Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

mercredi 2 janvier 2019

Le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières

En bas de cet article, une mise à jour qui prouve ce que j'affirme.

Voici presqu’un mois qu’a été signé par une grande majorité d’états le Pacte mondial pour les migrations. J’avais été frappé à ce moment par deux choses : la répétition sans fin que ce pacte n’était pas légalement contraignant, et la difficulté de trouver le texte du Pacte. On a abondamment critiqué les gouvernements “populistes” – le mot ne veut rien dire – qui ont refusé de le signer, et les “progressistes” – toujours autoproclamés – ont pu faire étalage de leur largeur d’esprit en défendant bec et ongles ce Pacte. Comme ce texte est sans doute appelé à être transcrit dans la législation européenne, il n’est pas sans intérêt de le revisiter.
Avant cela, il est utile de corriger une confusion très répandue entre les mots migrant et réfugié. En critiquant ceux qui sont opposés au Pacte, on lance facilement l’accusation de manquer de compassion vis-à-vis des réfugiés. Il se fait qu’il n’y a pas vraiment beaucoup de divergences sur l’accueil des réfugiés. [1] Le Pacte ne se préoccupe que des migrants, ceux et celles qui, généralement, quittent leur pays pour des raisons économiques.
Le texte
Tout d’abord, voici où vous pouvez le retrouver afin de pouvoir le lire : http://undocs.org/fr/A/CONF.231/3
Le 19 décembre à l’ONU, ce texte a été approuvé par 152 états. Cinq états ont voté contre : Les Etats-Unis, la Hongrie, la République tchèque, la Pologne et Israël. Douze états se sont abstenus : l’Algérie, l’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, le Chili, l’Italie, la Lettonie, la Libye, le Liechtenstein,  la Roumanie, le Singapour et la Suisse. 24 états n’ont pas participé au vote dont la Slovaquie, la République dominicaine, le Paraguay et l’Ukraine. [2]
Non contraignant
A deux reprises, le texte du Pacte répète ceci :
“Le présent Pacte mondial établit un cadre de coopération juridiquement non contraignant, qui repose sur les engagements convenus par les États Membres dans la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants.” (art. 7)
Et “Le Pacte mondial est un cadre de coopération juridiquement non contraignant créé en considération du fait qu’aucun État ne peut seul faire face aux migrations, compte tenu de la nature transnationale du phénomène. Porteur de coopération et de dialogue aux niveaux international, régional et bilatéral, le Pacte fait autorité de par sa nature consensuelle, sa crédibilité, l’appropriation collective dont il fait l’objet, sa mise en œuvre conjointe et ses mécanismes de suivi et d’examen” (art. 15b).
Dans la même veine, on cite aussi l’article 15c :
“Le Pacte mondial réaffirme le droit souverain des États de définir leurs politiques migratoires nationales et leur droit de gérer les migrations relevant de leur compétence, dans le respect du droit international.”
Si tel est le cas, on a bien sûr un peu de peine à comprendre les réticences de tant de pays ! En Belgique, le gouvernement est donc tombé pour ça ? Si le texte ne renferme que des suggestions, des “éventuellement”, des propositions et des souhaits, pourquoi autant de hargne contre ceux qui osent avoir des réticences ? Si tout cela n’est pas juridiquement contraignant, pourquoi la répétition, des dizaines de fois, de ce contraignant “Nous nous engageons …” ? Pourquoi alors dire à la fin, dans l’article 41 :
“Nous nous engageons à atteindre les objectifs du Pacte mondial et à honorer les engagements qui y sont pris, en accord avec notre vision et nos principes directeurs, en prenant des mesures concrètes à tous les niveaux pour favoriser des migrations sûres, ordonnées et régulières à toutes les étapes. Nous appliquerons le Pacte dans nos pays respectifs et aux niveaux régional et mondial, en tenant compte des différences entre la situation, les capacités et le niveau de développement de chaque pays ainsi que des politiques et priorités nationales.” ?
Cela n’est pas vraiment un langage non-contraignant. En Onuspeak, la langue onusienne, cela parle plutôt d’une contrainte.
Du bon ?
Ce texte contient pourtant beaucoup de bonnes choses ! Il suffit de parcourir les 23 objectifs pour s’en convaincre.
Ainsi, le 2e objectif concerne le besoin de “lutter contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d’origine”. Ainsi, sous le point b, on propose d’ :
“Investir dans des programmes qui permettent aux États d’atteindre plus vite les objectifs de développement durable, afin d’éliminer les facteurs négatifs et problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d’origine, ce qui passe notamment par l’éradication de la pauvreté, la sécurité alimentaire, l’éducation, une croissance économique profitant à tous, le développement d’infrastructures, le développement urbain et rural, la création d’emplois, le travail décent, l’égalité femmes-hommes et l’autonomisation des femmes et des filles, la résilience et la réduction des risques de catastrophe, l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets, la lutte contre les conséquences socio-économiques de toutes les formes de violence, le principe de non-discrimination, la primauté du droit et la bonne gouvernance, l’accès à la justice et la protection des droits de l’homme, ainsi que l’édification et la préservation de sociétés pacifiques et inclusives dotées d’institutions efficaces, transparentes et tenues de rendre des comptes”.
Malheureusement, rien n’est dit sur comment arriver à une bonne gouvernance, comment agir contre les dictateurs qui, avec des religions totalitaires, sont presque toujours les raisons principales derrière les migrations. Cela donne un peu l’impression qu’on veut faire beaucoup pour lutter contre les symptômes, et très peu pour agir sur les causes.
L’objectif 10 concerne le fait de “Prévenir, combattre et éliminer la traite de personnes dans le cadre des migrations internationales.” Le texte précise :
“Nous nous engageons à prendre des mesures législatives ou autres afin de prévenir, combattre et éliminer la traite des personnes dans le cadre des migrations internationales, en renforçant les capacités existantes et la coopération internationale aux fins des enquêtes, des poursuites et des sanctions, en décourageant la demande qui favorise l’exploitation puis la traite, et en mettant fin à l’impunité des réseaux de trafiquants. Nous nous engageons en outre à améliorer l’identification des migrants devenus victimes de traite ainsi que la protection et l’assistance qui leur sont offertes, s’agissant notamment des femmes et des enfants.”
De bonnes choses ? Bien sûr qu’il y en a ! Des choses où l’on voudrait bien voir dépasser le stade des vœux pieux et voir les autorités agir avec plus de fermeté contre la souffrance infligée aux gens, souvent par leurs propres gouvernements. Encourager et canaliser un vrai développement dans les pays moins favorisés en mettant un frein aux industries d’armement et leur commerce – un point totalement absent de ce Pacte –, en promouvant un enseignement de qualité pour que des dizaines de milliers d’étudiants n’aient pas le besoin de migrer pour trouver une formation adéquate, et en libérant l’ONU du poids mort des dictatures.
Qu’est-ce qui cloche alors ?
