Le culte de la Liberté

Le culte de la Liberté

samedi 23 avril 2016

Le négationnisme onusien et la dérive arabe

A la demande des pays Arabes et le vote de la France, l’UNESCO a voté une résolution remettant en cause l’existence de Jésus.
Chrétiens, réveillez vous !


Il ne s’agit pas d’un canular : L’UNESCO, sur proposition des pays arabes, a voté une résolution négationniste remettant en cause l’existence même de Jésus, voire du Christianisme, le 18 avril 2016.
Avec l’Espagne, la Slovénie, la Suède et la Russie, la France a voté favorablement cette résolution.
Cette résolution proposée par plusieurs pays arabes, efface purement et simplement tout « lien entre les juifs, le Mur occidental et le Mont du Temple à Jérusalem ».
Ce révisionnisme musulman vise non seulement à la négation pure et simple du Judaïsme en Terre Sainte mais aussi à l’existence même du Christianisme et de Jésus Christ.
En effet, si le Monde accepte qu’il n’y ait aucun lien entre les Juifs et Jérusalem, entre les Juifs et le Mont du Temple, alors Jésus ne serait plus qu’une légende inventée.

Selon le Nouveau Testament, Jésus était Juif et c’est à Jérusalem qu’il se rendit pour prier au Temple. 
Dès les évangiles de Matthieu et de Luc, nous sommes transportés à Jérusalem où sont relatées les dernières années du règne d’Hérode le Grand. Nazareth, Bethléem et, bien sûr, Jérusalem.
La capitale de David est le lieu de plusieurs épisodes des évangiles de l’enfance : la vision de Zacharie dans le Temple (Lc 1,5-23), la venue des Mages auprès d’Hérode (Mt 2,1-12) et la présentation de Jésus au Temple à 40 jours (Lc 2,22-38). Douze ans plus tard, c’est la rencontre du jeune Jésus avec les docteurs de la Loi (Lc 2,41-52).
Jésus lance en public, dans le Temple, les paroles prophétiques qui annoncent la chute de la ville et la destruction du Temple.

Le Temple est le cœur du peuple Juif : le grand lieu de la prière, des sacrifices et des grandes fêtes liturgiques. Les disciples s’extasient devant son architecture imposante : “Maître, regarde : quelles pierres, quelles constructions !” (Mc 13,1).
Luc, “Jésus passait le jour dans le Temple à enseigner et il sortait passer la nuit sur le mont des Oliviers” (Lc 21,37).

Quand Jésus monte à Jérusalem, c’est pour se rendre au Temple, l’un des lieux importants de l’évangile. Jean mentionne des montées de Jésus pour les fêtes de Pâque (2,13; 11,55), des Tentes (7,2), de la Dédicace (Hanoukka : 10,22) et pour une fête Indéterminée (5,1). 

L’importance de Jérusalem, ville juive, et du Temple Juif sont au centre des évangiles.

Il est donc pour le moins étrange qu’aucune autorité religieuse Chrétienne ne se soit élevée contre cette résolution révisionniste qui remet en cause tous les fondements du Christianisme et du Judaïsme.

Cette résolution s’inscrit dans la volonté de l’Islam et du monde Arabe de s’imposer en effaçant progressivement toute trace du Judaïsme et du Christianisme en Terre Sainte.

Déjà le 21 octobre 2015, l’Unesco avait classé le Caveau des patriarches et la Tombe de Rachel, deux lieux saints juifs en Israël, comme des sites musulmans de l’Etat palestinien.
Les pays arabes ont même accusé Israël de fabriquer de fausses tombes juives à Jérusalem !

Ce sont les fondements de la civilisation Judéo-Chrétienne qui sont remis en cause avec la complicité de la diplomatie française. 

