Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

vendredi 23 janvier 2015

Merci Charlie !

Il n’y a pas un jour sans que les répliques du séisme de l’attaque sur Charlie Hebdo secouent notre monde. Avec une unanimité hallucinante, nos médias nous servent des variations sans fin sur le thème de cette Liberté que les barbares ont osé enfreindre, envahir, profaner. Dans le Focus Vif du 16 janvier, Laurent Raphaël se sert de ce langage étonnant. “Les barbares ont profané un sanctuaire.” Rien de moins ! Nous sommes en plein culte laïc. Comme quoi il est vraiment difficile à se défaire de la religion ! Vous la chassez par la porte et elle rentre par la fenêtre. Charlie Hebdo un sanctuaire ? On en rirait, et sans doute ses journalistes en premier. Mais il ne faut pas rire. Ce serait une expression de votre liberté peu appréciée. A peine tolérée. Bientôt plus tolérée. Car c’est sérieux. Ne vient-on pas de perdre notre innocence heureuse, notre blanche virginité ? On croyait qu’on pouvait tout dire sans avoir à se soucier des conséquences. Tout dire. Tout insulter. Tout blasphémer. N’est-ce pas un droit inaliénable ? Et ces barbares ont osé profaner cela !
Notons tout d’abord la violence des propos. Une violence toute religieuse. Le sanctuaire du culte laïc a été profané et le ton se fait tout de suite virulent. C’est que nous sommes devant une religion qui refuse de dire son nom. L’athéisme agressif que pratique Charlie Hebdo est religieux. Et il supporte très mal la compétition d’autres cultes. La Liberté qu’il réclame ne tolère aucun rival. La couverture du Vif-l’Express du 16 janvier donne le ton. Il titre sur sa couverture : Ces fanatiques qui nous promettent l’Apocalypse, et, en dessous, Salafistes, évangélistes, juifs ultra… … Comment les neutraliser ? Si cela n’est pas une incitation à la haine …. Les évangélistes ? Tout ce qui y fait une référence oblique à l’intérieur du magazine se résume à un court article sur George Bush, qui n’était pas un évangéliste mais un président. C’est que ce journal à la réputation si sérieuse ne sait toujours pas faire la distinction entre évangélistes et Evangéliques ? On en est encore là ? Et si la référence en couverture est bien aux Evangéliques, c’est que donc un culte reconnu par l’Etat belge est l’équivalent des Salafistes et autres brandisseurs de kalachnikovs ? C’est cela la version du journal du “Vivre ensemble” ? Une invitation à neutraliser tous ceux qui gênent ? Neutraliser. Le verbe était cité lors de la reprise par la police du supermarché juif.
Autrement dit, ce journal, si fier de sa laïcité, propose un pogrom ? Le culte laïc porte bien son nom. Non seulement il pratique des choses éminemment religieuses : baptêmes, communions, …, mais il voudrait maintenant lancer une grande inquisition, dans la plus impure tradition de ce qui s’est fait de pire dans notre histoire religieuse. Chassez le religieux, il revient au galop …
Mais il faut aller plus loin dans l’horreur. Les événements récents, et la une du nouveau Charlie Hebdo en particulier, ont déclenché une vague de violence dans le monde. Au Pakistan, au Nigéria et au Niger, pour ne mentionner qu’eux. Contre qui ? C’est vrai qu’il y a eu des démonstrations contre les ambassades françaises. C’est de bonne guerre. Mais qui ont payé ? Qui a-t-on tué ? De qui a-t-on saccagé et brûlé les “sanctuaires” (permettez que je réutilise ce mot). Des laïcs ? Des athées ? Non. Des Chrétiens. Eux qui, dans l’ensemble, ont été choqué et blessé par les publications de ce journal. Eux qui ont été les premiers à être insultés en ce qu’ils ont de plus sacré (mais eux ne s’arment pas de kalachnikovs, ils subissent et, tant que possible, bénissent ceux qui les persécutent). C’est contre eux que la violence s’est déchaînée. C’est un comble. La Liberté adorée des laïcs tue et saccage les Chrétiens. Voici un rapport que je viens de recevoir du Niger :
[Le] drame que nous vivons depuis le vendredi 16 janvier [curieusement, la date de la sortie du Vif-l’Express “apocalyptique” EE]. La situation se présente comme suit :
 1. Bilan 
 -            Niamey : 187 ménages soit 1176 personnes sans abris; 46 églises évangéliques et 15 paroisses catholiques totalement saccagées et entièrement calcinées.
 -            Zinder : 42 ménages soit 693 personnes sans abris; 10 églises évangéliques et 1 paroisse catholique totalement saccagées et entièrement calcinées  
 -            plusieurs domiciles des pasteurs et de quelques chrétiens ont été également brûlés. Nous n'avons pas encore le nombre exact. On parle de 16 à Niamey et 11 à Zinder.  
 -            les localités de Gouré, Matameye et Tanout sont actuellement la cible de ces forcenés.
 Etc.
En tête de ce blog, j’avais écrit la ligne suivante, inspirée par les événements récents : “Le culte de la Liberté aboutira à la tyrannie de la Liberté et les pires exactions seront commises en son nom.” C’est exactement ce qui commence à se voir. Et le plus terrifiant, c’est que les libertaires de l’Occident sont dans le même camp que les exécutants au loin. Les barbares occidentaux ont eu la gentillesse d’armer les bras des barbares ailleurs. Ainsi, la Liberté vantée, adorée et défendue à tort et à travers se fait homicide.
La Liberté sans responsabilité et sans décence est une tueuse de vies innocentes.

Merci Charlie.

lundi 19 janvier 2015

L’Islam retenu

L’article suivant est paru en novembre 2014 dans un magazine chrétien néerlandais, De Oogst. L’auteur, Hans Frinsel, est missionnaire en Guinée Bissau, un pays à dominance islamique d’Afrique occidentale. Il réagit à la guerre menée contre l’Etat Islamique en Iraq et en Syrie. Il est encore plus actuel en ces jours qui suivent l’attaque contre Charlie-Hebdo à Paris. J’y ai changé les références à la situation néerlandaise contre des références plus générales à notre situation européenne.

