Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

mercredi 11 mars 2015

Vendre son âme au diable ?

Ce n’est pas un sinistre complot du Moyen-âge, ni un avatar du vieux satanisme. Nous sommes au 21e siècle et notre monde si moderne n’a pas peur du diable. D’ailleurs, il ne croit plus à l’existence de l’âme non plus. Alors, vendre son âme au diable relèverait d’une double impossibilité.
Cependant, la vente n’est pas annulée pour autant. Si le prix est alléchant, on vendra tout ce qu’on veut, y compris son âme. Or, voilà que le prix est très alléchant. Un petit pays qui croule sous les pétrodollars est en train de tout acheter dans le vieux monde endetté jusqu’au cou. Ce n’est pas un pays très regardant à ce qui fait la valeur de l’homme. L’esclavage y est toujours en honneur. On y soutient les terrorismes les plus abjects. Ils devraient être les ennemis du genre humain. Mais non. Le prix est trop bon ! On va donc y jouer au foot mondial, quitte à bousculer les habitudes sacro-saintes et de jouer en décembre.
On a vendu son âme. Au diable ? Méfions-nous quand il ne porte pas son nom. Car c’est peut-être bien lui. Et il tient sa comptabilité avec une rigueur exemplaire. Ce qui a été vendu sera réclamé jusqu’à la dernière respiration. Mais tant qu’on peut jouer au foot …
Voici deux articles à contre-courant. A bon entendeur salut.

Au Qatar, pays d’apartheid, il y a près de 2 millions d’esclaves et pas un seul appel au boycott du Mondial 2022 !
fév 25, 2015

Au Qatar, des milliers d’hommes sont des esclaves des temps modernes. Forcés à travailler sous un soleil de plomb, privés d’eau et de nourriture, on leur interdit de s’échapper pour rentrer chez eux. Mais nous pouvons les aider à retrouver la liberté. Et pas une association humanitaire n’appelle au boycott du Mondial 2022 au Qatar !
En revanche, les appels au boycott d’Israël se multiplient, alors que l’Etat Hébreu est la seule démocratie du Moyen Orient où tous citoyens et travailleurs bénéficient des mêmes droits quelques soient leur religion, leur ethnie ou leur origine.
L’an passé, une personne a perdu la vie tous les 2 jours dans les énormes chantiers de la Coupe du monde de football de 2022. Une grande partie de ce projet est gérée par une entreprise américaine dont la dirigeante vit dans une contrée tranquille du Colorado.
Des centaines de milliers d’ouvriers du bâtiment au Qatar, principalement des migrants originaires d’Asie du Sud, sont menacés d’être gravement exploités et abusés, parfois jusqu’au travail forcé, selon Human Rights Watch.
Le gouvernement comme la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) doivent s’assurer que leurs engagements de respecter les droits des travailleurs pendant la préparation de la Coupe du Monde de 2022 soient suivis d’effets. Les entrepreneurs en bâtiment devraient également s’engager de façon publique et précise à faire respecter les normes internationales des droits humains.
La Loi sur le parrainage du Qatar est l’une des plus restrictives de la région du Golfe, dans la mesure où les ouvriers ne peuvent pas changer de travail sans la permission de leur employeur, qu’ils travaillent depuis deux ou vingt ans, et où tous les salariés doivent obtenir la signature d’un “permis de sortie” par l’employeur qui les parraine pour pouvoir quitter le pays.
L’Arabie Saoudite est le seul autre pays du Golfe qui ait également conservé le système problématique du permis de sortie, tandis que les autres pays de la région permettent désormais aux travailleurs de changer de travail à la fin de leur contrat, ou après une période de deux à trois ans au service de leur premier employeur.
Le sous-secrétaire du Ministère du Travail Hussein Al Mulla a annoncé en mai que le Qatar envisageait de remplacer le système du parrainage par des contrats entre employeurs et employés, mais n’a pas précisé comment ces contrats pourraient venir remplacer les lois actuelles sur l’immigration, ni si les ouvriers auraient le droit de changer d’emploi.
Les lois du Qatar interdisent également aux ouvriers migrants de se syndiquer ou de se mettre en grève, bien que l’Organisation Internationale du Travail (OIT) reconnaisse la liberté d’association comme un droit fondamental du travail. Une proposition récente du gouvernement pour la formation d’un “syndicat des travailleurs” ne répond pas aux exigences minimales définissant la liberté d’association, puisqu’elle réserve tous les postes décisionnaires aux citoyens qataris, a affirmé Human Rights Watch.
Les travailleurs migrants représentent 94% de la main d’œuvre du Qatar, un chiffre ahurissant, et c’est le pays du monde qui compte la plus forte proportion de migrants par rapport au nombre de ses citoyens.
Le pays pourrait recruter jusqu’à un million d’ouvriers du bâtiment migrants supplémentaires dans les dix prochaines années, pour construire les stades et réaliser les améliorations des infrastructures que le Qatar a promis dans sa candidature pour l’accueil du tournoi de football de la Coupe du Monde de la FIFA, en 2022.
A quand un appel au boycott du Mondial 2022 au Qatar ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante:
© Christian de Lablatinière pour Europe Israël


Le Qatar et l’Arabie saoudite sont-ils nos ennemis ou nos amis ?