Cette résolution infâme, soutenue par la France, devrait soulever l’indignation de l’Eglise et des Chrétiens qui jusque là restent bien silencieux.
Une fois de plus, seuls les Juifs dénoncent cette manipulation de l’histoire opérée par le monde arabe…

Le Dr Françis Weill écrivant au Préfet du Doubs suite au vote de cette résolution résume bien les faits :
« Ce vote est insensé : le Temple juif de Jérusalem, dont ce mur est un vestige, a été édifié environ mille ans avant notre ère. Le mur a été bâti au plus tard au -1er siècle par Hérode le Grand. L’islam est apparu en l’an 622 de notre ère : sept siècles plus tard. Cette résolution est donc scientifiquement stupide et moralement malveillante. Elle reprend une thèse négationniste constante de l’islam, qui, pour de raisons de politique actuelle, nie toute présence juive (et donc primo-chrétienne) antique en Israël. Il y a vingt ans déjà j’ai entendu personnellement le grand mufti de Jérusalem exprimer cette position : pour lui, le Mur est le mur de soutènement de sa mosquée. Ainsi, même si la science a prouvé qu’un objet est noir, il suffit que l’islam désire qu’il soit qualifié de blanc pour que le gouvernement français accepte de se plier à sa volonté. A cet égard la plasticité de notre gouvernement n’est pas sans rappeler celle qu’affichait le gouvernement de Vichy face aux thèses totalitaires de l’époque. Ce faisant, nos gouvernants ont installé tous les Français dans un statut de dhimmis. Ce fait est lourd de danger pour l’avenir. Ce vote n‘est pas seulement insensé; il est indigne.Nos forces de défense se battent contre l’islamisme conquérant. Et voilà qu’à l’Unesco notre pays à concédé à l’Etat islamique une immense victoire culturelle.Notre gouvernement a toujours proclamé sa détermination à lutter contre l’antisémitisme; mais en l’occurrence il a apporté, sur la scène internationale, son soutien à un certain antisémitisme. »

Les Chrétiens doivent absolument dénoncer cette manipulation de l’histoire qui remet en cause l’existence même du Christ.
Chrétiens, réveillez vous !

© Christian De Lablatinière pour Europe Israël News

Avr 22, 2016

Source : 
http://www.europe-israel.org/2016/04/demande-des-pays-arabes-et-le-vote-de-la-france-lunesco-a-vote-une-resolution-remettant-en-cause-lexistence-de-jesus-chretiens-reveillez-vous/

mardi 19 avril 2016

La marche contre la terreur ?

Ce fut une marche remarquable. 7.000 personnes ont marché pour chasser la peur après les attentats à Bruxelles. Beaucoup de personnes d’origine maghrébine, et c’est une bonne chose. Mais un détail semble avoir échappé à la plupart, y compris aux média. Il faut dire que nos média sont en général très bons observateurs pour dénicher le rouge et le vert, mais dès que le rouge et le vert s’unissent au noir et au blanc, cela semble passer inaperçu. Un effet optique ? Pourtant, le drapeau palestinien était bien là, et à ce que j’ai vu à la télé, à plusieurs endroits.
Un détail sans importance ? Ou le petit détail qui révèle l’hypocrisie terrible de notre monde occidental ?

Le même jour s’est déclenché la mini tornade politico-médiatique autour de la phrase de notre ministre de l’intérieur mettant à mal le vivre ensemble. Je ne vais pas y réagir. Mais je note avec un certain agacement la virulence de tout ce qui est rouge et vert contre des propos peut-être déplacés et, en même temps, la cécité totale et coupable devant la présence du drapeau de la terreur que symbolise le drapeau palestinien. Car danser de joie pour célébrer la mort semée par les terroristes arabes dans des villes et des villages juifs est, hélas, un fait affreusement récurrent.

Ainsi, le 18 avril, hier !, une bombe explose dans un bus à Jérusalem, faisant des blessés mais, heureusement, pas des morts. Voici le dessin créé par le dessinateur palestinien Omayya Juha pour “célébrer” cette attaque. Il dessine une femme palestinienne devant les restes du bus calciné. Elle crie sa joie et distribue des friandises pour fêter l’événement. [1]
C’est très loin d’être un fait isolé. Systématiquement, les autorités palestiniennes, qu’elles soient de Ramallah ou de Gaza, reproduisent ce genre de comportement en encourageant leur peuple à tuer des Juifs.