“Tu sais, on devrait te tuer !” Un jeune homme était devenu chrétien en se détournant de l’Islam. C’est un membre de sa famille qui lui dit ces mots. Pas avec colère. Même pas comme une menace. Il y avait plutôt du soulagement. Ils n’avaient pas besoin d’aller jusqu’au bout dans les conséquences normales de leur foi.
Pourtant, malgré les bonnes intentions, ces mots contiennent une sombre menace, un potentiel retenu de ce qu’est vraiment l’Islam.
Les politiciens s’inquiètent de la radicalisation des musulmans. Ils aiment faire une distinction entre les radicaux et “l’Islam modéré”. Ils ont besoin d’un Islam modéré et sont prêts à la fabriquer de toutes pièces. Mais existe-t-il un Islam modéré ?
Le mot “modéré” nous donne un sentiment de calme. ‘Modérer, réduire, contenir à l’intérieur d’une certaine mesure’. Mais de quelle mesure parlons-nous ? S’il y a un Islam modéré, cela veut-il dire qu’il y a aussi un Islam originel qui ne le soit pas du tout ? Un Islam modéré tient d’un tour de langage. Bien sûr, il y a des mouvements islamiques modérés, comme les Soufis, un mouvement mystique. Mais dans ce mouvement, le Coran a une place moins exclusive, ce qui fait traiter d’hérésie ce mouvement par d’autres musulmans. Il y a des musulmans libéraux qui ne prennent pas vraiment au sérieux leur propre livre. Mais ils sont extrêmement prudents dans leur manière d’en parler ! Il y a des musulmans modérés, mais il n’y a pas d’Islam modéré. Quant à la frontière entre les musulmans modérés, orthodoxes et radicaux, elle est plutôt floue.
Décapitations
Or, voilà que l’Etat Islamique (EI) nous rend les choses plus faciles. Tout à coup, le mal a reçu une identité claire. Cela convient bien à nos politiciens occidentaux. Maintenant, ils peuvent opposer le reste de l’Islam, qui est “modéré”, et l’EI. Les décapitations par l’EI choquent les ‘amis’ autant que les ‘ennemis’ et rendent beaucoup de gens malades. Obama mobilise une coalition contre l’EI et veut y impliquer tant que faire se peut des états et des mouvements islamiques “modérés”. Mais le problème est évident : l’Arabie Saoudite fait partie de la coalition. Cela fait-il de ce pays un état “modéré” ? L’Islam dans ce pays est tout sauf modéré. La Sharia y est appliquée rigoureusement, et la décapitation comme punition y est tout sauf inconnue, y compris pour des “crimes” que le reste du monde ne considère absolument pas comme des crimes passibles de la peine de mort. Il y a une tolérance zéro envers les autres religions. C’est justement ce pays qui exporte des formes extrêmement orthodoxes de l’Islam qui sont en fait les salles d’accouchement des extrémistes.
Belzébul comme allié ?
Au Pakistan, un autre allié des USA, nous voyons comment la vie des chrétiens est régulièrement mise en danger. En fait, ils sont pratiquement des hors la loi. On voit la même chose dans bien d’autres états islamiques. Chaque année, beaucoup de chrétiens meurent pour leur foi dans ces pays. Ils meurent parce que c’est la loi, la sharia, ou sans que ce soit la loi, et sans pouvoir compter sur la protection de la justice. L’Index mondial des persécutions, édité par Portes Ouvertes, énumère les pays où sévit la persécution. [1] Ces pays ne sont pas tous des états islamiques radicaux. Mais ceux qui pensent autrement sont et demeurent des citoyens de second rang dans ces pays où l’Islam détermine la loi. Au Soudan, une femme fut condamnée à mort, d’abord parce qu’elle s’est mariée avec un chrétien, ensuite parce qu’elle était devenue chrétienne à son tour.
Obama veut impliquer l’Iran dans la coalition contre l’EI. Mais peut-on vraiment considérer ce pays comme un état islamique “modéré” ? N’est-ce pas chasser les démons par Belzébul ? L’Iran a ses propres intérêts pour combattre l’EI, mais elle vise en même temps une toute autre fin que l’Occident. L’Iran est d’ailleurs la force derrière le mouvement terroriste Hezbollah.
Retenu
Ce que l’Occident appelle l’Islam “modéré” devrait en fait être décrit comme un “Islam retenu”. En Europe, beaucoup de musulmans vivent en paix. Beaucoup parmi eux n’ont d’autre ambition religieuse que de continuer ainsi. Mais l’Islam a une autre ambition. Partout où se réveille le vrai Islam naissent radicalisme et jihadisme. Les conséquences du “Printemps arabe” en sont la preuve. Il a été accompagné d’un réveil islamique, et quel résultat !
Il y a quelques années, des dirigeants modernes se plaisaient à souligner que le Jihad n’était pas nécessairement un chemin de violence, mais surtout un combat intellectuel pour la foi islamique. Aujourd’hui, nous voyons que c’est faux. Bien sûr que l’on peut appeler Jihad la diffusion paisible de l’Islam, mais de nos jours, le jihad et le jihadisme sont par définition un chemin de violence islamique. Le Jihad et la violence sont sur la même longueur d’onde.
Une illusion
Tout est concentré sur l’EI. C’est un mal qu’il faut combattre. Mais le mal se résume-t-il à l’EI ? Dans un discours sur le combat contre l’EI, le premier ministre britannique David Cameron a répété ce qui n’est qu’une autre illusion occidentale politiquement correct : L’Islam est une religion de paix. [2] C’est un non-sens et une absurdité. Il voudrait ainsi suggérer qu’il y a une ligne de séparation claire entre les extrémistes et “l’Islam modéré”. Une telle ligne de démarcation est difficile – si pas impossible – à tracer, tout simplement parce qu’elle n’existe pas. Bien sûr, il y a beaucoup de musulmans qui aiment la paix, mais cela n’est pas grâce à leur religion, c’est malgré leur religion. La paix de l’Islam consiste en la soumission de tout et de tous à l’Islam. Il a donc une toute autre définition de la paix.
Toute cette activité intense pour détruire l’EI, est-ce vraiment le bon chemin ? Il y a à juste titre une grande inquiétude devant la croissance de l’extrémisme islamiste dans le monde. L’Occident ne sait pas comment y répondre. C’est pourquoi on essaie de le minimiser. “Il ne s’agit que d’un petit noyau dur, d’un groupe restreint.” L’EI semble donner à cela une étiquette bien définie. Mais on refuse de voir que le problème est autrement plus grand. Une grande coalition, internationale et, surtout, impliquant des états arabes, devra exciser cette tumeur de la communauté internationale. Mais il est naïf de croire qu’ainsi le problème sera résolu. Au Moyen-Orient, on sait que la question est bien plus complexe.
Des réseaux de terrorisme
Al-Sissi, lorsqu’il était encore le ministre des affaires étrangères d’Egypte, avait insisté auprès de son collègue américain John Kerry que l’on ne devrait pas se limiter à l’EI, mais qu’on devrait aussi s’occuper d’autres réseaux terroristes islamistes. Al-Sissi connaît bien mieux son petit monde que Kerry. Mais est-il raisonnable de s’impliquer dans une lutte aussi complexe ? Quelles organisations faudrait-il viser ? Lesquelles ignorer ? C’est le genre de dilemme qui rend les pays européens frileux d’intervenir en Syrie et d’armer des groupes de rebelles. L’EI était un de ces groupes. Fin septembre 2014, on entendait qu’un autre groupe du même genre agissait en Syrie, les Khorasan. A quels groupes islamistes peut-on se fier ?