Après l’exécution d’un pilote jordanien, la Jordanie a ordonné des frappes très violentes contre l’Etat islamique en Syrie. Après la décapitation de 21 chrétiens égyptiens par l’Etat islamique, l’Egypte a bombardé des positions terroristes en Libye.
Ces actions de guerre impulsives ont été ordonnées sans aucune consultation avec leurs partenaires de la Ligue arabe. Et pour cause…
Immédiatement, le Qatar n’a pas manqué de critiquer violemment ces opérations militaires aériennes unilatérales et s’est vu accuser par l’Egypte de soutenir le terrorisme et l’Etat islamique. Doha a donc immédiatement rappelé son ambassadeur au Caire.
Aujourd’hui, 90 chrétiens viennent d’être enlevés en Syrie par l’Etat islamique. Seront-ils décapités à leur tour ? Et, si hélas c’est le cas, les armes qui serviront à les tuer auront-elles été payées par le Qatar ou l’Arabie saoudite ? Les deux états se sentiront-ils responsables ou feront-ils semblant de s’en laver les mains ?
Les cinq autres monarchies du Golfe composant cette Ligue arabe – Emirats arabes unis, Arabie saoudite, Koweït, Oman et Bahreïn -, après avoir longtemps hésité, paraissent se ranger aux côtés de l’Egypte. Mais paraissent seulement ! Car à présent, c’est au tour du Pakistan d’accuser directement l’Arabie saoudite de « nourrir l’instabilité dans tout le monde musulman ». Les autorités pakistanaises auraient des preuves concrètes que Riyad finance largement un vaste réseau d’écoles coraniques et de mosquées accusées de fabriquer des terroristes à la chaîne. (En existe-t-il en France, financées par le Qatar ou l’Arabie saoudite ?)
A Islamabad, on considère également que les autres pays de cette Ligue arabe sont impliqués dans ce financement du terrorisme international. Il est vrai que le Pakistan sait de quoi il parle et il n’est pas le mieux placé alors qu’il a participé directement à la formation de ces barbares que sont devenus les talibans.
Le Qatar et l’Arabie saoudite se trouvent donc implicitement accusés d’aider financièrement le terrorisme international et l’Etat islamique. Or, paraît-il, nous sommes en guerre contre ce terrorisme, contre l’Etat islamique : Hollande l’a dit et Valls l’a répété. Nous les frappons quotidiennement avec nos Rafale, et le fleuron de notre marine de guerre, le porte-avions Charles-de-Gaulle, vient d’intervenir contre les terroristes irakiens !
Cela n’est-il pas incompatible avec les intérêts financiers qu’acceptent de ces deux monarchies l’Europe en général, et la France en particulier ? Nous ouvrons nos bras aux investissements de ces pays qui financent les terroristes qui nous assassinent (hôtellerie, immobilier, etc., et même la vitrine de notre football, le PSG) !
Qu’en pense Jean-Christophe Lagarde, nouveau président de l’UDI et vice-président du groupe d’amitié France-Qatar, qui défendait avec fougue ce pays il y a quelques mois encore à la télévision française ?
Manuel Gomez


mardi 24 février 2015

Les voix de la honte

Les noms des Eurodéputés qui ne veulent plus de coopération avec Israël

70 ans après la Shoa, voici 63 députés européens qui préfèrent la terreur palestinienne à la peine de chercher à comprendre ce qui se passe vraiment au Moyen-Orient. Est-ce parce qu'un Juif mort est tellement plus commode qu'un Juif vivant ? Cela tranche très vivement avec la décision d'une cour de New York que je reprends à la fin de cet article. Comme quoi, la vieille Europe reste toujours empêtré dans les liens de ses vieux démons. Voir aussi mon article sur ce blog concernant le plan de paix palestinien.

Un groupe de 63 députés européens a interpellé récemment Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, en faveur de la suspension de l’Accord d’Association UE-Israël qui est le principal traité entre l’UE et Israël.
Malgré l'énorme crise que traverse l'Europe et le rejet croissant par les citoyens des institutions européennes, 63 membres du Parlement européen s'attaquent à Israël (pas à l'Arabie Saoudite, pas au Qatar, pas à l'Iran, pays qui, comme on sait, respectent les droits de l'homme). Il s'agit d'une bande de gauchistes, communistes et d'écolos - à l'exceptions de quatre socialistes Ana Gomes, Nessa Childers, Tanja Fajo, Maria Arena et de cinq de droite: Javier Nart, Marian Harkin, Ivo Vajgl, Fernando Maura Barandiarán, Sirpa Pietikäinen).
Un groupe de 63 députés européens influents a interpellé Federica Mogherini, Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères, en faveur de la suspension de l’Accord d’Association UE-Israël qui est le principal traité entre l’UE et Israël [en fait 62 - la Française Marie Christine Vergiat est répertoriée 2x]. Par cette initiative transpartidaire unique, c’est la première fois qu’autant de députés européens se prononcent pour des mesures aussi sévères contre Israël depuis le massacre de plus de 2.300 Palestiniens l’été dernier à Gaza." Ce qui saute aux yeux c'est que parmi les signataires ne se trouve aucun représentant de partis d'extrême-droite, de soi-disant eurosceptiques et populistes. Ca ferait évidemment mauvais genre au milieu de cet aréopage d'Israël-bashers prescripteurs de morale politique sélective, mais leur présence aurait permis d'allonger singulièrement la liste... La palme revient aux femmes - majoritaires - et aux Espagnols dont 17 parlementaires ont signé l'appel - et on y trouve Pablo Iglesias le nouveau génie de la politique ibérique. Pour ajouter un peu de folklore l'un s'identifie comme Basque (Josu Juaristi) et une autre comme Galicienne (Lidia Rodriguez Senra)...

Bruxelles, le 23 janvier 2015

A l’Honorable Haute Représentante,

Comme vous le savez, plus de 300 groupes de défense des droits humains, de syndicats et de partis politiques de toute l’Union européenne vous ont écrit appelant l’UE à suspendre l’Accord d’association entre l’UE et Israël. Amnesty International et des organisations palestiniennes ont documenté qu’Israël a délibérément ciblé des civils et commis d’autres crimes de guerre lors de sa récente offensive contre les Palestiniens à Gaza. Ce sont des violations graves du droit international et du droit international humanitaire qui ne peuvent être tolérées. [...]

A tout le moins, nous demandons instamment à la Commission d’examiner quelles mesures doivent être prises pour que l’UE et ses Etats membres répondent à leur obligation légale, comme indiqué dans la décision de 2004 de la Cour internationale de Justice, de ne pas apporter reconnaissance, aide ou assistance aux violations israéliennes du droit international, y compris en imposant des mesures restrictives sur le commerce et les relations économiques qui facilitent l’existence et l’expansion des colonies israéliennes illégales.

Nous vous exhortons à prendre des mesures fortes en faveur d’une paix juste entre Israël et les Palestiniens.

