats membres répondent à leur obligation légale, comme indiqué dans la décision de 2004 de la Cour internationale de Justice, de ne pas apporter reconnaissance, aide ou assistance aux violations israéliennes du droit international, y compris en imposant des mesures restrictives sur le commerce et les relations économiques qui facilitent l’existence et l’expansion des colonies israéliennes illégales.

Nous vous exhortons à prendre des mesures fortes en faveur d’une paix juste entre Israël et les Palestiniens.

Cordialement,

1 Martina Anderson (Irlande, GUE / NGL)
2 Patrick Le Hyaric (France, GUE / NGL)
3 Angela Vallina (Espagne, GUE / NGL)
4 Marisa Matias (Portugal, GUE / NGL)
5 Lynn Boylan (Irlande, GUE / NGL)
6 Liadh Ní Riada (Irlande, GUE / NGL)
7 Matt Carthy (Irlande, GUE / NGL)
8 Younous Omarjee (France, GUE / NGL)
9. Lidia Senra Rodriguez (Galice, GUE / NGL)
10 Marie Christine Vergiat (France, GUE / NGL) 2 x
11 Lola Sánchez (Espagne, GUE / NGL)
12 Anne-Marie Mineur (Pays-Bas, GUE / NGL)
13 Dennis De Jong (Pays-Bas, GUE / NGL)
14 Pablo Iglesias (Espagne, GUE / NGL)
15 Teresa Rodriguez-Rubia (Espagne, GUE / NGL)
16 Tania Gonzalez Peña (Espagne, GUE / NGL)
17 Pablo Echenique (Espagne, GUE / NGL)
18 Neoklis Sylikiotis (Chypre, GUE / NGL)
19 José Bové (France, Verts / ALE)
20 Merja Kyllonen (Finlande, GUE / NGL)
21 Javier Nart (Espagne, ADLE)
22 Keith Taylor (Royaume-Uni, Verts / ALE)
23 Ana Gomes (Portugal, S & D)
24 Marina Albiol (Espagne, GUE / NGL)
25 Josu Juaristi (Espagne, GUE / NGL)
26 Javier Couso (Espagne, GUE / NGL)
27 Paloma Lopez (Espagne, GUE / NGL)
28 Malin Björk (Suède, GUE / NGL)
29 Rina Ronja Kari (Danemark, GUE / NGL)
30 Jill Evans (Royaume-Uni, Verts / ALE)
31 Sofia Sakorafa (Grèce, GUE / NGL)
32 Nessa Childers (Irlande, S & D)
33 Eleonora Forenza (Italie, GUE / NGL)
34 João Ferreira (Portugal, GUE / NGL)
35 Ines Zuber (Portugal, GUE / NGL)
36 Miguel Viegas, MdPE (Portugal, GUE / NGL)
37 Marian Harkin (Irlande, ADLE)
38 Marie-Christine Vergiat (France, GUE / NGL) x 2
39 Bodil Ceballos (Suède, Verts / ALE)
40 Karima Delli (France, Verts / ALE)
41 Pascal Durand (France, Verts / ALE)
42 Yannick Jadot (France, Verts / ALE)
43 Eva Joly (France, Verts / ALE)
44 Michèle Rivasi (France, Verts / ALE)
45 Alyn Smith (Royaume-Uni, Verts / ALE)
46 Molly Scott Cato (Royaume-Uni, Verts / ALE)
47 Curzio Maltese (Italie, GUE / NGL)
48 Jordi Sebastia (Espagne, Verts / ALE) (mandat 2014-2015)
49 Florent Marcellesi (Espagne, Verts / ALE) (mandat 2016-2017)
50 Dimitrios Papadimoulis (Grèce, GUE / NGL)
51 Ivo Vajgl (Slovénie, ADLE)
52 Josep-Maria Terricabras (Espagne, Verts / ALE)
53 Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE)
54 Tanja Fajon (Slovénie, S & D)
55 Philippe Lamberts (Belgique, Verts / ALE)
56 Ernest Urtasun (Espagne, Verts / ALE)
57 Judith Sargentini (Pays-Bas, Verts / ALE)
58 Luc Ming Flanagan (Irlande, GUE / NGL)
59 Margrete Auken (Danemark, Verts / ALE)
60 Bart Staes (Belgique, Verts / ALE)
61 Fernando Maura Barandiarán (Espagne, ADLE)
62 Barbara Spinelli (Italie, GUE / NGL)
63 Marie Arena (Belgique, S & D)

PPE = Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens)
S&D = Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen
ADLE = Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
GUE/NGL = Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
Verts, ALE = Groupe des Verts/Alliance libre européenne



Une cour américaine condamne l’Autorité palestinienne pour terrorisme avec paiement de dommages d'un montant de 655$

L’Autorité palestinienne a été condamnée pour avoir fomenté des attaques terroristes ayant conduit à la mort de citoyens américains en Israël durant la seconde Intifada.

Kent Yalowitz, avocat des plaintifs lors d’un procès qui fera date contre la terreur palestinienne, déclarait : L’Autorité palestinienne et l’OLP ont été condamné par un jury américain pour avoir perpétré six attaques odieuses ayant causé la mort et des blessures de centaines de civils.
Le Centre juridique d’Israël (Israel Law Center), une organisation juridique israélienne (connu sous le nom de Shurat Hadin) y a représenté 10 familles qui ont mis l’Autorité palestinienne au tribunal pour avoir incité, planifié et exécuté six attaques terroristes ayant tué des citoyens américains en Israël durant la seconde Intifada, notamment entre 2002 et 2004.