Ce fut le problème en Afghanistan. Dans leur combat contre les Russes, les Talibans avaient été armés par les Américains. Mais une fois au pouvoir, ils se sont révélés comme un régime islamiste cruel et radical.
Une fosse à serpents
Les cruautés perpétrées par le Hamas ne sont pas très différentes des activités de l’EI, et pas seulement contre Israël, mais aussi dans des luttes fratricides. La vraie différence entre le Hamas et l’EI se résume à une campagne de relations publiques bien plus subtile de la part du Hamas. Si nous suivions le conseil d’Al-Sissi, nous devrions aussi combattre le Hamas. Mais dans nos capitales européennes politiquement correctes, cela serait inacceptable. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, est manifestement une organisation terroriste, mais nous faudrait-il le traiter en allié maintenant que l’Iran est entré dans la coalition contre l’EI ? Celui qui se mêle à la lutte contre les extrémistes islamistes doit savoir qu’il pénètre dans une fosse à serpents.
Les alliés que nous armons aujourd’hui pourraient bien se révéler être des menaces énormes pour notre monde. Cela est dans la nature de la religion islamique. Elle se servira d’alliances si cela est à son avantage, mais, en suivant l’exemple de son prophète, elle brisera de telles alliances de traitre manière si cela sert son but ultime : l’hégémonie mondiale de l’Islam. Par définition, l’Islam est tout sauf démocratique, mais il se servira de la démocratie tant que cela constitue la meilleure arme du Jihad. Il saura l’échanger contre un Jihad de violence lorsque cela servira son but. Naturellement, il y a des pays et des politiciens islamiques qui ne sont pas en faveur d’un tel radicalisme, parce qu’ils jugent que les conséquences ultimes de leur religion ne sont pas désirables. Mais leur confrontation au problème ne fait qu’accentuer le dilemme.
Une démocratie sans force
Il n’y a pas si longtemps, nous avons vu l’armée égyptienne intervenir pour démettre son président démocratiquement élu et pour écarter du pouvoir les Frères Musulmans. L’ancien premier ministre britannique Tony Blair, délégué spécial de l’UE pour le Moyen-Orient, a exprimé son soutien pour cette action non-démocratique du fait que les Frères Musulmans étaient en voie de s’inféoder l’Egypte toute entière. Il est vrai que la domination absolue des Frères Musulmans aurait eu des conséquences graves pour toute la région, et certainement pour les chrétiens et pour tous ceux qui ne partageaient pas leur point de vue. En même temps, c’est un exemple manifeste de l’impuissance de la démocratie devant un Islam libéré.
Même si on devait réussir à vaincre l’EI, le même problème ferait aussi vite surface ailleurs, là où l’Islam se réveillerait. La violence occidentale contre les excroissances islamistes, même avec le secours de musulmans, touchera toujours une corde très sensible auprès des musulmans. La réaction des USA contre l’occupation du Kuwait par l’Iraq dans la dernière décennie du siècle passé était sans doute justifiée. Pourtant, elle a suscité auprès  de musulmans orthodoxes, comme Oussama Bin-Laden, une haine profonde contre l’Amérique, et ce, malgré le fait que l’Arabie Saoudite et d’autres états islamiques aient soutenu l’Amérique.
L’attaque du 11 septembre a été en plusieurs endroits une occasion de réjouissances publiques parmi les musulmans “modérés” d’Europe. Cela aurait dû nous ouvrir les yeux. Nous aimerions croire que les sympathisants de l’EI et les partisans du Hamas criant “Mort aux Juifs !” soient une petite minorité parmi nos musulmans européens. Nous refusons de reconnaître qu’il y a un radicalisme latent, sous la surface, qui n’attend qu’une étincelle pour s’embraser dès que, quelque part dans le monde, on se met à combattre les musulmans, qu’ils soient des terroristes cruels ou non. La lutte contre l’EI est une guerre de religion et beaucoup de musulmans le ressentent ainsi.
Un faux sentiment de sécurité
La racine du problème d’organisations comme l’EI, Boko Haram, Al-Shabaab, Hezbollah ou Hamas n’est pas dans les personnes qui les constituent, mais dans leur source d’inspiration : l’Islam. Ce que nous connaissons comme un Islam “modéré” est en fait un Islam “retenu”. Chaque fois que l’on se met à suivre cette religion jusqu’à ses dernières conséquences, ce genre de mouvements en sont le résultat. Dans notre monde moderne, certains pays et mouvements islamiques font que l’Islam est “retenu”, parfois par considérations pragmatiques et politiques, parfois aussi parce qu’on est mal-à-l’aise devant les conséquences ultimes de sa propre religion, comme dans l’exemple cité au début de cet article.
Dans nos pays occidentaux, l’Islam se retient parce que cela permet de se créer plus d’espace politique et social. Mais cela inspire un faux sentiment de sécurité à notre société.
Un danger latent
Les musulmans forment-ils une menace ? Non, mais un danger latent se cache dans leur religion. Faut-il combattre l’EI de manière violente, comme la coalition est en train de le faire ? Jusqu’où ? C’est un dilemme difficile qui nécessite des décisions pénibles de la part des gouvernements et des dirigeants politiques, du fait du grand danger couru par tant de gens. Mais en tant que chrétiens nous savons que la seule réponse à cette religion de violence est l’amour de Christ.
Comment est-il possible de montrer l’amour de Christ en cette situation ? Bien sûr que nous devons venir au secours des chrétiens et d’autres qui doivent fuir pour leur vie, et les accueillir généreusement. Au Nigéria et dans la République Centrafricaine, les chrétiens commencent à donner aux musulmans la pièce de leur monnaie. C’est un chemin funeste, à l’opposé du chemin du Christ. Mais nous devons comprendre la menace constante sous laquelle vivent ces chrétiens, face à des musulmans fanatiques qui n’hésitent devant aucune cruauté. Prions-nous pour eux ? Souffrons-nous avec eux ?
Tout près
Ne pensons pas que ceci est encore très loin de nous. Ces choses s’approchent de nous. Plus l’Europe est impliquée dans l’imbroglio de la lutte dans le monde islamique, plus cette violence s’approche de nos portes. Nous trouvons difficile de nous imaginer autre chose que la paix. Mais le temps est au changement. En Europe aussi, la paix sera enlevée. Quelle sera notre réaction quand nos petites vies faciles, protégées et luxueuses se trouveront cruellement mises sens dessus dessous par un Islam qui refuse d’encore se retenir ?
Notre vie tourne autour de quoi ? Qu’est-ce qui remplit notre cœur ? Le défi en cette nouvelle situation sera : Pourrons-nous vivre et apporter l’amour de Christ autour de nous ? C’est la seule arme contre laquelle l’Islam n’a pas de réponse.
Hans Frinsel