Le Pacte vise un monde sans frontières nationales et sans gouvernements nationaux. On rétorque à cela l’article 15c, cité plus haut, ou cette phrase de l’article 7 : Le Pacte “respecte la souveraineté des États et les obligations que leur fait le droit international.” Le problème est que le Pacte veut que les migrants puissent non seulement voyager et s’établir où ils veulent, mais que les états devraient leur faciliter les choses en leur permettant de choisir là où ils veulent aller vu les circonstances favorables dans tel ou tel pays de destination. Cela ressort, par exemple, de l’article 3a, où il est stipulé que les états qui accueillent les éventuels migrants doivent
“Mettre en ligne à l’échelle nationale et promouvoir un site Web centralisé et accessible au public qui offre des informations sur les options de migration régulière, comme les lois et politiques en matière d’immigration, les critères et formalités d’obtention, le coût et les modalités de conversion des visas, les critères d’obtention d’un permis de travail, le niveau de qualification professionnelle requis, les modalités d’évaluation des titres de compétences et les équivalences, les perspectives de formation et d’études et le coût de la vie et les conditions de vie dans certains pays, afin que les migrants puissent prendre des décisions informées”.
Cela doit donc se faire en aval du départ du candidat migrant. Mais on doit aussi lui rendre plus simple la route, art. 3c :
“Installer le long de certaines routes migratoires des points d’information pouvant orienter les migrants vers des services d’appui et de conseil adaptés aux enfants et sensibles à la problématique femmes-hommes, donnant la possibilité de communiquer avec des représentants consulaires du pays d’origine et mettant à disposition des renseignements utiles, notamment sur les droits de la personne et les libertés fondamentales, la protection et l’assistance souhaitables, les options et filières de migration régulière et les possibilités de retour, dans une langue comprise par la personne concernée”.
Il faut aussi que le nouveau migrant, une fois arrivé à sa destination choisie, puisse s’y sentir à l’aise. Art 16a : Les états doivent
“Promouvoir le respect mutuel des cultures, des traditions et des coutumes entre les communautés d’accueil et les migrants grâce à l’échange et à la mise en œuvre de pratiques optimales en matière de politiques, programmes et activités d’intégration, y compris en ce qui concerne les moyens de promouvoir l’acceptation de la diversité et de faciliter la cohésion sociale et l’inclusion”.
Ce qui peut y contribuer ? Art 16c :
“Appuyer les activités multiculturelles organisées autour du sport, de la musique, des arts, des festivals gastronomiques, du bénévolat et d’autres manifestations qui faciliteront la compréhension et l’appréciation mutuelles des cultures des migrants et des communautés de destination”.
L’objectif 17 indique un autre moyen important pour atteindre le but de ce meilleur des mondes.
“Éliminer toutes les formes de discrimination et encourager un débat public fondé sur l’analyse des faits afin de faire évoluer la manière dont les migrations sont perçues”.
Pour cela, 17a, il faut
“Adopter, appliquer et maintenir en vigueur des textes de loi qui répriment les infractions inspirées par la haine visant les migrants, simples ou aggravées, et former les fonctionnaires chargés de faire respecter la loi … pour qu’ils puissent constater, prévenir et combattre ce type d’infractions et les autres actes de violence visant les migrants”.
Cela aidera bien sûr si les états devaient “Permettre aux migrants et aux communautés de dénoncer …”. Après tout, rien de tel que la délation. Mais surtout, il faudra mieux éduquer les foules par une presse convenablement muselée, 17c :
“Promouvoir une information indépendante, objective et de qualité, y compris sur Internet [pense-t-on à la censure des réseaux sociaux ?], notamment en sensibilisant les professionnels des médias aux questions de migration et à la terminologie afférente, en instituant des normes déontologiques pour le journalisme et la publicité et en cessant d’allouer des fonds publics ou d’apporter un soutien matériel aux médias qui propagent systématiquement l’intolérance, la xénophobie, le racisme et les autres formes de discrimination envers les migrants, dans le plein respect de la liberté de la presse”.
Si vous voulez que la presse dise ce que vous voulez qu’elle dise, achetez-la ! En plus, il ne faut pas oublier
“d’éliminer les pratiques de profilage racial, ethnique et religieux des migrants de la part des autorités, ainsi que les actes systématiques d’intolérance, de xénophobie, de racisme et de toutes les autres formes multiples et croisées de discrimination” (17d).
Alors, quoiqu’on puisse dire sur le respect des états, le but visé est un monde où le migrant est roi et où le citoyen des pays d’accueil est systématiquement écarté du processus. Pour lui, la meilleure chose à faire est de … migrer à son tour !
Des signataires surprenants
Parmi les pays signataires, il y a quelques surprises qui devraient nous inviter à bien réfléchir sur ce que nos gouvernements veulent à tout prix nous faire avaler.
Le Qatar est en voie de préparation des championnats mondiaux de foot. Pour cela, il (a) fait construire des stades avec le concours de migrants [3] esclaves. A moins que sa signature indique une conversion soudaine et radicale, voici comment ce pays comprend le Pacte sur les migrations !
L’Arabie saoudite refuse à tout migrant la pratique de sa religion si celle-ci est différente de l’Islam. Mais ce pays est signataire … de quoi, au juste ?
Dans la presque totalité des pays musulmans signataires, la foi chrétienne est sévèrement persécutée. Autrement dit, ces pays sont des pourvoyeurs, non pas de migrants, mais, pire, de réfugiés. Mais leur signature est aussi valable que celle des autres. Or, ces pays forment le bloc le plus puissant à l’ONU avec 57 pays membres …
La Chine est très en faveur des migrations … des Hans, la population majoritaire du pays, vers le Tibet. En fait, peut-être nulle part mieux qu’au Tibet peut-on étudier les effets du Pacte sur les migrations, et cela fait froid dans le dos.
Mais pourquoi ces pays ont-ils signé le Pacte ? Est-ce parce que c’est un exercice de communication à moindre frais ? Comme ce n’est pas contraignant, et comme personne n’ira jamais voir chez eux parce que personne ne s’y intéresse, ils peuvent signer tout ce qu’ils veulent sans en tenir compte, et cela sans conséquence. Le Pacte ne les vise pas tout simplement. Le Pacte semble plutôt viser les pays avec une tradition de culture judéo-chrétienne. Eux prendront ce Pacte au sérieux … pour leur propre perte.
Où partent les migrants, particulièrement africains, chassés de leurs pays par des dirigeants corrompus mais signataires du Pacte ? Aux pays arabes ? Pourtant, la Mer Rouge est nettement moins grande que la Méditerranée ! En Chine ? Au Mexique, qui a présenté le Pacte ? [4] La question peut être posée autrement : Quels pays paieront la presque totalité de la facture de ce drôle de Pacte ? Ces pays occidentaux où les gouvernements en font une lecture très différente des pays mentionnés plus haut. Pourquoi leurs dirigeants ne voient-ils pas plus clair ? Plus on y réfléchit, moins on aime les réponses.