Cordialement,

1 Martina Anderson (Irlande, GUE / NGL)
2 Patrick Le Hyaric (France, GUE / NGL)
3 Angela Vallina (Espagne, GUE / NGL)
4 Marisa Matias (Portugal, GUE / NGL)
5 Lynn Boylan (Irlande, GUE / NGL)
6 Liadh Ní Riada (Irlande, GUE / NGL)
7 Matt Carthy (Irlande, GUE / NGL)
8 Younous Omarjee (France, GUE / NGL)
9. Lidia Senra Rodriguez (Galice, GUE / NGL)
10 Marie Christine Vergiat (France, GUE / NGL) 2 x
11 Lola Sánchez (Espagne, GUE / NGL)
12 Anne-Marie Mineur (Pays-Bas, GUE / NGL)
13 Dennis De Jong (Pays-Bas, GUE / NGL)
14 Pablo Iglesias (Espagne, GUE / NGL)
15 Teresa Rodriguez-Rubia (Espagne, GUE / NGL)
16 Tania Gonzalez Peña (Espagne, GUE / NGL)
17 Pablo Echenique (Espagne, GUE / NGL)
18 Neoklis Sylikiotis (Chypre, GUE / NGL)
19 José Bové (France, Verts / ALE)
20 Merja Kyllonen (Finlande, GUE / NGL)
21 Javier Nart (Espagne, ADLE)
22 Keith Taylor (Royaume-Uni, Verts / ALE)
23 Ana Gomes (Portugal, S & D)
24 Marina Albiol (Espagne, GUE / NGL)
25 Josu Juaristi (Espagne, GUE / NGL)
26 Javier Couso (Espagne, GUE / NGL)
27 Paloma Lopez (Espagne, GUE / NGL)
28 Malin Björk (Suède, GUE / NGL)
29 Rina Ronja Kari (Danemark, GUE / NGL)
30 Jill Evans (Royaume-Uni, Verts / ALE)
31 Sofia Sakorafa (Grèce, GUE / NGL)
32 Nessa Childers (Irlande, S & D)
33 Eleonora Forenza (Italie, GUE / NGL)
34 João Ferreira (Portugal, GUE / NGL)
35 Ines Zuber (Portugal, GUE / NGL)
36 Miguel Viegas, MdPE (Portugal, GUE / NGL)
37 Marian Harkin (Irlande, ADLE)
38 Marie-Christine Vergiat (France, GUE / NGL) x 2
39 Bodil Ceballos (Suède, Verts / ALE)
40 Karima Delli (France, Verts / ALE)
41 Pascal Durand (France, Verts / ALE)
42 Yannick Jadot (France, Verts / ALE)
43 Eva Joly (France, Verts / ALE)
44 Michèle Rivasi (France, Verts / ALE)
45 Alyn Smith (Royaume-Uni, Verts / ALE)
46 Molly Scott Cato (Royaume-Uni, Verts / ALE)
47 Curzio Maltese (Italie, GUE / NGL)
48 Jordi Sebastia (Espagne, Verts / ALE) (mandat 2014-2015)
49 Florent Marcellesi (Espagne, Verts / ALE) (mandat 2016-2017)
50 Dimitrios Papadimoulis (Grèce, GUE / NGL)
51 Ivo Vajgl (Slovénie, ADLE)
52 Josep-Maria Terricabras (Espagne, Verts / ALE)
53 Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE)
54 Tanja Fajon (Slovénie, S & D)
55 Philippe Lamberts (Belgique, Verts / ALE)
56 Ernest Urtasun (Espagne, Verts / ALE)
57 Judith Sargentini (Pays-Bas, Verts / ALE)
58 Luc Ming Flanagan (Irlande, GUE / NGL)
59 Margrete Auken (Danemark, Verts / ALE)
60 Bart Staes (Belgique, Verts / ALE)
61 Fernando Maura Barandiarán (Espagne, ADLE)
62 Barbara Spinelli (Italie, GUE / NGL)
63 Marie Arena (Belgique, S & D)

PPE = Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens)
S&D = Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes & Démocrates au Parlement européen
ADLE = Groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe
GUE/NGL = Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
Verts, ALE = Groupe des Verts/Alliance libre européenne



Une cour américaine condamne l’Autorité palestinienne pour terrorisme avec paiement de dommages d'un montant de 655$

L’Autorité palestinienne a été condamnée pour avoir fomenté des attaques terroristes ayant conduit à la mort de citoyens américains en Israël durant la seconde Intifada.

Kent Yalowitz, avocat des plaintifs lors d’un procès qui fera date contre la terreur palestinienne, déclarait : L’Autorité palestinienne et l’OLP ont été condamné par un jury américain pour avoir perpétré six attaques odieuses ayant causé la mort et des blessures de centaines de civils.
Le Centre juridique d’Israël (Israel Law Center), une organisation juridique israélienne (connu sous le nom de Shurat Hadin) y a représenté 10 familles qui ont mis l’Autorité palestinienne au tribunal pour avoir incité, planifié et exécuté six attaques terroristes ayant tué des citoyens américains en Israël durant la seconde Intifada, notamment entre 2002 et 2004.