Puis-je vous suggérer la vidéo suivante par Wafa Sultan, une psychiatre américaine d’origine syrienne “Le problème, c'est l'Islam” : https://www.youtube.com/watch?v=RFN8ahYN1b0




[2] Aujourd’hui, juste après l’attaque contre Charlie-Hebdo, on entend cela partout. Mais pour vérifier l’affirmation, il suffit de se demander dans quel pays islamique au monde règne la paix et le respect des croyants d’autres religions. Il suffit de poser la question : Que se passe-t-il si un membre d’une famille musulmane devient chrétien ? Presque partout, il risque la mort. (EE)

lundi 12 janvier 2015

Je ne suis pas Charlie (2)


La grande marche d’hier a réuni en divers endroits des millions de gens. Ce fut un événement remarquable de confession publique : des millions de gens se sont identifiés par ces mots “Je suis Charlie”. Malheureusement, cette confession ne produira pas une catharsis globale. Car elle ne fut pas tant une confession qu’une profession. Pas : “je me reconnais dans la violence anti-Dieu de Charlie. Je suis Charlie, je suis pécheur comme eux et je mérite autant qu’eux la terrible sentence de la mort.” Cela aurait été révolutionnaire ! Il aurait pu conduire à une vraie liberté.
Mais ce n’était qu’une profession : “moi aussi, je revendique la même liberté et le même héritage de mai 68.” Il n’y aura donc pas de catharsis. Il n’y aura qu’une descente aux enfers. Je m’explique.
On a marché derrière des bannières clamant la liberté d’expression, contre la haine, pour la démocratie, pour des valeurs dont Charlie était, est, le porte-fanion. La liberté. Ce fut la valeur phare de la marche. La démocratie n’est pas en soi une valeur, c’est un système politique avec ses bons côtés et ses perversions, comme tout système politique. L’amour est une belle valeur, encore que, érigé en absolu, libre de toute responsabilité, il n’est souvent qu’une excuse pour le sexe. Marcher contre la haine est une belle chose. Mais agir contre la haine est autrement plus exigeant. La pancarte ‘Dieu n’existe pas’ que j’ai vue dans la foule à Paris, et qui fut une des valeurs négatives typiques de Charlie, ne m’encourage pas à croire que les paroles accoucheront de beaucoup d’actes. La présence des parangons de la haine lors de la marche à Paris, comme le sinistre Mahmoud Abbas, grand meurtrier devant l’Eternel, ne promet rien de bon. [1]
La Liberté. Voilà la nouvelle déesse. La révolution française avait érigé la Raison comme déesse d la France. La mise en place de la guillotine a montré que toute idole est cruelle. Le Christianisme avait fait oublier cette cruauté des idoles. Mais même quelque chose d’aussi éminemment raisonnable que la Raison, une fois érigée en idole s’est prouvée être d’une cruauté intolérable. De même, la Liberté, déesse de la révolution de mai 68, sera une idole cruelle.
Elle est d’ailleurs toute relative. Un exemple suffira pour le démontrer. Si des chrétiens devaient dire de l’homosexualité le tiers du quart de ce que dit Charlie du Christianisme, ils se trouveraient au tribunal. La liberté d’expression n’est ni pour tout le monde, ni pour toute opinion. Elle a un champ d’application rigoureusement restreint. Elle se révélera une dictature terrible et au nom de la liberté, on fermera la bouche à qui on veut.
La liberté que nous voulons préserver à tout prix est une idole cruelle. Elle causera la perte de l’Occident. Cette ultime valeur refuge sera comme un roseau qui perce la main de qui s’en saisit. La liberté sans Dieu sera un piège pour notre monde. Elle n’annonce pas des lendemains qui chantent, mais des nuits qui pleurent.
La vraie liberté est celle qu’a apportée le Christ. Il a dit : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres. La liberté de Charlie produit l’esclavage parce qu’elle est fondée sur le mensonge. En se lassant du message de Christ, souvent sans même le connaître !, l’Occident a embrassé le mensonge. Il s’y étouffera.



[1] J’entends les protestations (et je sais que cette vérité n’est pas vraiment concernée par la liberté d’expression tant vantée). Cependant, je dis vrai. Il suffit d’analyser la politique activement poursuivie par Abbas : encouragement de meurtres et d’attaques contre des cibles aussi dangereuses que des femmes enceintes, des enfants, des personnes âgées et des rabbins en prière. Ce qui est régulièrement perpétré avec les félicitations de l’autorité palestinienne, et cela depuis des lustres, fait pâlir les événements récents à Paris. Le soutien actif de nos pays à ce genre de choses rend la participation de beaucoup à la marche quelque peu hypocrite.

jeudi 8 janvier 2015

Je ne suis pas Charlie

Tout d’abord, pour être tout à fait  clair, les assassinats perpétrés lors de l’attaque contre Charlie Hebdo sont à condamner sans aucune réserve mentale. Jamais,  le meurtre ne peut être banalisé, justifié, excusé. Jamais.

Cela étant clair, je ne suis pourtant pas Charlie. Je peux comprendre le choc des médias et des politiques devant la barbarie déclenchée en plein Paris. Mais quand j’entends parler par ces mêmes médias des valeurs de notre société actuelle, soi-disant battues en brèche par les tueurs de Paris, je ne peux pas suivre.