Signer le Pacte onusien semble être une preuve de compassion. Mais est-ce vraiment le cas ? Permettez-moi d’en douter !

Je recommande les articles sur le Pacte des migrations parus sur Gatestone Institute. Voici les liens vers deux de ces articles : https://fr.gatestoneinstitute.org/13483/canada-pari-faustien et https://www.gatestoneinstitute.org/13263/un-migration-human-right.



[1] Une exception est peut-être l’Angleterre qui a toujours eu une politique très accueillante envers les migrants de son ancien empire, mais qui est plus que réticente à accueillir des réfugiés chrétiens de ces pays. Son premier ministre a refusé une demande d’asile d’Asia Bibi, faussement accusée de blasphème dans son pays, le Pakistan et déclarée innocente après avoir passée huit (!) ans en prison. La raison du refus : cela risquerait de créer des problèmes pour les diplomates britanniques au Pakistan … (https://www.thesun.co.uk/news/7826161/theresa-may-rejects-pleas-asia-bibi/).
[4] Avec la Suisse qui n’a pas signé le Pacte !

Et voici ce qu'on peut lire en mai 2019 :


Macron et Merkel ont caché la vérité sur le caractère contraignant du pacte sur les migrants, le pacte de Marrakech
Mai 22, 2019
On le savait, mais on en a maintenant la preuve. En signant le Pacte de Marrakech, Macron a menti au peuple français, le gouvernement a menti et les médias ont menti.
Il y a bien eu intention de cacher la vérité sur le caractère contraignant du pacte, contrairement aux dires du gouvernement.
C’est le gouvernement allemand qui l’a reconnu comme le dévoile le Tagesspiegel :
Le ministère a d’abord refusé de fournir des informations complémentaires sur le déroulement des cycles de négociation. En particulier, les concessions faites par la délégation allemande à d’autres partenaires de négociation n’ont pas été divulguées. Il a été dit que l’information ne serait communiquée aux médias que dans le cadre de discussions de fond et uniquement à titre confidentiel. Ce n’est qu’après une demande d’accès aux documents, en vertu de la liberté d’information, que le ministère a divulgué les rapports des délégations internes issus des cycles de négociations. Ceux-ci sont publiés en ligne par le Tagesspiegel.
Les documents montrent que les Etats membres de l’UE ont dû faire de nombreux compromis. Selon les rapports, l’une des raisons était les “exigences maximales” de certains pays qui voulaient rendre le traité juridiquement contraignant et parvenir à “une nette amélioration de la situation des migrants irréguliers”.
En France, pas un seul média n’a évoqué le sujet alors que les discussions ont duré plus d’un an ! C’est dire combien Macron est fiable et digne de confiance !
Réunions secrètes, discussions confidentielles, communication partielle, tout s’est fait volontairement dans le dos des peuples européens.
Non seulement ce Pacte est contraignant pour les Etats européens, mais il entend interdire aux citoyens de dénoncer les ravages de la submersion migratoire.
Ce Pacte qui impose une immigration de masse et accorde les mêmes droits aux clandestins qu’aux réfugiés, signe la mort de l’Europe. Voilà pourquoi Macron et les médias nous l’ont caché.
Ce pacte, c’est “Immigration no limit”.
Il fait disparaître le concept de clandestinité. Il exige la discrimination positive, favorise le regroupement familial et facilite les transferts d’argent”, pour Marine Le Pen.
Ce texte, prétendument non contraignant, “a bien une valeur juridique et engage tous les pays signataires qui devront le respecter”, ajoute-t-elle.
“Ce texte néfaste instaure un appel d’air mondial et une forme de droit international à la migration”, dit Eric Ciotti.
Il faudrait, au contraire, durcir la politique migratoire pour enrayer l’invasion.
Les flux illégaux ont augmenté de 174% en Espagne alors qu’ils ont baissé de 80% en Italie”, rappelle Brice Hortefeux.
C’est donc un signal catastrophique que Macron et Merkel ont envoyé à toute l’Afrique et à tout le Moyen-Orient.
La liste des pays qui jugent le pacte dangereux et qui ont refusé de se rendre au sommet de Marrakech pour le signer est longue.
En dehors des Etats-Unis, opposés au texte dès le début des discussions, ce sont la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, l’Australie, la République tchèque, la Croatie, Israël, la Belgique et la Bulgarie qui disent non à l’invasion.
Ce pacte va livrer l’Europe à toute la misère du tiers-monde. L’avoir signé est un crime. Il suffit de le lire pour comprendre que Macron a bel et bien trahi le peuple français.

vendredi 16 novembre 2018

La dictature qui vient

Le vingtième siècle était celui des dictatures fascistes et communistes. Plus de 100 millions de personnes l'ont payé de leur vie. Notre siècle actuel sera le siècle de la dictature écologiste. Parce qu'elle se veut scientifique, elle sera encore plus terrible que les dictatures précédentes. Elle s'attache l'assentiment des foules par la peur qu'elle répand.