lundi 2 février 2015

Je suis DSK

Il y a très peu de probabilité de voir des panneaux avec ce message devant le tribunal où Dominique Strauss-Kahn se trouve devant ses juges. C’est une chose de dire “Je suis Charlie”, c’en est une toute autre de dire “Je suis DSK”, non ?
DSK a vécu sa vie selon la philosophie chère à Charlie Hebdo. Beaucoup de sexe et peu de religion. Et pas mal d’argent et de pouvoir pour s’y adonner sans trop d’inquiétude. Pourtant, bon nombre de personnes n’aimeraient pas s’identifier avec lui. Pour combien de socialistes est-il encore défendable ? Un socialiste atypique donc ? Je l’ignore !
DSK. Vous aimez les yeux des initiales ? Les lettres DSK nous rendent un tel jeu à la fois simple (tentant ?) et difficile. Le D pour Déchéance. C’est évident. Le S pour Sordide. Tout aussi évident. Mais le K rend les choses plus compliquées, comme le savent tous ceux qui jouent au scrabble. Je propose de le laisser comme il est. K pour Kahn. Kahn est un nom hébraïque. Il se rencontre aussi comme Cohen, ou Kahane. Il veut dire prêtre ou sacrificateur. Ceux qui partagent ce nom sont en toute probabilité des lointains descendants d’Aaron, le frère de Moïse et le premier Kahn d’Israël.
Quel nom et quel héritage à porter ! DSK en devient une contradiction, un choc dans les termes : la déchéance et la vie sordide d’un prêtre, appelé à rapprocher les gens de Dieu. Bien sûr, il n’est ni le premier, ni le seul dans son cas. Aaron lui-même s’était trouvé entraîné dans la calamité du veau d’or (Exode 32). Mais quand tombe le jugement, il ne meurt pas, contrairement à beaucoup d’autres. Il est épargné et devient quelqu’un de transformé.
DSK est devant ses juges. Qu’il en sorte condamné ou acquitté n’est pas mon problème et n’est pas notre affaire. Que tout cela doit être lourd à porter, on se l’imagine. La déchéance une fois exposée au regard public n’est pas une carte de visite dont on est fier. C’est étrange, non ? Nous vivons dans une culture qui juge les aventures sexuelles d’un œil bienveillant. Mais la déchéance et la sordidité ne sont pas près d’être populaires. Sans doute preuve de notre hypocrisie naturelle qui, à moins d’être corrigée par le Christ, finira par nous hanter.
Je suis DSK. Héritier potentiel d’un destin fabuleux : connaître Dieu et être à son service pour le bien de l’humanité. Mais la déchéance m’a atteint, moi aussi. Je ne suis pas meilleur, même si j’ai eu des moyens plus restreints pour me vautrer dans ma déchéance. Mais la même maladie m’a frappé. Sordide ? Le jour viendra où ce mot m’atteindra comme une flèche empoisonnée. Où je verrai ma vie à la lumière du Juge de l’univers. Où devant sa sainteté absolue et terrifiante je verrai ma petite vie si convenable comme elle était vraiment.
Pour DSK, ce moment de lucidité a-t-il sonné ? Je ne peux que l’espérer. Je ne peux que lui souhaiter de connaître le sort de son ancêtre, le Kahn Aaron. Parce qu’il a eu une seconde chance ? Non. On n’a qu’une chance parce qu’on n’a qu’une vie. Quand sonne notre dernière heure, c’est fini. L’heure du bilan aura sonnée. Jusque là, tout peut basculer. Le Christ Juge peut devenir le Messie Sauveur et transformer notre vie. Tout Kahn peut devenir un médiateur entre Dieu et les hommes une fois qu’il a  rencontré le grand Médiateur. Toute déchéance et toute sordidité peuvent être lavées. DSK ne serait pas le premier à le découvrir. Car nous sommes beaucoup de DSK. Et le Messie d’Israël, Jésus, a eu pitié de nous.

Je ne suis pas Charlie. Mais j'étais DSK.

vendredi 23 janvier 2015

Merci Charlie !

Il n’y a pas un jour sans que les répliques du séisme de l’attaque sur Charlie Hebdo secouent notre monde. Avec une unanimité hallucinante, nos médias nous servent des variations sans fin sur le thème de cette Liberté que les barbares ont osé enfreindre, envahir, profaner. Dans le Focus Vif du 16 janvier, Laurent Raphaël se sert de ce langage étonnant. “Les barbares ont profané un sanctuaire.” Rien de moins ! Nous sommes en plein culte laïc. Comme quoi il est vraiment difficile à se défaire de la religion ! Vous la chassez par la porte et elle rentre par la fenêtre. Charlie Hebdo un sanctuaire ? On en rirait, et sans doute ses journalistes en premier. Mais il ne faut pas rire. Ce serait une expression de votre liberté peu appréciée. A peine tolérée. Bientôt plus tolérée. Car c’est sérieux. Ne vient-on pas de perdre notre innocence heureuse, notre blanche virginité ? On croyait qu’on pouvait tout dire sans avoir à se soucier des conséquences. Tout dire. Tout insulter. Tout blasphémer. N’est-ce pas un droit inaliénable ? Et ces barbares ont osé profaner cela !
Notons tout d’abord la violence des propos. Une violence toute religieuse. Le sanctuaire du culte laïc a été profané et le ton se fait tout de suite virulent. C’est que nous sommes devant une religion qui refuse de dire son nom. L’athéisme agressif que pratique Charlie Hebdo est religieux. Et il supporte très mal la compétition d’autres cultes. La Liberté qu’il réclame ne tolère aucun rival. La couverture du Vif-l’Express du 16 janvier donne le ton. Il titre sur sa couverture : Ces fanatiques qui nous promettent l’Apocalypse, et, en dessous, Salafistes, évangélistes, juifs ultra… … Comment les neutraliser ? Si cela n’est pas une incitation à la haine …. Les évangélistes ? Tout ce qui y fait une référence oblique à l’intérieur du magazine se résume à un court article sur George Bush, qui n’était pas un évangéliste mais un président. C’est que ce journal à la réputation si sérieuse ne sait toujours pas faire la distinction entre évangélistes et Evangéliques ? On en est encore là ? Et si la référence en couverture est bien aux Evangéliques, c’est que donc un culte reconnu par l’Etat belge est l’équivalent des Salafistes et autres brandisseurs de kalachnikovs ? C’est cela la version du journal du “Vivre ensemble” ? Une invitation à neutraliser tous ceux qui gênent ? Neutraliser. Le verbe était cité lors de la reprise par la police du supermarché juif.
Autrement dit, ce journal, si fier de sa laïcité, propose un pogrom ? Le culte laïc porte bien son nom. Non seulement il pratique des choses éminemment religieuses : baptêmes, communions, …, mais il voudrait maintenant lancer une grande inquisition, dans la plus impure tradition de ce qui s’est fait de pire dans notre histoire religieuse. Chassez le religieux, il revient au galop …
Mais il faut aller plus loin dans l’horreur. Les événements récents, et la une du nouveau Charlie Hebdo en particulier, ont déclenché une vague de violence dans le monde. Au Pakistan, au Nigéria et au Niger, pour ne mentionner qu’eux. Contre qui ? C’est vrai qu’il y a eu des démonstrations contre les ambassades françaises. C’est de bonne guerre. Mais qui ont payé ? Qui a-t-on tué ? De qui a-t-on saccagé et brûlé les “sanctuaires” (permettez que je réutilise ce mot). Des laïcs ? Des athées ? Non. Des Chrétiens. Eux qui, dans l’ensemble, ont été choqué et blessé par les publications de ce journal. Eux qui ont été les premiers à être insultés en ce qu’ils ont de plus sacré (mais eux ne s’arment pas de kalachnikovs, ils subissent et, tant que possible, bénissent ceux qui les persécutent). C’est contre eux que la violence s’est déchaînée. C’est un comble. La Liberté adorée des laïcs tue et saccage les Chrétiens. Voici un rapport que je viens de recevoir du Niger :
[Le] drame que nous vivons depuis le vendredi 16 janvier [curieusement, la date de la sortie du Vif-l’Express “apocalyptique” EE]. La situation se présente comme suit :
 1. Bilan 
 -            Niamey : 187 ménages soit 1176 personnes sans abris; 46 églises évangéliques et 15 paroisses catholiques totalement saccagées et entièrement calcinées.
 -            Zinder : 42 ménages soit 693 personnes sans abris; 10 églises évangéliques et 1 paroisse catholique totalement saccagées et entièrement calcinées  
 -            plusieurs domiciles des pasteurs et de quelques chrétiens ont été également brûlés. Nous n'avons pas encore le nombre exact. On parle de 16 à Niamey et 11 à Zinder.  
 -            les localités de Gouré, Matameye et Tanout sont actuellement la cible de ces forcenés.
 Etc.
En tête de ce blog, j’avais écrit la ligne suivante, inspirée par les événements récents : “Le culte de la Liberté aboutira à la tyrannie de la Liberté et les pires exactions seront commises en son nom.” C’est exactement ce qui commence à se voir. Et le plus terrifiant, c’est que les libertaires de l’Occident sont dans le même camp que les exécutants au loin. Les barbares occidentaux ont eu la gentillesse d’armer les bras des barbares ailleurs. Ainsi, la Liberté vantée, adorée et défendue à tort et à travers se fait homicide.
La Liberté sans responsabilité et sans décence est une tueuse de vies innocentes.