Quelles valeurs ? Rire de tout ? Se moquer de tout ? Provoquer inutilement, et souvent stupidement, ce que les gens tiennent pour sacré ? Insulter, dénigrer parce que ce serait cela, la liberté de presse ?

Quelles valeurs ? Imposer la dictature de petites minorités et interdire la liberté de parole à ceux qui osent s’y opposer ? Imposer certaines idées et interdire ceux qui osent répandre des idées alternatives ? Nos pontes médiatiques ne savent même pas à quel point l’espace de liberté s’est rétrécie pour quiconque ne souscrit pas à leurs dogmes.

Quelles valeurs ? Notre société tue les enfants non encore nés par millions, année après année, et aux frais du contribuable.

Quelles valeurs ? Le droit de tuer “dans la dignité” les plus fragiles ?

On a éliminé les valeurs qui ont formées le fondement de notre société et qu’a-t-on mis à leur place ? Une tolérance dévoyée exclusivement applicable à ceux qui sont d’accord avec eux. Une dévaluation de la vie par les marchands de la terre et leurs cargaisons de corps et d’âmes d’hommes (Apocalypse 18.11-13). Un matérialisme étouffant qui cherche à  éradiquer toute pensée du Dieu de la Bible. Et une crédulité à toute épreuve que tout cela n’aura aucune conséquence.

Je lisais ce matin au réveil de la tuerie de Paris, ces mots écrits il y a deux ans (dans le calendrier Méditations quotidiennes pour le jour même de la tuerie ...) : “Les repères seraient-ils perdus ? Non, ils sont niés, vilipendés, attaqués, pour le moins bafoués. De là vient aussi la crise morale encouragées par l’étalage et l’agrément de l’escroquerie et du mépris de la vie. On appelle le mal bien et on le rembourse, et le bien mal, et on le réprime. Difficile d’imaginer que nous en sommes arrivés là. Mais comment le nier ?”

Ce sont ces “valeurs” que défend Charlie Hebdo. Alors, non, je ne suis pas Charlie.

Rire de tout ? Il y a quelques années, une marque belge de chaussures a fait une campagne publicitaire dans la presse gratuite. Un dessin étalé sur une moitié de page montrait Jésus, s’arrachant de sa croix pour aller acheter des chaussures. Franchement, cela ne se fait pas. Non parce que c’est interdit, mais parce qu’on devrait se l’interdire. Il y a des limites imposées par la bienséance et par le respect de ceux qui ne réagiront pas, même quand on les blesse inutilement par provocation. Je m’étais dit au moment : “Qu’ils soient courageux et qu’ils fassent la même chose avec l’Islam.” Charlie Hebdo a eu ce courage, ou faut-il mieux parler de témérité ? C’est bien sûr le même manque de goût, et la même volonté de blesser inutilement. Ils ont cherché. Hier, ils ont trouvé. Non, je ne veux pas être de mauvais goût. Je condamne totalement ce qui s’est passé. Mais je ne suis pas étonné.

Notre monde occidental sans valeurs, dévalorisé, qui étale son nihilisme moral et spirituel par tous les médias, ne devrait pas se permettre le luxe d’oublier les leçons du passé. Une société déracinée et dévergondée disparaît tôt ou tard. Babylone, Rome, les Mayas, les Incas, pour ne mentionner qu’eux, en ont tous fait l’expérience. L’Occident n’y échappera pas. Que ce soit par Attila, surnommé le fléau de Dieu, qui signa la fin de Rome, que ce soit par des Huns modernes ou que ce soit par la fin du monde qu’annonce très sérieusement la Bible.


Les chrétiens ne prendront pas les armes. Ils connaissent la parole : “A moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur.” Un monde qui oublie cela court à la ruine.