Une véritable panique a saisi les gens et des média peu scrupuleux font tout pour alimenter l'hystérie. Il faut sauver la planète !, rien que ça. L'orgueil derrière cela semble perdu pour la plupart. L'homme est capable de ramener la température du globe ! Quelle prétention anti-scientifique !

La peur, pas toujours bonne conseillère, est en train de faire interdire les carburants fossiles, dont le prix, notamment du diesel, ne suit plus le marché mais est fixé par l'idéologie.
La même peur fait la promotion de la voiture électrique, pendant qu'on ne peut ignorer que notre société est incapable de fournir cette électricité ! Où veut-on en venir ? A enlever la voiture comme moyen de transport à la foule ? Elle sera réservée à l'élite et à ceux qui l'auront mérité par leur docilité, leur crédulité et leur volontarisme dans la propagande ? Un tel système est déjà en train d'être essayé en Chine, où il faut collecter assez de points de civisme pour avoir le droit de voyager en transport publique ...

Cette peur dicte sa loi et accepte tout ce qui peut apporter de l'eau au moulin de l'idéologie. En voici un exemple tout récent :


Un scientifique auteur d’un rapport alarmiste sur le réchauffement climatique admet une énorme erreur dans les calculs : “Nous l’avons étouffé”
Nov 15, 2018

Le co-auteur d’un article alarmiste très médiatisé affirmant avoir découvert une accumulation énorme et inattendue de chaleur dans les océans, a admis : “Nous avons vraiment étouffé” les calculs.

Selon le document de Laure Resplandy, publié ce mois-ci dans la prestigieuse revue Nature, une grande partie de la chaleur due au réchauffement climatique – 60% de plus qu’on ne le pensait auparavant – a été absorbée par les océans.
Naturellement, cette découverte choquante a suscité beaucoup d’enthousiasme dans les médias grand public et a été largement rapportée par les correspondants environnementaux comme preuve que la crise du réchauffement planétaire était plus grave qu’on ne le pensait.
Cependant, un analyste indépendant, Nic Lewis, a examiné le document et a rapidement constaté qu’il reposait sur des calculs erronés.
Comme l’a rapporté le Forum sur le réchauffement climatique :
Le climatologue indépendant Nicholas Lewis a découvert une erreur majeure dans un article scientifique publié récemment dans les médias anglophones. Le document, rédigé par une équipe dirigée par l’océanographe de Princeton Laure Resplandy, affirmait que les océans se réchauffaient plus rapidement que prévu. Il a été annoncé, dans des organes de presse tels que la BBC, le New York Times, le Washington Post et Scientific American, que cela signifiait que la Terre pourrait se réchauffer encore plus rapidement que prévu actuellement.
Cependant, Lewis, auteur de plusieurs articles examinés par des pairs sur la question de la sensibilité au climat et ayant collaboré avec certains des plus grands climatologues du monde, a constaté que la tendance au réchauffement décrite dans le document Resplandy diffère de celle calculée à partir des données sous-jacentes incluses dans le rapport.
“Si vous calculez correctement la tendance, le taux de réchauffement n’est pas pire que prévu, il est tout à fait conforme aux estimations précédentes”, déclare Lewis.
En fait, dit Lewis, certaines des autres affirmations faites dans le journal et rapportées par les médias sont également fausses. “Leurs affirmations concernant l’effet du réchauffement plus rapide des océans sur les estimations de la sensibilité du climat (et donc du réchauffement planétaire futur) et des bilans de carbone sont de toute façon inexactes, mais c’est un point discutable que nous connaissons maintenant à propos de leur erreur de calcul.”
Maintenant, l’un des co-auteurs de l’article, Ralph Keeling a vaillamment confessé l’erreur :
Malheureusement, nous avons commis des erreurs ici”, a déclaré Ralph Keeling, climatologue à Scripps, co-auteur de l’étude. “Je pense que la leçon principale est que vous travaillez aussi vite que possible pour corriger les erreurs lorsque vous les trouvez.”
Selon Keeling, le problème central est apparu dans la façon dont les chercheurs ont traité l’incertitude de leurs mesures. En conséquence, les conclusions suscitent trop de doutes pour étayer définitivement la conclusion du document sur la quantité de chaleur absorbée par les océans au fil du temps.
La principale conclusion de l’étude, à savoir que les océans retiennent de plus en plus d’énergie alors que de plus en plus de chaleur est retenue dans le système climatique de la Terre, est conforme à d’autres études qui ont abouti à des conclusions similaires. Et cela n’a pas beaucoup changé malgré les erreurs. Mais Keeling a déclaré que les erreurs de calcul des auteurs signifiaient que la marge d’erreur dans les résultats était beaucoup plus grande, ce qui signifie que les chercheurs peuvent peser avec moins de certitude qu’ils ne le pensaient.
J’accepte la responsabilité de ce qui s’est passé car c’est mon rôle de veiller à ce que ce genre de détails soit bien communiqué”, a déclaré Keeling.
Il y a ici des leçons plus larges qui, comme souvent auparavant, risquent d’être complètement perdues pour l’établissement alarmiste du climat.
Une des leçons à tirer est que les climato-sceptiques ne sont pas des ignorants scientifiques. Ils comptent sur une vaste gamme d’experts indépendants tels que Nic Lewis, qui se sont montrés maintes fois plus agiles intellectuellement et mieux informés en matière de climatologie que les alarmistes “gardiens du consensus” du monde universitaire et d’institutions telles que la NASA et la NOAA.
Une autre leçon est – comme il est clair depuis Climategate – que le système d’évaluation par les pairs des articles scientifiques, en particulier s’ils ont quelque chose à voir avec le changement climatique, est en train de s’effondrer. Trop souvent, il s’agit simplement d’un système d’examen par un ami dans lequel les copains sur le train du changement climatique passent simplement le travail de leurs collègues pour publication. Tel est l’appétit des alarmistes pour des “preuves” qui étayent leur thèse que plus elle est effrayante, plus elle a de chances d’être publiée.
Une autre leçon est qu’on ne peut tout simplement pas faire confiance aux médias grand public pour appliquer tout type de contrôle professionnel aux journaux alarmistes. Il est vrai que nul correspondant environnemental n’aurait eu les compétences avancées en mathématiques utilisées par Nic Lewis pour trouver le papier faux.
Finalement, ne vous attendez pas à ce que cette rétractation humiliante reçoive une publicité quelque peu comparable à la publication originelle. C’est ainsi que fonctionne la machine à faire peur au climat : on ne fait qu’ajouter à l’hystérie, mais on ne publie jamais rien pour la faire retomber.[1]