Merci Charlie.

lundi 19 janvier 2015

L’Islam retenu

L’article suivant est paru en novembre 2014 dans un magazine chrétien néerlandais, De Oogst. L’auteur, Hans Frinsel, est missionnaire en Guinée Bissau, un pays à dominance islamique d’Afrique occidentale. Il réagit à la guerre menée contre l’Etat Islamique en Iraq et en Syrie. Il est encore plus actuel en ces jours qui suivent l’attaque contre Charlie-Hebdo à Paris. J’y ai changé les références à la situation néerlandaise contre des références plus générales à notre situation européenne.

“Tu sais, on devrait te tuer !” Un jeune homme était devenu chrétien en se détournant de l’Islam. C’est un membre de sa famille qui lui dit ces mots. Pas avec colère. Même pas comme une menace. Il y avait plutôt du soulagement. Ils n’avaient pas besoin d’aller jusqu’au bout dans les conséquences normales de leur foi.
Pourtant, malgré les bonnes intentions, ces mots contiennent une sombre menace, un potentiel retenu de ce qu’est vraiment l’Islam.
Les politiciens s’inquiètent de la radicalisation des musulmans. Ils aiment faire une distinction entre les radicaux et “l’Islam modéré”. Ils ont besoin d’un Islam modéré et sont prêts à la fabriquer de toutes pièces. Mais existe-t-il un Islam modéré ?
Le mot “modéré” nous donne un sentiment de calme. ‘Modérer, réduire, contenir à l’intérieur d’une certaine mesure’. Mais de quelle mesure parlons-nous ? S’il y a un Islam modéré, cela veut-il dire qu’il y a aussi un Islam originel qui ne le soit pas du tout ? Un Islam modéré tient d’un tour de langage. Bien sûr, il y a des mouvements islamiques modérés, comme les Soufis, un mouvement mystique. Mais dans ce mouvement, le Coran a une place moins exclusive, ce qui fait traiter d’hérésie ce mouvement par d’autres musulmans. Il y a des musulmans libéraux qui ne prennent pas vraiment au sérieux leur propre livre. Mais ils sont extrêmement prudents dans leur manière d’en parler ! Il y a des musulmans modérés, mais il n’y a pas d’Islam modéré. Quant à la frontière entre les musulmans modérés, orthodoxes et radicaux, elle est plutôt floue.
Décapitations
Or, voilà que l’Etat Islamique (EI) nous rend les choses plus faciles. Tout à coup, le mal a reçu une identité claire. Cela convient bien à nos politiciens occidentaux. Maintenant, ils peuvent opposer le reste de l’Islam, qui est “modéré”, et l’EI. Les décapitations par l’EI choquent les ‘amis’ autant que les ‘ennemis’ et rendent beaucoup de gens malades. Obama mobilise une coalition contre l’EI et veut y impliquer tant que faire se peut des états et des mouvements islamiques “modérés”. Mais le problème est évident : l’Arabie Saoudite fait partie de la coalition. Cela fait-il de ce pays un état “modéré” ? L’Islam dans ce pays est tout sauf modéré. La Sharia y est appliquée rigoureusement, et la décapitation comme punition y est tout sauf inconnue, y compris pour des “crimes” que le reste du monde ne considère absolument pas comme des crimes passibles de la peine de mort. Il y a une tolérance zéro envers les autres religions. C’est justement ce pays qui exporte des formes extrêmement orthodoxes de l’Islam qui sont en fait les salles d’accouchement des extrémistes.
Belzébul comme allié ?
Au Pakistan, un autre allié des USA, nous voyons comment la vie des chrétiens est régulièrement mise en danger. En fait, ils sont pratiquement des hors la loi. On voit la même chose dans bien d’autres états islamiques. Chaque année, beaucoup de chrétiens meurent pour leur foi dans ces pays. Ils meurent parce que c’est la loi, la sharia, ou sans que ce soit la loi, et sans pouvoir compter sur la protection de la justice. L’Index mondial des persécutions, édité par Portes Ouvertes, énumère les pays où sévit la persécution. [1] Ces pays ne sont pas tous des états islamiques radicaux. Mais ceux qui pensent autrement sont et demeurent des citoyens de second rang dans ces pays où l’Islam détermine la loi. Au Soudan, une femme fut condamnée à mort, d’abord parce qu’elle s’est mariée avec un chrétien, ensuite parce qu’elle était devenue chrétienne à son tour.
Obama veut impliquer l’Iran dans la coalition contre l’EI. Mais peut-on vraiment considérer ce pays comme un état islamique “modéré” ? N’est-ce pas chasser les démons par Belzébul ? L’Iran a ses propres intérêts pour combattre l’EI, mais elle vise en même temps une toute autre fin que l’Occident. L’Iran est d’ailleurs la force derrière le mouvement terroriste Hezbollah.
Retenu
Ce que l’Occident appelle l’Islam “modéré” devrait en fait être décrit comme un “Islam retenu”. En Europe, beaucoup de musulmans vivent en paix. Beaucoup parmi eux n’ont d’autre ambition religieuse que de continuer ainsi. Mais l’Islam a une autre ambition. Partout où se réveille le vrai Islam naissent radicalisme et jihadisme. Les conséquences du “Printemps arabe” en sont la preuve. Il a été accompagné d’un réveil islamique, et quel résultat !
Il y a quelques années, des dirigeants modernes se plaisaient à souligner que le Jihad n’était pas nécessairement un chemin de violence, mais surtout un combat intellectuel pour la foi islamique. Aujourd’hui, nous voyons que c’est faux. Bien sûr que l’on peut appeler Jihad la diffusion paisible de l’Islam, mais de nos jours, le jihad et le jihadisme sont par définition un chemin de violence islamique. Le Jihad et la violence sont sur la même longueur d’onde.
Une illusion
Tout est concentré sur l’EI. C’est un mal qu’il faut combattre. Mais le mal se résume-t-il à l’EI ? Dans un discours sur le combat contre l’EI, le premier ministre britannique David Cameron a répété ce qui n’est qu’une autre illusion occidentale politiquement correct : L’Islam est une religion de paix. [2] C’est un non-sens et une absurdité. Il voudrait ainsi suggérer qu’il y a une ligne de séparation claire entre les extrémistes et “l’Islam modéré”. Une telle ligne de démarcation est difficile – si pas impossible – à tracer, tout simplement parce qu’elle n’existe pas. Bien sûr, il y a beaucoup de musulmans qui aiment la paix, mais cela n’est pas grâce à leur religion, c’est malgré leur religion. La paix de l’Islam consiste en la soumission de tout et de tous à l’Islam. Il a donc une toute autre définition de la paix.
Toute cette activité intense pour détruire l’EI, est-ce vraiment le bon chemin ? Il y a à juste titre une grande inquiétude devant la croissance de l’extrémisme islamiste dans le monde. L’Occident ne sait pas comment y répondre. C’est pourquoi on essaie de le minimiser. “Il ne s’agit que d’un petit noyau dur, d’un groupe restreint.” L’EI semble donner à cela une étiquette bien définie. Mais on refuse de voir que le problème est autrement plus grand. Une grande coalition, internationale et, surtout, impliquant des états arabes, devra exciser cette tumeur de la communauté internationale. Mais il est naïf de croire qu’ainsi le problème sera résolu. Au Moyen-Orient, on sait que la question est bien plus complexe.
Des réseaux de terrorisme