mardi 23 décembre 2014

Le plan de paix palestinien

Les derniers mois de 2014 ont été marqués par une activité concertée de plusieurs des parlements européens pour reconnaître un état palestinien. Il s’agit d’une initiative aussi originale qu’étonnante. Jamais encore, nos parlements avaient entrepris une telle action en faveur d’autres peuples. Pensez aux Tibétains ou aux Kurdes, deux peuples opprimés depuis plus longtemps, deux peuples plus nombreux, deux peuples avec une longue histoire nationale, et deux peuples sans doute bien plus méritants. Mais, apparemment, nos parlementaires n’ont jamais vu le besoin de les aider par une telle action unilatérale. Mais bon, il fallait bien commencer quelque part, dira-t-on. Chiche qu’ils remettront le couvert en 2015 en faveur de ces deux peuples oubliés ?
Sur quelle base, nos parlementaires ont-ils voté en faveur d’un état palestinien ? Comme nos parlementaires ne font pas n’importe quoi, on l’espère du moins !,  ils ont donc dû être au courant d’un plan de paix palestinien, plan qu’Israël refuserait de respecter. Leur vote manifesterait donc leur accord avec ce plan de paix. Bien sûr, la méthode montre des faiblesses sérieuses : il aurait été mieux de mettre les deux partis autour de la table pour discuter sur base de ce plan !
Mais de quel plan s’agit-il ? Là, à brûle-pourpoint, vous seriez sans doute un peu pris de court par la question. J’ai donc fait des recherches pour vous aider et je suis heureux de pouvoir vous communiquer les grandes lignes du plan de paix palestinien. Mieux que ça, je vous le livre en sa totalité, tel qu’il a été communiqué publiquement par l’autorité palestinienne. Le voici :
«  »
Voilà donc le plan de paix palestinien, version officielle. C’est éloquent, non ? Un tel silence devrait nous parler ! Vous voyez à quel point nos parlementaires étaient vraiment très sérieux dans leur analyse de la situation, analyse qui a précéder leur vote. Oui, mais, direz-vous, voilà ce qui en est sur le plan officiel. Mais il y a sûrement un plan, disons, secret ? C’est vrai, il y en a un. Il se résume en une ligne : Exterminez tous les Juifs et nous aurons la paix. Vous ne me croyez pas ? Faites vos propres recherches. Tel a été le refrain inchangé et inchangeable des autorités dites palestiniennes depuis de très longues années.
Permettez-moi de vous rappeler ce qu’on oublie en général. Les parlements européens, dans un sens, n’ont rien fait de très original. A trois reprises, on a offert aux dits Palestiniens un état. A trois reprises, ils l’ont refusé. La dernière fois était en 2000-2001, et l’offre émanait d’Ehud Barak, alors premier-ministre d’Israël. L’offre fait à Yasser Arafat proposait un état avec Jérusalem-Est pour capitale et 30 milliards de dollars à la clé. Arafat l’a refusé et a lancé l’intifada. Des centaines de morts dans les deux camps étaient le résultat de son refus, parce qu’il avait calculé que cela valait mieux … pour lui.
Qu’en est-il aujourd’hui ? Des attaques violents sont lancées, tant à partir de Gaza qu’à partir du territoire soumis à l’Autorité palestinienne, dirigées contre qui ? Contre l’armée d’Israël ? On pourrait presque dire (presque, car même cela est déjà de trop quand on refuse systématiquement un état à soi et que l’on y préfère le terrorisme) que cela est « de bonne guerre ». Non, on attaque sans scrupule des civils : des mères et leurs bébés, des rabbins en prière dans une synagogue, on lance une voiture contre des civils, … (vous voyez, ce qui se passe chez nous n’a rien de bien original …). Et nos parlementaires trouvent cela très bien. Ils ont décidé de récompenser cela en accordant un état aux terroristes.
Pourquoi, les « Palestiniens »ont-ils toujours refusé l’offre d’un état ? Pour une seule raison : accepter un état implique reconnaître l’Etat d’Israël. Voilà ce qui est inacceptable. Ce serait accorder une légitimité à la présence juive en Israël. Cela est impossible. Après tout, nous dit-on, cette terre a toujours été palestinienne. Jamais, il n’y a eu de temple juif sur l’esplanade des mosquées. Depuis des siècles, un état palestinien a existé sur cette terre, heureux et prospère jusqu’à ce que les Juifs s’y sont implantés de force en chassant les propriétaires légaux.
Savez-vous combien il y a de mensonges dans ces phrases ? Si vous dites : aucun, c’est que vous avez été sérieusement manipulé. Laissez-moi vous énumérer ces mensonges.
·         La terre d’Israël n’a jamais été palestinienne. Elle a été occupée, depuis les temps romains, par  les peuples suivants : Romains, Arabes, Croisés, Egyptiens, Turcs, Anglais et Jordaniens. Pour aucun de ces peuples, cette terre n’était au centre de leurs préoccupations. D’ailleurs, au milieu du 19e siècle, le pays était quasi vide d’habitants.
·         Un temple juif se trouvait sur le Mont du temple durant mille ans. C’était, et c’est encore, le lieu saint par excellence du peuple juif. C’est devenu un lieu jugé essentiel pour l’Islam surtout depuis le retour des Juifs en Terre sainte.
·         Il n’y a jamais eu un état palestinien, ni en Israël, ni ailleurs. Heureux et prospère ? Le pays était infesté de malaria, pauvre, mal géré par des propriétaires se trouvant à des centaines de kilomètres.
·         Les Juifs sont revenus chez eux. Car il y a toujours eu des Juifs en Israël. Des villes comme Jérusalem, Safed, Tibériade et Hébron n’ont jamais été sans Juifs. Ils y étaient d’ailleurs majoritaires la plupart du temps jusqu’à aujourd’hui. Les autres, qui sont revenus de la Diaspora, ont acheté à pris d’or la terre d’Israël.
·         Ces Juifs ont apporté la prospérité à la terre depuis deux siècles. Ils ne s’y sont pas implantés de force. Bien au contraire, beaucoup d’Arabes d’origines diverses se sont implantés en Israël depuis le retour des Juifs, parce que les conditions de vie étaient devenues intéressantes.
·         Depuis le 20e siècle, le terrorisme arabe est une réalité. Quand l’Etat d’Israël fut déclaré, avec l’appui des Nations Unies, cinq pays arabes ont envahis Israël, ont demandé aux Arabes y habitant de partir pour pouvoir y revenir une fois les Juifs jetés à la mer. Ils ont aussi chassé de force quelques 800.000 Juifs des pays arabes. Depuis, ils ont repris la guerre plusieurs fois dans le but d’exterminer les Juifs et de voler leur terre.
Cela en fait des mensonges !
Il faut pourtant y ajouter un autre fait peu ragoûtant qui est en général ignoré, peut-être volontairement. Les grands partisans parmi nos parlementaires d’un état palestinien au rabais – un état sans obligation de reconnaître Israël – sont aussi les ennemis jurés de l’extrême droite. Pas de problème avec cela en soi ! Mais … les dirigeants palestiniens ont toujours été les alliés proches des Nazis et de leur politique d’extermination des Juifs. C’est tout de même étrange ! Ce qu’on rejette chez soi, on l’embrasse ailleurs ! Nos parlementaires sont donc des hypocrites, et de la pire espèce, dans le sens qu’ils ne doivent pas ignorer ces choses. Si on refuse à ce point de ne rien apprendre de l’histoire, c’est qu’on a décidé de la répéter.
Répéter l’histoire ? J’en viens à mon dernier point. Je suis convaincu qu’il n’y a pas – ou guère – de pro-palestiniens parmi nos parlementaires. Je le démontrerai avec deux »si ».
Si les Palestiniens avaient eu le malheur de tous se retrouver dans des états arabes comme la Jordanie et qu’à leur place se seraient trouvés les Kurdes, nous n’aurions pas eu une politique pro-palestinienne, même si une telle politique aurait été plus que nécessaire dans ce cas. En effet, la Jordanie a déjà organisé un massacre de grande envergure contre le peuple palestinien se trouvant à l’intérieur de son état. Mais cela n’a guère causé d’inquiétude internationale et l’on n’a pas vu la proposition d’une seule résolution anti-jordanienne aux Nations Unies, même pas une seule. Par contre, un état kurde aurait été à l’avant-plan des soucis de l’ONU. Ce que l’on propose aujourd’hui pour les Palestiniens, on l’aurait proposé plutôt pour les Kurdes.
Si les Juifs avaient accepté la proposition d’un état en Ouganda, nous n’aurions pas aujourd’hui de politique en faveur d’un état palestinien indépendant de la Turquie, ou de n’importe quel état arabe. On les aurait abandonnés à leur misère.  Mais nous aurions eu une « compassion » internationale en faveur des Ougandais aux prises avec ces affreux Sionistes.
Autrement dit, nous n’avons pas vraiment des politiques pro-palestiniennes. Nous n’avons pas une vague de sympathie sincère avec la cause palestinienne. Nous avons surtout une politique anti-juive. Nos parlementaires – et bien de leurs amis politiques – n’ont en fait qu’un seul problème : Israël. Le problème, ce sont les Sionistes, les Juifs, ou, comme on l’aurait dit il n’y a pas si longtemps : la Juiverie. A peine 70 ans après Auschwitz, une certaine politique actuelle considère toujours qu’un bon Juif est un Juif mort. On ne le dit pas, bien sûr. L’antisémitisme est définitivement passé de mode. On l’habille autrement. Ce qui nous donne de grosses indignations quand un terroriste islamiste tue des Juifs au Musée Juif à  Bruxelles. Pourtant, nombre de ces mêmes « indignés » font tout pour qu’Israël soit rayé de la carte. Alors, qu’est-ce qui nous montre leur réelle préoccupation : les larmes devant un attentat chez nous (un attentat en Israël n’émeut personne …), ou les votes lucides aux divers parlements dont la suite inévitable est un accroissement du terrorisme anti-juif ?
Un plan de paix palestinien serait une bonne chose. Nos parlementaires devraient le rendre obligatoire. Il devrait nécessairement montrer comment l’Autorité palestinienne compte se comporter avec l’état d’Israël, et quels pas concrets elle a déjà entrepris pour préparer la paix. Par exemple, comment elle prépare la paix dans l’enseignement dispensé aux enfants palestiniens. Car à leur inculquer la haine du Juif, le problème ne trouvera jamais une solution.
Avant que j’oublie. A plusieurs reprises, j’ai utilisé des guillemets au mot palestinien. Je l’ai fait pour rappeler que les noms sont terriblement changeants. Avant la deuxième guerre mondiale, les Palestiniens étaient … les Juifs. Voici le drapeau palestinien selon la Larousse de 1939 : 