© Traduction Europe Israël

Il y a une histoire dans la Bible - cela n'a aucun rapport avec la question du climat - qui est pourtant, je pense, d'une grande actualité sur la question. Voici le texte tel qu'il figure dans la Bible (1Rois 22.19-23) :
Mais Michée [un prophète] continua : Eh bien, oui. Ecoute ce que dit l’Eternel ! J’ai vu l’Eternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. L’Eternel demanda : “Qui trompera Achab pour qu’il aille attaquer Ramoth en Galaad et qu’il tombe sur le champ de bataille ?” L’un proposait ceci, l’autre cela. Finalement, un esprit s’avança, se plaça devant l’Eternel et dit : “Moi, je le tromperai.” L’Eternel lui demanda : “Et comment t’y prendras–tu ?” “J’irai, répondit–il, inspirer des mensonges à tous ses prophètes.” L’Eternel dit : “Pour sûr, tu le tromperas, tu y réussiras. Va donc et fais comme tu l’as dit.” Et maintenant, conclut Michée, c’est ce qui est arrivé : l’Eternel a fait qu’un esprit de mensonge inspire tous tes prophètes ici présents, car l’Eternel a résolu ta perte.

Voici son actualité : Dieu, dans son jugement de la méchanceté des hommes, pose la question à son armée : “Qui trompera l'humanité pour qu'il croie au mensonge et aille à sa perte ?” Un esprit s'avance et dit : “Moi, je les tromperai. J'inspirerai des mensonges à leurs scientifiques pour qu'ils s'égarent dans le ridicule et qu'ils se perdent à tout jamais.” Et Dieu dit : “Va, tu réussiras à coup sûr.” Et maintenant, c’est ce qui est arrivé : l’Eternel a fait qu’un esprit de mensonge inspire tous tes scientifiques ici présents, car l’Eternel a résolu ta perte.
Comment expliquer l'hystérie qui saisit toute la planète, sinon de conclure que Dieu a décidé la ruine de l'orgueil des hommes ?



jeudi 20 septembre 2018

A quoi faut-il se préparer ?

Ce n'est pas toujours facile de s'imaginer ce qu'est la persécution religieuse. 
C'est tellement loin de nous. Du moins, c'est ce qu'on croit. Pourtant, tout autour de nous, les signes se multiplient d'une intolérance de plus en plus prononcée contre les chrétiens. 
Voici où cela peut mener ...
Cinq pasteurs de Zanzibar
demandent nos prières
Les touristes sont les bienvenus à Zanzibar. Pour les chrétiens qui y vivent, la situation est bien différente. Cinq pasteurs nous montrent l’envers du décor. Ils ont besoin de nos prières.
Zanzibar : 'île paradisiaque' où les chrétiens sont opprimés
Zanzibar. Le nom évoque tout de suite les tropiques. Plages bordées de cocotiers, parfums d’épices… un lieu idyllique ? Pas pour tous ! L’extrémisme islamique devient de plus en plus oppressant pour les chrétiens. Cinq pasteurs lèvent le voile sur leurs difficultés. Ils font appel à nos prières. Nous utilisons des pseudonymes pour leur sécurité.
Le pasteur A* : très affecté par l'agression de sa fille
Un jour, une foule en colère a menacé de tuer le pasteur A* s’il ne quittait pas la région. Il vient de déménager sa famille pour la troisième fois en deux ans. Sa fille de 4 ans a été violée et l’agresseur n’a pas été inquiété. «Que sera la prochaine attaque ?», se demandent les membres de l’église locale, traumatisés. Très affecté, le pasteur A reste pourtant sur place, avec sa famille et trois anciens.
Le pasteur M* : empêché de construire une église
Le pasteur M* a pu acquérir un terrain en 2007 pour y construire une église. Depuis, ce permis lui est refusé. Une source locale affirme :
 
«C’est en raison de sa foi ! Il possède tous les documents légaux,
mais la justice fait traîner l’affaire.»
Pendant ce temps, son fils de 10 ans subit une terrible persécution dans le quartier et à l’école. Les enseignants ne font rien.
Le pasteur D* : accusé à tort
Bataille judiciaire aussi pour le pasteur D*, qui a eu l’autorisation de construire une école début 2018 sur un terrain calme, à l’écart. Mais il a été arrêté, faussement accusé de ne pas payer les 19 ouvriers du chantier. L’affaire est toujours en cours.
Le pasteur R* : son église a été détruite
En janvier, un bâtiment d’église a été détruit pour laisser place à la construction d’une université. Un responsable affirme:
«C’était un arrangement organisé pour nous éliminer, alors que nous étions propriétaires. Nous n’avons reçu ni terrain ni indemnités en échange !»
Le pasteur Y* : épuisé et ruiné
En 2014, le pasteur Y* a été accusé à tort de viol sur une fillette surprise en train de jeter des pierres sur l’église. Il a gagné le procès. Mais en quittant le tribunal, il a été de nouveau arrêté. Les accusateurs avaient fait appel de la décision. L’affaire a duré quatre ans. Il a été finalement acquitté fin août ! Le pasteur est épuisé, sa famille est ruinée.
Pourquoi les chrétiens sont-ils discriminés à Zanzibar ?
Zanzibar a un lien très fort avec l’islam. En effet, l’ «île aux épices» a servi de comptoir aux marchands arabes pendant des siècles. Elle fut même un sultanat de 1890 à 1963. L’influence de l’islam radical complique la situation des chrétiens à Zanzibar, dont la population est à 98 % musulmane. L'île située à l'Est de l'Afrique fait partie de la Tanzanie, qui ne figure plus dans l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens depuis 2013.