Alors, quand je vois un drapeau palestinien lors d’une marche contre la terreur, je me dis qu’on se fait avoir. C’est le petit détail qui damne. Et tant que nos média et nos politiques ne veulent pas comprendre cela, faut-il vraiment les prendre au sérieux ? Combien y a-t-il eu de victimes palestiniens lors des attentats à Bruxelles, à Paris et ailleurs ? Alors, pourquoi des drapeaux palestiniens ? Ce drapeau dit haut et fort l’inégalité devant l’horreur des attentats. Il dit que le sang juif est inférieur et que le faire couler est normal, selon les normes. Quand ce drapeau est porté ou déposé lors des manifestations contre la violence, il veut dire en fait : Ne prenez pas tout ceci trop au sérieux. Le terrorisme n’est pas si mal que cela. Tout dépend. La victime par ci est pareille au terroriste par là. Il veut dire : la lutte contre la terreur et la terreur contre les Juifs, c’est la même chose. Mais alors, une marche contre la terreur devient aussi une marche pour la terreur … C’est étonnant, non ?

Pourtant, il y a bien eu une vraie marche contre la terreur. Le même jour. Dans la même ville de Bruxelles. Mais pour celle-là, pas de couverture médiatique. Quelques 2.000 personnes ont marché pour la vie, et donc contre la terreur de l’avortement, qui, pour être officiellement autorisée, n’en est pas moins une vraie terreur, qui coûte, bon an et surtout mal an, des milliers de morts d’enfants à naître (et des millions de par le monde). Mais cette terreur-là n’intéresse plus personne.

Et si la vraie terreur est celle qui condamne l’autre à être exterminé sans aucune compassion, sans aucune attention et sans aucun recours ? La vraie terreur est celle qui déshumanise l’autre. Car seuls des êtres déshumanisés peuvent être éliminés sans aucun égard.

Ainsi, les marches contre la terreur de ce dimanche 17 avril étaient révélatrices. Mais qui a encore des yeux pour le voir ?

lundi 28 mars 2016

Tellement crédules !

N’est-ce pas étrange comment tout se ramène toujours à Israël ?
  • Selon Al-Hayat Al-Jadida, le journal officiel de l’Autorité palestinienne, la responsabilité des attaques terroristes de Paris et de Bruxelles incombe à … l’état d’Israël ! Le raisonnement ? C’est fort simple : Voilà que l’Europe vient d’augmenter son soutien à l’Autorité palestinienne et que le boycott économique de produits fabriqués dans les “territoires occupés par Israël” prend de l’ampleur. Qui a donc de l’intérêt à accuser les Arabes ? Mais oui, vous l’aviez deviné.
  • L’autre jour, on interviewait à la télé un haut responsable militaire syrien, représentant officiel d’Assad. Qui est le vrai ennemi de la Syrie ? demande-t-il. Vous et moi n’aurions aucune peine à répondre à la question. Mais non, on avait tout faux. Ce n’est pas l’infâme état islamique, mais … Israël !
  • Sur la place de la Bourse à Bruxelles, voilà qu’on voit, sur une vidéo, une femme arabe. Elle vient avec un drapeau palestinien. Manifestement, elle est venue pour l’ajouter aux objets déposés pour commémorer les victimes des attentats. Son œil tombe sur un drapeau israélien. Elle s’en approche, le déchire et le cache sous un drapeau.


Bien sûr, vous n’êtes pas sans ignorer les actes terroristes que commettent année après année des civils juifs contre des femmes, des enfants et des vieillards innocents arabes à Ramallah et à Gaza. Au couteau, à la bombe, à la voiture lancée contre des queues de gens qui attendent un bus. C’est terrible, non ? Et ils ont une telle emprise sur nos média, qu’ils ont réussi le coup de nous faire croire que c’étaient des Palestiniens tuant des femmes, des enfants, des vieillards, des rabbins israéliens ! Mais les voilà pris les mains dans le sac (à explosifs). C’est eux à Bruxelles comme à Paris. Demandez la police. Ah, la pieuvre juive !
C’est encore eux qui n’arrêtent pas de bombarder Damas et d’occuper les terres syriennes en faisant régner un climat de terreur. Les réfugiés syriens, irakiens et afghans, c’est encore eux. Mais, heureusement, il y a encore des Palestiniens et des Palestiniennes à veiller au grain. Que ferions-nous sans eux ? Nous sommes tellement crédules.