Al-Sissi, lorsqu’il était encore le ministre des affaires étrangères d’Egypte, avait insisté auprès de son collègue américain John Kerry que l’on ne devrait pas se limiter à l’EI, mais qu’on devrait aussi s’occuper d’autres réseaux terroristes islamistes. Al-Sissi connaît bien mieux son petit monde que Kerry. Mais est-il raisonnable de s’impliquer dans une lutte aussi complexe ? Quelles organisations faudrait-il viser ? Lesquelles ignorer ? C’est le genre de dilemme qui rend les pays européens frileux d’intervenir en Syrie et d’armer des groupes de rebelles. L’EI était un de ces groupes. Fin septembre 2014, on entendait qu’un autre groupe du même genre agissait en Syrie, les Khorasan. A quels groupes islamistes peut-on se fier ?
Ce fut le problème en Afghanistan. Dans leur combat contre les Russes, les Talibans avaient été armés par les Américains. Mais une fois au pouvoir, ils se sont révélés comme un régime islamiste cruel et radical.
Une fosse à serpents
Les cruautés perpétrées par le Hamas ne sont pas très différentes des activités de l’EI, et pas seulement contre Israël, mais aussi dans des luttes fratricides. La vraie différence entre le Hamas et l’EI se résume à une campagne de relations publiques bien plus subtile de la part du Hamas. Si nous suivions le conseil d’Al-Sissi, nous devrions aussi combattre le Hamas. Mais dans nos capitales européennes politiquement correctes, cela serait inacceptable. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, est manifestement une organisation terroriste, mais nous faudrait-il le traiter en allié maintenant que l’Iran est entré dans la coalition contre l’EI ? Celui qui se mêle à la lutte contre les extrémistes islamistes doit savoir qu’il pénètre dans une fosse à serpents.
Les alliés que nous armons aujourd’hui pourraient bien se révéler être des menaces énormes pour notre monde. Cela est dans la nature de la religion islamique. Elle se servira d’alliances si cela est à son avantage, mais, en suivant l’exemple de son prophète, elle brisera de telles alliances de traitre manière si cela sert son but ultime : l’hégémonie mondiale de l’Islam. Par définition, l’Islam est tout sauf démocratique, mais il se servira de la démocratie tant que cela constitue la meilleure arme du Jihad. Il saura l’échanger contre un Jihad de violence lorsque cela servira son but. Naturellement, il y a des pays et des politiciens islamiques qui ne sont pas en faveur d’un tel radicalisme, parce qu’ils jugent que les conséquences ultimes de leur religion ne sont pas désirables. Mais leur confrontation au problème ne fait qu’accentuer le dilemme.
Une démocratie sans force
Il n’y a pas si longtemps, nous avons vu l’armée égyptienne intervenir pour démettre son président démocratiquement élu et pour écarter du pouvoir les Frères Musulmans. L’ancien premier ministre britannique Tony Blair, délégué spécial de l’UE pour le Moyen-Orient, a exprimé son soutien pour cette action non-démocratique du fait que les Frères Musulmans étaient en voie de s’inféoder l’Egypte toute entière. Il est vrai que la domination absolue des Frères Musulmans aurait eu des conséquences graves pour toute la région, et certainement pour les chrétiens et pour tous ceux qui ne partageaient pas leur point de vue. En même temps, c’est un exemple manifeste de l’impuissance de la démocratie devant un Islam libéré.
Même si on devait réussir à vaincre l’EI, le même problème ferait aussi vite surface ailleurs, là où l’Islam se réveillerait. La violence occidentale contre les excroissances islamistes, même avec le secours de musulmans, touchera toujours une corde très sensible auprès des musulmans. La réaction des USA contre l’occupation du Kuwait par l’Iraq dans la dernière décennie du siècle passé était sans doute justifiée. Pourtant, elle a suscité auprès  de musulmans orthodoxes, comme Oussama Bin-Laden, une haine profonde contre l’Amérique, et ce, malgré le fait que l’Arabie Saoudite et d’autres états islamiques aient soutenu l’Amérique.
L’attaque du 11 septembre a été en plusieurs endroits une occasion de réjouissances publiques parmi les musulmans “modérés” d’Europe. Cela aurait dû nous ouvrir les yeux. Nous aimerions croire que les sympathisants de l’EI et les partisans du Hamas criant “Mort aux Juifs !” soient une petite minorité parmi nos musulmans européens. Nous refusons de reconnaître qu’il y a un radicalisme latent, sous la surface, qui n’attend qu’une étincelle pour s’embraser dès que, quelque part dans le monde, on se met à combattre les musulmans, qu’ils soient des terroristes cruels ou non. La lutte contre l’EI est une guerre de religion et beaucoup de musulmans le ressentent ainsi.
Un faux sentiment de sécurité
La racine du problème d’organisations comme l’EI, Boko Haram, Al-Shabaab, Hezbollah ou Hamas n’est pas dans les personnes qui les constituent, mais dans leur source d’inspiration : l’Islam. Ce que nous connaissons comme un Islam “modéré” est en fait un Islam “retenu”. Chaque fois que l’on se met à suivre cette religion jusqu’à ses dernières conséquences, ce genre de mouvements en sont le résultat. Dans notre monde moderne, certains pays et mouvements islamiques font que l’Islam est “retenu”, parfois par considérations pragmatiques et politiques, parfois aussi parce qu’on est mal-à-l’aise devant les conséquences ultimes de sa propre religion, comme dans l’exemple cité au début de cet article.
Dans nos pays occidentaux, l’Islam se retient parce que cela permet de se créer plus d’espace politique et social. Mais cela inspire un faux sentiment de sécurité à notre société.
Un danger latent
Les musulmans forment-ils une menace ? Non, mais un danger latent se cache dans leur religion. Faut-il combattre l’EI de manière violente, comme la coalition est en train de le faire ? Jusqu’où ? C’est un dilemme difficile qui nécessite des décisions pénibles de la part des gouvernements et des dirigeants politiques, du fait du grand danger couru par tant de gens. Mais en tant que chrétiens nous savons que la seule réponse à cette religion de violence est l’amour de Christ.
Comment est-il possible de montrer l’amour de Christ en cette situation ? Bien sûr que nous devons venir au secours des chrétiens et d’autres qui doivent fuir pour leur vie, et les accueillir généreusement. Au Nigéria et dans la République Centrafricaine, les chrétiens commencent à donner aux musulmans la pièce de leur monnaie. C’est un chemin funeste, à l’opposé du chemin du Christ. Mais nous devons comprendre la menace constante sous laquelle vivent ces chrétiens, face à des musulmans fanatiques qui n’hésitent devant aucune cruauté. Prions-nous pour eux ? Souffrons-nous avec eux ?
Tout près
Ne pensons pas que ceci est encore très loin de nous. Ces choses s’approchent de nous. Plus l’Europe est impliquée dans l’imbroglio de la lutte dans le monde islamique, plus cette violence s’approche de nos portes. Nous trouvons difficile de nous imaginer autre chose que la paix. Mais le temps est au changement. En Europe aussi, la paix sera enlevée. Quelle sera notre réaction quand nos petites vies faciles, protégées et luxueuses se trouveront cruellement mises sens dessus dessous par un Islam qui refuse d’encore se retenir ?
Notre vie tourne autour de quoi ? Qu’est-ce qui remplit notre cœur ? Le défi en cette nouvelle situation sera : Pourrons-nous vivre et apporter l’amour de Christ autour de nous ? C’est la seule arme contre laquelle l’Islam n’a pas de réponse.
Hans Frinsel