*Pseudonyme


jeudi 13 septembre 2018

Interview du président de la Ligue arabe : “Pourquoi les migrants ne vont-ils pas dans les pays arabes ?”


Ahmed Aboul Gheit, président de la Ligue arabe, était interviewé sur la chaîne chinoise Tian Wei. La journaliste avait demandé à M. Gheit : “Pourquoi les pays arabes n’accueillent-il pas ces migrants ?”



TW: Pourquoi ces migrants ne vont-ils pas chez vous ?
AAG: Parce que nous ne sommes pas une destination pour les migrants (destination country). Mais nous sommes ouverts.
TW: Alors expliquez-nous, je vous prie, pourquoi ils ne veulent pas aller dans vos pays, tous ces migrants et réfugiés ?
AAG: C’est très simple : nous ne faisons pas d’exceptions avec ces gens.
Lorsqu’ils franchissent nos frontières et demandent l’asile, la prochaine étape est qu’ils signent un document qui les oblige à respecter tous les droits et règles de nos pays, et qui précise qu’en cas de violation de cet accord, ils seront condamnés, avec une procédure accélérée, aux mêmes peines que la population locale (ce qui peut aller dans les cas graves jusqu’à la peine capitale) et seront renvoyés dans leur pays de provenance aussitôt leur peine terminée.
Nous leur faisons signer également un accord stipulant que l’aide financière qu’ils touchent pour leur intégration dans nos pays doit être intégralement remboursée dans les deux ans, faute de quoi nous saisissons tous leurs biens et ils seront expulsés définitivement de nos pays.
Si quelqu’un ne sait pas lire et écrire, il apposera au document son empreinte digitale. Il n’y a aucune excuse du genre : “je ne connaissais pas la culture locale”, ce qui serait d’ailleurs peu crédible dans le cas des personnes arabes, et ce genre d’excuse n’est pas pris en compte.
Tous ces arguments que je viens vous citer sont arrivés aux oreilles de chaque migrant, c’est pourquoi ils ne veulent pas demander d’asile dans les pays arabes.
TW: Ne trouvez-vous pas radicale cette façon de procéder avec eux, M. Gheit ? L’Europe occidentale est bien plus souple avec eux !
AAG: Absolument pas ! Parce que si je devais chercher refuge et demander de l’aide un jour dans un autre pays, je trouverais un devoir absolu d’obéir à la lettre aux lois de ce pays, et que sinon je sois expulsable par n’importe quel moyen.
L’Europe de l’Ouest finira par se réveiller et regarder la situation telle qu’elle est. Il faudrait que les dirigeants de l’Europe de l’Ouest soient envoyés à Doha au Qatar ou encore en Arabie saoudite pour demander l’asile dans ces pays pour qu’ils expérimentent “sur leur propre peau” ce que je viens de dire. Là, ils se réveilleraient !
Cela fait réfléchir, non ?

Sources : 

mercredi 18 avril 2018

La justice en pays musulman

Le lavage de cerveau que subit notre monde occidental est sensé avoir pour conséquence de permettre l'établissement de la Charia dans nos contrées. Dans certains pays européens, ce projet avance bien. Voici un témoignage qui nous rappelle ce qu'il en est de la justice en terre musulmane, et la Turquie de M. Erdogan a la prétention de l'être. 

L'Islam est paisible ... pour tous ceux qui s'y sont soumis. Les autres se trouvent dans "la maison de l'épée". 
La Bible dit qu'il n'y a pas de paix pour les méchants. L'Islam maintient qu'il n'y a pas de paix pour les non-musulmans. Les Chrétiens au Moyen-Orient en font les frais depuis environ 1.400 ans ...

Turquie : le procès du pasteur Brunson suspendu
Au premier jour du procès, la justice turque a prononcé une suspension de séance. Le pasteur Brunson devra attendre trois semaines avant de répondre aux accusations d'espionnage dont il fait l'objet.
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
Le pasteur Andrew Brunson pendant sa détention
À l'ouverture de son procès le 16 avril, Andrew Brunson est resté ferme : « Je refuse les charges mentionnées dans l'acte d'accusation. Je n'ai jamais été impliqué dans des activités illégales. » Il s'est exprimé à la cour en langue turque, qu'il parle couramment après 23 années passées dans le pays comme pasteur d'une église protestante. Andrew Brunson, de nationalité américaine, est accusé d'avoir soutenu la tentative de coup d'État de 2016 contre le président Erdogan en s'appuyant sur deux organisations que la Turquie considère comme terroristes : le réseau FETO de l'islamiste conservateur Gülen et le PKK, parti kurde hors-la-loi.

Une famille dévastée
À la fin de la journée d'audience, le tribunal a ordonné le retour d'Andrew Brunson dans la sinistre prison surpeuplée où il avait été placé après son arrestation le 7 octobre 2016, au lieu d'être ramené à la prison dans laquelle il était détenu récemment.
Suite à cette décision, l'épouse d'Andrew, Norine, présente à l'audience, était bouleversée et a refusé de parler aux médias. « Comme vous pouvez l'imaginer, cette nouvelle est dévastatrice pour le pasteur et sa famille », dit un conseiller juridique de l'American Center for Law and Justice, un organisme qui soutient la défense du pasteur.