Juste au cas où ceux qui me lisent pensent que ces paragraphes sont à prendre au pied de la lettre, laissez-moi citer un auteur arabe [1]. Je ne le fais ni pour créer des amalgames, ni pour stigmatiser qui que ce soit. Mais la bêtise humaine a parfois besoin d’un correctif un peu plus direct. Et encore, dans la liste qui suit, j’ai enlevé plusieurs points, parce qu’elle était déjà fort longue. Voici donc ce qu’il écrit :

“[F]ace à une violence inouïe qui les effraye, les Occidentaux ont perdu leurs repères, et, partant, l’énergie nécessaire à se protéger. Au prétexte d’éviter l’islamophobie et l’amalgame, ils ont abandonné leur sens critique et ne discernent plus le phénomène abominable qui se déroule pourtant sous leurs yeux. C’est donc moi, un Arabe, pétri de honte et de repentir, pour sauver l’honneur des quelques-uns, … qui vais leur proposer un petit récapitulatif.

Actuellement, sur l’ensemble du globe, de manière systématique et au nom de l’islam :
  • Seuls des musulmans tranchent les têtes de leurs adversaires.
  • Seuls des musulmans pendent leurs détracteurs.
  • Seuls des musulmans procèdent à la pendaison par étouffement.
  • Seuls des musulmans condamnent des gens à la décapitation par le sabre.
  • Seuls des musulmans procèdent à la crucifixion.
  • Seuls des musulmans précipitent des condamnés depuis le toit des immeubles.
  • Seuls des musulmans ont recours à la lapidation.
  • Seuls des musulmans réalisent l’ablation punitive de certaines parties du corps.
  • Seuls des musulmans condamnent des gens à recevoir des centaines de coups de fouet.
  • Seuls des musulmans pratiquent le terrorisme, tant dans leurs régions que dans les pays étrangers.
  • Seuls des musulmans assassinent sans discernement des êtres humains, sans les avoir identifiés autrement que par leur supposée identité nationale ou religieuse.
  • Seuls des musulmans pratiquent des assassinats à la voiture tueuse.
  • Seuls des musulmans assassinent des journalistes dans leur rédaction.
  • Seuls des musulmans assassinent des gens attablés dans des restaurants.
  • Seuls des musulmans assassinent des gens assistant à des spectacles.
  • Seuls des musulmans assassinent des Juifs, y compris des enfants, dans des écoles.
  • Seuls des musulmans assassinent des Juifs dans des supermarchés casher.
  • Seuls des musulmans assassinent des innocents dans des gares et des stations de métro.
  • Seuls des musulmans assassinent des Juifs dans des musées.
  • Seuls des musulmans ont assassiné 2.500 innocents n’ayant jamais offensé l’islam (le 11 septembre 2001 aux Etats Unis) en une seule journée.
  • Seuls des musulmans détruisent des lieux de culte d’autres religions.
  • Seuls des musulmans détruisent des vestiges historiques appartenant au patrimoine de l’humanité.
  • Seuls des musulmans invoquent le nom de Dieu lorsqu’ils assassinent.
  • Seuls des musulmans réduisent des êtres humains à l’esclavage et à l’esclavage sexuel.
  • Seuls des musulmans œuvrent en faveur d’une doctrine visant à soumettre le monde à leur croyance.
  • Seuls des musulmans épousent des enfants impubères.
  • Seuls des musulmans condamnent à mort les femmes prétendument infidèles.
  • Seuls des autorités d’Etats et d’entités étatiques musulmans honorent les terroristes pour les assassinats qu’ils ont commis.
  • Seuls des musulmans persécutent, chassent et massacrent les minorités qui vivent parmi eux, Yazidi, Kurdes, Coptes, chrétiens, zoroastriens, bahaïs, bouddhistes, etc.
  • En 1960, le Liban était un pays à majorité chrétienne; les membres de cette communauté ne représentent plus aujourd’hui que vingt pour cent de la population.
  • En 1950, les chrétiens constituaient 85 % de la population de Bethléhem, ils sont aujourd’hui 35 %. Le même phénomène se retrouve partout en Cisjordanie, où des communautés entières ont émigré à l’étranger, notamment en Amérique du Sud.
  • Il reste 350.000 chrétiens en Irak, en 1980, ils étaient un million. Les chrétiens d’Irak sont en voie de disparition.
  • Les seuls Etats à nier l’extermination industrielle des Juifs durant la Seconde Guerre Mondiale sont musulmans.
  • Le seul Etat dans lequel selon l’OMS plus de 90% des femmes sont exclitorisées est musulman (l’Egypte).
  • Seuls des musulmans pratiquent le viol de masse.
  • Seuls des musulmans pratiquent le Crime d’honneur.
  • Seuls des musulmans masquent la totalité du corps des femmes y compris leurs yeux.
  • Seuls des musulmans punissent les femmes qui montrent leur visage.
  • Seuls des musulmans punissent les femmes qui se trouvent en compagnie d’hommes n’appartenant pas à leur famille.”