Etonnant, non ? Voici donc les racines historiques de « la Palestine ». Alors, de temps à autre, quelques guillemets ne sont pas inutiles.

Faut-il être contre un état palestinien ? Non, bien sûr. Un état palestinien décidant de vivre en bonne entente avec son voisin israélien serait sans doute une belle chose. Mais un état terroriste ne devrait jamais voir le jour. Nos politiques (les mêmes ?) ont déjà envoyé leurs avions, leur argent et leurs armes pour en combattre un autre. Cela devrait suffire.

lundi 24 novembre 2014

La Knesset votera le 2 décembre sur la reconnaissance de la République corse

Je ne pouvais pas ne pas mentionner cet article excellent et qui vient à point dans le débat actuel, empoisonné qu'il est par le choix de beaucoup de nos politiques de rester aveugles devant les réalités politiques et sourds devant les leçons du passé.

« Il est temps que la France mette fin à la colonisation de la Corse et permette la création de la République corse » a déclaré jeudi Israël.
« 2/3 des Corses sont favorables à une autonomie de leur île » et « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, c’est à dire le droit à l’autodétermination, est un des fondements de la démocratie et de la charte de l’ONU. » a déclaré un porte-parole du Centre international pour le Droit des peuples à l’autodétermination.
Une résolution invitant le gouvernement israélien à reconnaître la République corse
La Knesset, le parlement israélien, votera le 2 décembre sur une proposition de résolution invitant le gouvernement israélien à reconnaître la République corse.
Le débat sur ce texte, qui n’a pas encore été formellement déposé, aura lieu quelques jours avant le vote à la Knesset d’une autre résolution du parti Shas sur le même sujet.
Dans une version provisoire de la proposition de résolution, « la Knesset invite le gouvernement israélien à faire de la reconnaissance de la République corse un instrument pour obtenir un règlement définitif du conflit ».
Le texte rappelle que la France a envahit la Corse en 1767, qu’elle l’occupe illégalement depuis, et que le conflit pour l’indépendance de la Corse est un des plus longs de l’histoire européenne.
Le peuple corse doit retrouver son droit à l’autodétermination
Le vote de la Knesset ne vaudrait pas reconnaissance par le gouvernement, mais il serait forcément très symbolique, alors que la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, ne cesse de plaider pour le droit des peuples à l’autodétermination depuis son entrée en fonctions.
Il y aura « à un moment – c’est une évidence – reconnaissance de l’Etat Corse par la France », a déclaré le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman.
 « La question, c’est quand et comment ? Car il faut que cette reconnaissance soit utile aux efforts pour sortir de l’impasse et contribuer à un règlement définitif du conflit », a-t-il ajouté.
Les divergences entre ceux qui estiment que le temps est venu de reconnaître la République corse et ceux qui s’y opposent reposent sur l’opportunité d’impliquer les deux partenaires, corses et métropolitains, dans tout processus politique.
A titre d’exemple, ceux qui militent pour cette reconnaissance estiment qu’il s’agit là d’une arme diplomatique destinée à exercer une pression supplémentaire à l’égard de la France pour l’obliger à négocier sérieusement avec le peuple corse.
Dans tous les cas de figure, les Corses applaudissent cette vague de reconnaissance qui s’annonce, sentant qu’elle les conforte dans leurs droits historiques. De nombreux pays, notamment d’Amérique du sud, pourraient emboiter le pas à Israël et demander cette reconnaissance, créant un mouvement d’ampleur international qui isolerait la France.
Les Français se mobiliseront pour en limiter l’impact, refusant qu’on leur torde le bras. Mais la bataille de la reconnaissance de l’Etat corse est donc lancée… par Israël.
Chacun comptera ses forces, ses alliés.
Mais Israël sait déjà pouvoir compter sur la compréhension grandissante de nombreux peuples, dont les Catalans espagnols, les Ecossais, les Flamands, les Québécois, les Basques, les Bretons, les Polynésiens, et de nombreux autre peuples partout dans le monde qui voient dans cette reconnaissance un mécanisme politique pour redonner aux peuples le droit à l’autodétermination.
Ce vote donnera un coup d’accélérateur à un état de négociations désespérément statiques.


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

vendredi 14 novembre 2014

Devenir riche ? C’est un peu tordu, mais pas très difficile

Ces quelques règles simples pourront transformer votre organisation et vous ouvrir les robinets de l’argent facile, du moins, si vous les suivez à la lettre.

1. Cultivez une haine implacable d’Israël.
Attention ! Pour le moment, la haine du Juif n’est pas un thème porteur. Vous devez à tout prix l’éviter. Nous savons bien que c’est la même chose, mais vous ne devez à aucun prix le faire comprendre ou sentir. Bien au contraire, trouvez-vous un Juif sympa : il vous servira de couverture.