Puis-je vous suggérer la vidéo suivante par Wafa Sultan, une psychiatre américaine d’origine syrienne “Le problème, c'est l'Islam” : https://www.youtube.com/watch?v=RFN8ahYN1b0




[2] Aujourd’hui, juste après l’attaque contre Charlie-Hebdo, on entend cela partout. Mais pour vérifier l’affirmation, il suffit de se demander dans quel pays islamique au monde règne la paix et le respect des croyants d’autres religions. Il suffit de poser la question : Que se passe-t-il si un membre d’une famille musulmane devient chrétien ? Presque partout, il risque la mort. (EE)

lundi 12 janvier 2015

Je ne suis pas Charlie (2)


La grande marche d’hier a réuni en divers endroits des millions de gens. Ce fut un événement remarquable de confession publique : des millions de gens se sont identifiés par ces mots “Je suis Charlie”. Malheureusement, cette confession ne produira pas une catharsis globale. Car elle ne fut pas tant une confession qu’une profession. Pas : “je me reconnais dans la violence anti-Dieu de Charlie. Je suis Charlie, je suis pécheur comme eux et je mérite autant qu’eux la terrible sentence de la mort.” Cela aurait été révolutionnaire ! Il aurait pu conduire à une vraie liberté.
Mais ce n’était qu’une profession : “moi aussi, je revendique la même liberté et le même héritage de mai 68.” Il n’y aura donc pas de catharsis. Il n’y aura qu’une descente aux enfers. Je m’explique.
On a marché derrière des bannières clamant la liberté d’expression, contre la haine, pour la démocratie, pour des valeurs dont Charlie était, est, le porte-fanion. La liberté. Ce fut la valeur phare de la marche. La démocratie n’est pas en soi une valeur, c’est un système politique avec ses bons côtés et ses perversions, comme tout système politique. L’amour est une belle valeur, encore que, érigé en absolu, libre de toute responsabilité, il n’est souvent qu’une excuse pour le sexe. Marcher contre la haine est une belle chose. Mais agir contre la haine est autrement plus exigeant. La pancarte ‘Dieu n’existe pas’ que j’ai vue dans la foule à Paris, et qui fut une des valeurs négatives typiques de Charlie, ne m’encourage pas à croire que les paroles accoucheront de beaucoup d’actes. La présence des parangons de la haine lors de la marche à Paris, comme le sinistre Mahmoud Abbas, grand meurtrier devant l’Eternel, ne promet rien de bon. [1]
La Liberté. Voilà la nouvelle déesse. La révolution française avait érigé la Raison comme déesse d la France. La mise en place de la guillotine a montré que toute idole est cruelle. Le Christianisme avait fait oublier cette cruauté des idoles. Mais même quelque chose d’aussi éminemment raisonnable que la Raison, une fois érigée en idole s’est prouvée être d’une cruauté intolérable. De même, la Liberté, déesse de la révolution de mai 68, sera une idole cruelle.
Elle est d’ailleurs toute relative. Un exemple suffira pour le démontrer. Si des chrétiens devaient dire de l’homosexualité le tiers du quart de ce que dit Charlie du Christianisme, ils se trouveraient au tribunal. La liberté d’expression n’est ni pour tout le monde, ni pour toute opinion. Elle a un champ d’application rigoureusement restreint. Elle se révélera une dictature terrible et au nom de la liberté, on fermera la bouche à qui on veut.
La liberté que nous voulons préserver à tout prix est une idole cruelle. Elle causera la perte de l’Occident. Cette ultime valeur refuge sera comme un roseau qui perce la main de qui s’en saisit. La liberté sans Dieu sera un piège pour notre monde. Elle n’annonce pas des lendemains qui chantent, mais des nuits qui pleurent.
La vraie liberté est celle qu’a apportée le Christ. Il a dit : Si vous vous attachez à la Parole que je vous ai annoncée, vous êtes vraiment mes disciples. Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres. La liberté de Charlie produit l’esclavage parce qu’elle est fondée sur le mensonge. En se lassant du message de Christ, souvent sans même le connaître !, l’Occident a embrassé le mensonge. Il s’y étouffera.