Arrêté en raison de sa foi
Pour Ismail Cem Halavurt, l'avocat de Brunson, les procureurs interprètent le ministère du pasteur comme une « aide aux organisations terroristes ». De plus, l'audience comprenait « des témoins à charge anonymes dont les voix et les apparences étaient déguisées ». Mais l'avocat d'Andrew Brunson affirme : « Il y a des preuves qui montrent que Brunson a été arrêté en raison de sa foi. » Andrew Brunson avait lui-même écrit en mars dernier : « Je suis en prison uniquement parce que je suis chrétien. Ma femme et mes enfants me manquent désespérément. Pourtant, c'est un honneur de souffrir pour Jésus-Christ, comme beaucoup l'ont fait avant moi. Je remercie profondément tous ceux qui, partout dans le monde, prient pour moi. »

Son procès ne reprendra pas avant le 7 mai.



mercredi 4 avril 2018

La cause palestinienne vue par un diplomate arabe israélien


Nos média se plaignent, souvent à juste titre, des Fake News qui polluent les réseaux sociaux. Cependant, il y a aussi un autre phénomène : les Fake Truth, les vérités imaginaires qui polluent les média eux-mêmes. Il s’agit de ces vérités partielles et partiales qui déterminent ce qui est transmis comme “Vérité bonne à croire”. Elles ne correspondent pas à une réalité objective, mais à une relecture de cette vérité sous l’inspiration d’une philosophie et/ou d’une religion qui se tapit à l’ombre.
Beaucoup de domaines sont infectés par ce phénomène. Mais le conflit israélo-palestinien est particulièrement pollué par les Fake Truth. Nos média y acceptent pour évangile ce qu’ils rejettent partout ailleurs. Le terrorisme, par exemple, est combattu très généralement, comme il se doit, sauf quand il s’agit de terrorisme palestinien. Là, le dogme religieux d’une laïcité impérialiste a dicté une autre lecture des événements, une Fake Truth.

Voici un article écrit par un Arabe israélien. Par quelqu’un de l’intérieur donc. Le fait qu’il travaille pour l’Etat israélien le disqualifie bien sûr aux yeux des bons semeurs de la Fake Truth. Mais pour ceux qui veulent vraiment savoir ce qui se passe, que ce témoignage puisse leur ouvrir une autre perspective.

La cause palestinienne vue par un diplomate arabe israélien

Vice-ambassadeur d’Israël à Oslo et Arabe israélien, il partage son point de vue sur la question palestinienne.
Par George Deek

Quand je me promène dans les rues de ma ville natale, Jaffa, je me souviens de l’année 1948. Les allées de la Vieille Ville, les maisons du quartier d’Ajami, les filets de pêche au port - tout semble raconter différentes histoires sur l’année qui a changé ma cité pour toujours.
Une de ces histoires concerne l’une des plus anciennes familles de cette cité - la famille Deek - la mienne. Avant 1948, mon grand-père George, dont j’ai hérité le nom, travaillait comme électricien, dans la Compagnie d’électricité Rotenberg. Il ne s’intéressait pas beaucoup à la politique. Et comme Jaffa était une ville mixte, il avait naturellement des amis juifs. En fait, ses amis, à la compagnie d’électricité, lui parlaient même en Yiddish, faisant de lui le premier Arabe ayant jamais parlé cette langue.

En 1947, il se fiança à Vera - ma grand-mère, et ensemble, ils firent des plans pour fonder une famille dans la ville même où la famille Deek vivait depuis environ 400 ans - Jaffa. Mais quelques mois après, ces plans furent modifiés, littéralement, du jour au lendemain. Quand l’ONU approuva l’établissement d’Israël, et que l’État d’Israël fut créé quelques mois plus tard, les dirigeants arabes avertirent les Arabes que les Juifs se préparaient à les tuer s’ils restaient chez eux, et se servirent du massacre de Deir Yassim comme exemple. Ils disaient à tout le monde : “Quittez vos maisons et fuyez”. Ils ajoutaient qu’il leur suffirait d’à peine quelques jours pour que leurs cinq armées réunies détruisent le nouvel Etat d’Israël.

Ma famille, horrifiée par ce qui pouvait arriver, décida de s’enfuir, avec beaucoup d’autres. Un prêtre s’était précipité dans la maison de la famille Deek, et se hâta d’y marier George et Vera, mes grands-parents. Ma grand-mère n’eut même pas le temps d’enfiler une tenue appropriée. Après ce mariage express, toute la famille fila au nord en direction du Liban.

Mais quand la guerre fut terminée, les Arabes n’avaient pas réussi à détruire Israël. Ma famille se trouvait de l’autre côté de la frontière. Le destin avait semble-t-il voulu que les membres de la famille Deek se dispersent aux quatre coins du globe. Aujourd’hui, j’ai de la famille en Jordanie, en Syrie, au Liban, à Dubaï, en Angleterre, aux Etats-Unis, au Canada, en Australie, et ailleurs encore.

L’histoire de ma famille n’est qu’une histoire - et probablement pas la pire - parmi toutes les histoires tragiques de l’année 1948. Et pour être tout à fait franc, il n’est pas nécessaire d’être anti-israélien pour reconnaitre la désastreuse humiliation des Palestiniens en 1948, qu’on nomme la Nakba.

Le fait que je communique par Skype avec des parents au Canada qui ne parlent pas l’arabe, ou à un cousin dans un pays arabe qui n’a pas encore la citoyenneté du pays, bien qu’il appartienne à la troisième génération, est un témoignage vivant des conséquences tragiques de la guerre.

Un déplacement global
D’après l’ONU, 711.000 Palestiniens furent déplacés, les uns ayant fui, les autres ayant été expulsés de force. Au même moment, à cause de la création d’Israël, 800.000 Juifs furent forcés de quitter le monde arabe, le vidant quasiment de sa population juive.