2. Accusez Israël de tous les maux du monde.
Soyez créatifs ! Vous verrez, il y a toujours un angle d’attaque dans ce domaine. Peu importe le problème, et plus le problème est important, Israël doit être impliqué. Faites comprendre que tous les problèmes du Moyen-Orient trouveraient leur solution une fois que ce pays aura rejoint sa place naturelle dans la famille paisible du monde arabe.

3. Mentez.
Cela peut vous surprendre, mais le mensonge est votre meilleure arme. Et plus c’est gros, mieux ça passe. Mettez-y les formes, bien sûr, et soyez convaincant. Mais le monde veut croire qu’Israël est une nation brutale et fourbe. Alors, allez-y. Et si on découvre un de vos mensonges, oubliez-le aussi vite et passez au suivant. On a la mémoire très courte.

4. Toute attaque contre Israël est un moyen de vous défendre.
 Jamais, vous n’attaquez Israël : vous ne faites que vous défendre contre lui. Quoique vous fassiez, votre explication ne doit pas varier : vous réagissez aux actes intolérables d’Israël. Cela veut dire que vous êtes la victime. Ne l’oubliez jamais. Si vous oubliez cette règle, votre capacité de gain s’évanouira.

5. Ne méprisez pas les petits bénéfices.
Il y a de l’argent à gagner à tous les niveaux. Si vous n’êtes pas en première ligne, là où des fortunes se gagnent en peu de temps, sachez que même ailleurs, les gains en subsides faciles peuvent être très substantiels.

6. Concentrez-vous.
Ne vous dispersez pas en actions de bienfaisance envers les sinistrés ailleurs. Laissez-ça aux autres naïfs. Ils sont bien assez nombreux sans vous. Si vous vous laissez gagner par la compassion, vous êtes perdus. Ne faites qu’une chose. Vous pouvez dire tout ce que vous voulez. Mais faites la seule chose importante : travaillez pour affaiblir et, finalement, éradiquer Israël.

7. Visez la cible.
La cible est Jérusalem. Elle est le cœur d’Israël. Et le cœur du cœur est l’esplanade des mosquées. Martelez-cela sans arrêt. “Le mont du temple” doit rester un mythe juif, et nous veillerons à ce que les média le présentent ainsi. Pendant 60 ans, nous avons visé Israël. Aujourd’hui, en plus de cela, la cible par excellence doit être son cœur.

8. Tout est dans l’emballage.
Vous l’auriez compris, la clé de votre réussite est dans la façon de présenter votre cause. N’ayez pas peur de l’excès dans ce domaine. Evitez donc les choses qui choquent inutilement et faites ressentir au monde votre souffrance, réelle ou pas, car cela est sans importance. Vous savez bien que la vérité est contre vous. Alors, emballez vos mensonges pour qu’elles ressemblent à la vérité.

Quelques faits établis :
Selon Forbes Magazine, Hamas est le deuxième groupe terroriste en termes de richesse (après l’Etat islamique, brassant des centaines de millions de dollars.[1]

“Il y a 1.700 millionnaires du Hamas à Gaza”, alors que c’est l’un des endroits les plus pauvres de la planète, a révélé Ahmad Assaf, un porte-parole du Fatah palestinien, au journal israélien Erem News. Il a insinué que ce groupe s’est enrichi avec les tunnels creusés à la frontière avec l’Egypte, qui permettent de faire passer des marchandises de contrebande sur lesquelles il prélevait des droits de passage très élevés qui ont aussi permis de financer le Hamas.
“800 millionnaires et  1.600 quasi-millionnaires contrôlent les tunnels aux dépends des intérêts nationaux égyptiens et palestiniens”, avait fulminé le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, dans le journal économique britannique The Economist en août 2012.[2]

Selon une étude du Ministère des Affaires étrangères israélien, le président Abbas de l’Autorité palestinienne gagne un million de dollars par mois (plus que le double du président américain !). Il détiendrait aussi des comptes en Jordanie d’un montant qui dépasse les 500 million de dollars.
La même étude note que les dépenses personnelles d’Abbas durant les dernières huit années ont dépassé le milliard de dollars.[3]

Des magazines comme Forbes estiment qu’Arafat était riche de 300 millions de dollars alors que des officiels américains estiment sa fortune haute de 1 milliard de dollars. … Le FMI estime à au moins 898 millions de dollars le montant des détournements sur les financements alloués à l’autorité palestinienne entre 1994 et 2000. Mohamed Rachid, présenté comme l’agent financier personnel de Yasser Arafat, aurait ainsi géré sur plusieurs années une fortune considérable à travers de nombreux investissements aux rendements avérés.[4]

Pourquoi l’argent continue-t-il à couler dans ce pot sans fond ? Pourquoi, depuis 60 ans, faut-il encore et toujours que les Nations Unies paient pour les “réfugiés” palestiniens ? Pourquoi est-on si indulgent avec les dirigeants palestiniens ?

Un texte biblique remarquable :
Proclamation. Déclaration de l’Eternel au sujet d’Israël. L’Eternel dit ceci, lui qui a étendu le ciel et posé les fondements de la terre, qui a formé l’esprit humain dans l’homme : De Jérusalem je vais faire une coupe enivrante pour tous les peuples qui l’entourent. Il en sera de même pour Juda quand on assiégera Jérusalem. Voici : en ce jour-là, je ferai de Jérusalem une très lourde pierre pour toutes les nations et quiconque essaiera de la lever de terre en sera tout meurtri. Tous les peuples du monde uniront leurs efforts pour la combattre. (Zacharie 12.1-3)
Les 3 jusqu’à qui régissent l’histoire d’Israël depuis la venue de Jésus :
Maintenant, votre maison va être abandonnée et restera déserte. En effet, je vous le déclare : Désormais, vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient de la part du Seigneur ! (Jésus en Matthieu 23.38,39)
… et Jérusalem sera occupée par les païens jusqu’à ce que le temps de leur domination soit révolu. (Jésus en Luc 21.24)
… l’endurcissement d’une partie d’Israël durera jusqu’à ce que l’ensemble des non-Juifs soit entré dans le peuple de Dieu. (L’apôtre Paul en Romains 11.25)



[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Yasser_Arafat#Corruption. L’article cite les sources suivantes : Kings, queens and despots, Forbes (consulté le 17 novembre 2006) et Sur la piste de l'argent d'Arafat, Nouvel Observateur (consulté le 5 août 2009).