Non, tout ceci n’est pas une accusation à l’adresse de tout Arabe. Ce serait non seulement stupide, mais méchant. Ceci ne s’adresse pas à tout musulman. Mais qu’il y a un problème dans le monde islamique, qui peut le nier ? Ce n’est pas l’exposer qui est honteux, c’est le cacher, le nier, l’oublier.
Je l’ai déjà exprimé dans d’autres posts sur ce blog, il est grand temps que l’Occident change de refrain. Le soutien aveugle à l’Autorité palestinienne est l’une des causes des problèmes actuels. Il serait temps d’en finir et de reconnaître qu’Israël soutient le même combat que l’Occident, mais en pire et en plus longtemps. Il faudrait donc changer de politique.
Tout le monde a le droit de se tromper. Mais persister dans l’erreur n’a jamais constitué une politique d’avenir.


vendredi 25 mars 2016

L'Europe prosternée ...

Un ami m'a transmis cet excellent article de Jacques Kupfer.
Il mérite largement notre attention.

En écoutant le Président Hollande présenter ses condoléances aux Belges, on pouvait se demander si les terroristes n’étaient pas des Esquimaux ! Pas un mot pour les designer pour ce qu’ils sont : des musulmans.
C’est le moment choisi par la télévision française pour nous offrir ces merveilleux spots « antiracistes » où des « blancs » attaquent des musulmans et des Juifs. Ce qui est curieux c’est que l’on ne voit pas des arabes ou des musulmans qui agressent les Juifs comme c’est la réalité quotidienne en France, en Belgique ou en Suède.
« Nous sommes en guerre » a déclaré Manuel Vals. Grave erreur, monsieur le Premier Ministre, car vous auriez du dire : « Nous subissons la guerre ».
L’Europe subit une guerre et les réactions sont à la mesure d’une démission générale et de la perte d’identité d’une Europe qui s’est fourvoyée dans le multiculturalisme, qui efface son passé judéo-chrétien et obère son avenir. Quand on oublie d’où l’on vient on ne peut savoir où aller. C’est ce que démontre la fidélité du peuple juif à son histoire et à la construction déterminée de son futur.
La guerre européenne ce sont des minutes de silence, des paroles « de paix et d’amour », des « refus d’amalgame » qui signent son désastre, des commémorations, des cérémonies funèbres, des fleurs et des bougies. La guerre européenne s’effectue par des défilés en chantant la Marseillaise mais sans qu’une seule goutte de « sang impur n’abreuve ses   sillons ». La guerre de l ’Europe c’est une coalition de 65 pays pour détruire depuis des années deux dizaines de milliers de bandits sur un étroit territoire syro-irakien, c’est le déplacement du « Charles de Gaulle » sans avoir assez de munitions pour tirer, c’est la défense en Afrique de quelques intérêts économiques mesquins mais l’incapacité de combattre pour sauver les quelques centaines de jeunes filles kidnappées et destinées au marché des esclaves. La guerre de l’Europe c’est le refus couard de condamner les crimes commis en Israël par les « palestiniens », c’est l’incapacité du Président de la République française de nommer les terroristes par leur nom et condamner les crimes arabes en Israël. La guerre européenne c’est l’abandon des chrétiens d’Orient sans oser mener une action en leur faveur, c’est de trouver naturel que les pays arabes aient expulsé tous les non-musulmans et se vautrer dans une culpabilité maladive avant de déchoir de sa nationalité un terroriste.
La guerre européenne c’est la protection de lieux publics pour ne pas pénétrer dans les zones de non-droit, dans tous les Molenbeek créés en toute impunité en France et dans l’Union.
Cette guerre dont parle Manuel Vals est déjà perdue par les européens. Elle le sera définitivement si l’Europe ne sait pas ou n’ose pas nommer l’ennemi.
L’ennemi est l’Islam.
C’est la troisième guerre mondiale qu’il a déclenché contre les valeurs qui étaient la base du monde civilisé occidental. Cette crainte maladive d’apparaitre « islamophobe » n’a rien de comparable à un quelconque racisme. Il n’est pas dirigé contre une race, un peuple mais bien contre une idéologie qui sous couvert de religion tend à imposer sa loi partout où elle le peut.
Continuez de couvrir les statues antiques italiennes de tissus pour affirmer le rejet de votre culture face à un ayatollah iranien et continuez de vendre vos hôtels de prestiges et vos clubs sportifs au Qatar, continuez de présenter vos échecs comme des victoires à la Pyrrhus.