Comme nous l’avons déjà entendu, les atrocités n’épargnèrent aucun des deux camps. Mais il semble que ce conflit ne fut pas le seul au cours du 19ème et du 20ème siècle, qui aboutit à des expulsions et à des transferts.
·  De 1821 à 1922, 5 millions de Musulmans furent expulsés d’Europe, en majorité vers la Turquie.
·  Dans les années 1990, la Yougoslavie explosa, faisant près de 100 000 morts et environ 3 millions de personnes déplacées
·  De 1919 à 1949, pendant l’opération Visa entre la Pologne et l’Ukraine, 100.000 personnes trouvèrent la mort et 1,5 million furent déplacées.
·  Après la 2ème guerre mondiale et la convention de Postdam, entre 12 et 17 millions d’Allemands furent déplacés.
·  A la création de l’Inde et du Pakistan, environ 15 millions de personnes furent transférées.

Cette tendance existe aussi au Moyen Orient, par exemple le déplacement de 1,1 million de Kurdes par les Ottomans, 2,2 millions de Chrétiens expulsés d’Irak. Et à l’heure actuelle, des Yazidis, Bahai, Kurdes, Chrétiens et même Musulmans sont assassinés, et expulsés à raison de 1000 par mois, suivant la progression de l’Islam radical.
Les chances de l’un ou l’autre de ces groupes de revenir chez eux, sont quasiment nulles.

La manipulation de la Nakba
Alors comment se fait-il que les tragédies des Serbes, des Musulmans d’Europe, des réfugiés polonais ou des Chrétiens d’Irak ne soient pas commémorées ?

Comment se fait-il que le déplacement des Juifs du monde arabe soit tombé dans l’oubli, tandis que la tragédie des Palestiniens, la Nakba, est toujours vivante dans la politique actuelle ? Il me semble qu’il en est ainsi, parce que la Nakba a été transformée d’un désastre humanitaire en une offensive politique. La commémoration de la Nakba n’est plus le souvenir de ce qui est arrivé mais le ressentiment envers seulement l’existence de l’Etat d’Israël.

Cela est démontré très clairement dans le choix de la date de commémoration. La date de la Nakba n’est ni le 9 avril, jour du massacre de Deir Yassin, ni le 13, de l’expulsion de Lod. Aux yeux des dirigeants palestiniens, le désastre fut la création d’Israël. La Nakba a été fixée au 15 mai, le lendemain du jour où Israël a proclamé son indépendance. Par cela, les dirigeants palestiniens ont déclaré que le désastre de la Nakba n’était pas l’expulsion, la désertion des villages, ou l’exil - à leurs yeux, la Nakba n’est autre que la création d’Israël.

Ils sont moins affectés par la catastrophe humanitaire qui s’est abattue sur les Palestiniens, que par la renaissance de l’Etat juif. Autrement dit, ils ne souffrent pas du fait que mes cousins soient Jordaniens, ils souffrent du fait que je sois Israélien ! En agissant ainsi, les Palestiniens sont devenus esclaves de leur passé, retenus captifs par les chaînes du ressentiment, prisonniers d’un monde de frustration et de haine.

L’héritage de mon professeur de musique
Mais, chers amis, la pure vérité est que, pour ne pas être réduits à la tristesse et à l’aigreur, nous devons regarder de l’avant. Pour le dire plus clairement, pour réparer le passé, il faut d’abord assurer le futur.

C’est une leçon que j’ai apprise de mon professeur de musique, Avraham Nov. Quand j’avais 7 ans, j’ai rejoint l’orchestre ambulant de la communauté arabo-chrétienne de Jaffa. C’est là que j’ai rencontré Avraham, mon professeur de musique, qui m’a appris à jouer de la flûte puis de la clarinette. Avraham est un survivant de la Shoah, et toute sa famille fut assassinée par les Nazis. Il est le seul qui ait réussi à survivre, parce qu’un officier nazi avait remarqué ses dons pour l’harmonica et l’avait recueilli chez lui pendant la guerre pour distraire ses invités.

A la fin de la guerre, Avraham se retrouva tout seul. Il aurait pu s’assoir dans son coin et pleurer tout son soûl contre ce plus grand crime humanitaire que toute l’histoire ait connu, et sur le fait qu’il était désormais tout seul. Mais il ne fit rien de tout cela, il regarda vers l’avant, et non vers l’arrière.
Il choisit la vie, et non la mort. L’espoir, plutôt que le désespoir.

Avraham arriva en Israël, se maria, fonda une famille, et commença à enseigner ce qui lui avait sauvé la vie - la musique. Il devint le professeur de musique de centaines et de milliers d’enfants dans toute la région. Et quand il vit la tension entre Arabes et Juifs, ce survivant de la Shoah décida d’enseigner l’espoir à travers la musique, à des centaines d’enfants arabes comme moi.

Les survivants de la Shoah comme Avraham sont parmi les gens les plus extraordinaires que vous puissiez trouver. J’ai toujours été curieux de comprendre comment ils étaient capables de survivre, sachant ce qu’ils avaient connu et ce qu’ils avaient vu. Mais pendant les 15 ans ou j’ai été son élève, il ne m’a jamais parlé de son passé - hormis une fois - quand j’ai exigé de savoir.

Ce que j’ai découvert alors, c’est qu’Avraham n’était pas le seul, et que beaucoup de survivants de la Shoah ne parlèrent pas de ces années, pas même à leur famille, parfois pendant des dizaines d’années ou même durant toute leur vie. Ce n’est que lorsqu’ils eurent assuré leur futur qu’ils se permirent de regarder en arrière vers le passé... que quand ils eurent forgé un temps d’espoir qu’ils se permirent de se remémorer les jours du désespoir.

Ils bâtirent le futur dans leur ancienne-nouvelle maison, l’Etat d’Israël. Et à l’ombre de cette immense tragédie, les Juifs furent capables de bâtir un pays à l’avant-garde du monde dans les domaines de la médecine, l’agriculture et la technologie. Pourquoi ? Parce qu’ils regardent de l’avant. [...]

D’après un discours prononcé à Oslo, le 27 septembre 2014
Traduit de l’anglais par Sr Isabelle Gelain

Source : 
https://mail.google.com/mail/u/0/?hl=fr&shva=1#inbox/1628b0c389a0cbdb