[1] J’entends les protestations (et je sais que cette vérité n’est pas vraiment concernée par la liberté d’expression tant vantée). Cependant, je dis vrai. Il suffit d’analyser la politique activement poursuivie par Abbas : encouragement de meurtres et d’attaques contre des cibles aussi dangereuses que des femmes enceintes, des enfants, des personnes âgées et des rabbins en prière. Ce qui est régulièrement perpétré avec les félicitations de l’autorité palestinienne, et cela depuis des lustres, fait pâlir les événements récents à Paris. Le soutien actif de nos pays à ce genre de choses rend la participation de beaucoup à la marche quelque peu hypocrite.

jeudi 8 janvier 2015

Je ne suis pas Charlie

Tout d’abord, pour être tout à fait  clair, les assassinats perpétrés lors de l’attaque contre Charlie Hebdo sont à condamner sans aucune réserve mentale. Jamais,  le meurtre ne peut être banalisé, justifié, excusé. Jamais.

Cela étant clair, je ne suis pourtant pas Charlie. Je peux comprendre le choc des médias et des politiques devant la barbarie déclenchée en plein Paris. Mais quand j’entends parler par ces mêmes médias des valeurs de notre société actuelle, soi-disant battues en brèche par les tueurs de Paris, je ne peux pas suivre.

Quelles valeurs ? Rire de tout ? Se moquer de tout ? Provoquer inutilement, et souvent stupidement, ce que les gens tiennent pour sacré ? Insulter, dénigrer parce que ce serait cela, la liberté de presse ?

Quelles valeurs ? Imposer la dictature de petites minorités et interdire la liberté de parole à ceux qui osent s’y opposer ? Imposer certaines idées et interdire ceux qui osent répandre des idées alternatives ? Nos pontes médiatiques ne savent même pas à quel point l’espace de liberté s’est rétrécie pour quiconque ne souscrit pas à leurs dogmes.

Quelles valeurs ? Notre société tue les enfants non encore nés par millions, année après année, et aux frais du contribuable.

Quelles valeurs ? Le droit de tuer “dans la dignité” les plus fragiles ?

On a éliminé les valeurs qui ont formées le fondement de notre société et qu’a-t-on mis à leur place ? Une tolérance dévoyée exclusivement applicable à ceux qui sont d’accord avec eux. Une dévaluation de la vie par les marchands de la terre et leurs cargaisons de corps et d’âmes d’hommes (Apocalypse 18.11-13). Un matérialisme étouffant qui cherche à  éradiquer toute pensée du Dieu de la Bible. Et une crédulité à toute épreuve que tout cela n’aura aucune conséquence.

Je lisais ce matin au réveil de la tuerie de Paris, ces mots écrits il y a deux ans (dans le calendrier Méditations quotidiennes pour le jour même de la tuerie ...) : “Les repères seraient-ils perdus ? Non, ils sont niés, vilipendés, attaqués, pour le moins bafoués. De là vient aussi la crise morale encouragées par l’étalage et l’agrément de l’escroquerie et du mépris de la vie. On appelle le mal bien et on le rembourse, et le bien mal, et on le réprime. Difficile d’imaginer que nous en sommes arrivés là. Mais comment le nier ?”

Ce sont ces “valeurs” que défend Charlie Hebdo. Alors, non, je ne suis pas Charlie.

Rire de tout ? Il y a quelques années, une marque belge de chaussures a fait une campagne publicitaire dans la presse gratuite. Un dessin étalé sur une moitié de page montrait Jésus, s’arrachant de sa croix pour aller acheter des chaussures. Franchement, cela ne se fait pas. Non parce que c’est interdit, mais parce qu’on devrait se l’interdire. Il y a des limites imposées par la bienséance et par le respect de ceux qui ne réagiront pas, même quand on les blesse inutilement par provocation. Je m’étais dit au moment : “Qu’ils soient courageux et qu’ils fassent la même chose avec l’Islam.” Charlie Hebdo a eu ce courage, ou faut-il mieux parler de témérité ? C’est bien sûr le même manque de goût, et la même volonté de blesser inutilement. Ils ont cherché. Hier, ils ont trouvé. Non, je ne veux pas être de mauvais goût. Je condamne totalement ce qui s’est passé. Mais je ne suis pas étonné.

Notre monde occidental sans valeurs, dévalorisé, qui étale son nihilisme moral et spirituel par tous les médias, ne devrait pas se permettre le luxe d’oublier les leçons du passé. Une société déracinée et dévergondée disparaît tôt ou tard. Babylone, Rome, les Mayas, les Incas, pour ne mentionner qu’eux, en ont tous fait l’expérience. L’Occident n’y échappera pas. Que ce soit par Attila, surnommé le fléau de Dieu, qui signa la fin de Rome, que ce soit par des Huns modernes ou que ce soit par la fin du monde qu’annonce très sérieusement la Bible.


Les chrétiens ne prendront pas les armes. Ils connaissent la parole : “A moi la vengeance, c’est moi qui rétribuerai, dit le Seigneur.” Un monde qui oublie cela court à la ruine.