Continuez de faire croire qu’un voyou qui a fui au lieu de se faire exploser est le « cerveau » de l’opération terroriste.

De Bali à Sydney, de Toulouse à Bruxelles, de Paris à Bamako, de Madrid à Londres, de Sousse à New York, de Tel-Aviv à San Bernardino, de Moscou à Boston un lien unit tous ces terroristes.
Du Daesh au Hamas, de l’Akmi au Hezbollah, de Al Kaida au Boko Haram, un lien unit tous ces barbares.
Continuez à le nier et ne pas reconnaitre que ce point commun est l’islam.
Continuez à ignorer que les inventeurs des « kamikazes » sont ceux que vous nommez des « palestiniens », continuez à ignorer que leurs dirigeants depuis le mufti de Jérusalem jusqu’à Mahmoud Abbas en passant par Arafat sont des terroristes nazis. Continuez à accepter que votre presse soit occupée (comme « Libération ») par des scribouillards qui, comme certains de vos hommes politiques, ne savent pas reconnaitre le terrorisme quand il frappe Israël. Continuez à financer des ONG terroristes et nuisibles à l’Etat d’Israël avec l’argent de vos contribuables et le soutien de vos consulats, , continuez à rêver d’un état terroriste ( une « palestine » qui ne verra jamais le jour) sur la Terre d’Israël. Continuez à vous attirez les voix des musulmans pour assurer vos petites victoires électorales. Continuez à barbouiller vos monuments aux couleurs des pays frappés par le terrorisme et surtout ne montrez pas la Tour Eiffel en bleu-blanc ! Continuez et votre défaite sera définitive.
Vous ne savez pas reconnaitre que le seul barrage contre l’ennemi barbare est l’état d’Israël.
Je compatis aux victimes européennes assassinées, aux familles endeuillées, aux blessés qui portent la douleur toute leur existence mais moi, j’appartiens à un peuple qui combat.
J’appartiens à un peuple qui en ce moment célèbre la Reine Esther et Mordeh’ai le Juif qui ne se prosterne pas. J’appartiens au peuple qui pendit Aman et se souvient d’Amalek. J’appartiens au peuple qui selon l’injonction biblique se souvient !
J’appartiens à un peuple qui se bat et qui sera victorieux.
Je ne suis pas Charlie. Je ne suis pas Paris. Je ne suis pas Bruxelles.

Je suis Jérusalem.

Jacques Kupfer

24 mars 2016

mercredi 23 mars 2016

S’en sortir sans Dieu ?

Vous avez remarqué que Dieu est le grand absent autour des attentats, soient-ils ceux de Paris ou de Bruxelles ? On s’en sort très bien sans lui. Nous avons nos valeurs, nos psys, nos débats interminables et nos philosophes. Vraiment, je vous l’assure, on s’en sort très bien sans Dieu. Bientôt, ce sera le retour à la normale, parce que, n’est-ce pas ?, la vie doit continuer.

Pour s’en sortir ainsi, on ne tarit pas le flot de paroles. Paroles de réconfort, de sympathie, ô combien à leur place. Paroles d’analyse et d’évaluation, tant pour chercher des solutions que pour passer le temps, car une journée à remplir, ce n’est pas rien, même quand tu es journaliste, comme on appelle les prédicateurs modernes du culte médiatique. Tout cela, nous a-t-on dit ce matin, est une question d’affects. Plus de sentiments et d’émotions. On a des affects. Tout le monde en a. Ne pas les avoir serait d’être désaffecté, et qui veut ça ?

Des mots. Pour dire quelque chose ou pour ne rien dire, mais surtout pas pour dire … Dieu. Il est absent, parce qu’on a décidé qu’il doit être absent. Plus personne ne parle pour lui en public. Il a été relégué à la clandestinité. Comme d’habitude. Ce sont les faux dieux qui tiennent le crachoir. Comme toujours. Avec leur haine d’Allah Akhbar. Ou avec leur arrogance à l’occidentale. Bien sûr, on l’appellera probablement de sa retraite forcée quand il faudra organiser un deuil public. Alors, sans stigmatiser, surtout pas !, on permettra à tous les dieux de faire leur petit truc. Ça ne fera pas de mal tant que c’est bien contrôlé. Contrôlé, car il ne faut surtout pas laisser déraper Dieu. Même, surtout ?, quand on le met ainsi à contribution, on s’en sort très bien sans lui.

Stigmatiser. Stigmates. Crucifixion. Semaine sainte. Témoignage lointain d’un monde qui veut s’en sortir sans Dieu. Je lisais ce matin, le mercredi des cendres comme la tradition l’a appelé, et les cendres correspondent un peu trop bien à cette triste semaine du 22 mars, je lisais donc ce matin dans l’Evangile cette phrase d’un autre âge. Christ vient d’être cloué sur la croix, entouré de deux malfaiteurs. Le premier lui lance (verbe exact, c’est comme une lance) : “N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même et nous avec toi !” C’est trop banal. Dieu est là pour nous tirer d’un mauvais pas. Si Dieu existe, il n’aurait pas … Banal. Je n’ai pas de place pour toi dans ma vie, ni d’ailleurs dans ma mort, mais à l’occasion … On s’en sort très bien sans lui. Sauf qu’on est sur une croix et que l’avenir s’est bouché.

L’autre malfaiteur réagit alors : “Tu n’as pas la crainte de Dieu, alors que tu subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce que nous avons mérité par nos actes; mais lui n’a rien fait de mal.” Toi qui a chassé Dieu de ta vie, de la vie, et qui l’abandonne sur une croix, tu ne vois pas que tu t’es exclu et crucifié en même temps ? Que tu t’es condamné toi-même par la même occasion ? Le prophète Esaïe avait répété à deux reprises : “Il n’y a pas de paix pour les méchants.” Où donc est ta paix ? Toi qui t’en sors si bien sans Dieu, es-tu aveugle devant ta propre culpabilité ? Combien d’enfants avortés témoignent contre toi ? Combien de crucifixions traînent dans tes bagages ? Et maintenant que tu souffres, tu n’as pas la crainte de Dieu ? Si tes souffrances ne te ramènent pas à la raison, y a-t-il encore de l’espoir ?

Mais c’est vrai, tu t’en sors si bien sans Dieu. L’écriture est déjà au mur, mais demain, la fête continue. C’est fou, non ?

Trois jours de deuil pour la Belgique. Trois jours de deuil pour les Belges ?

lundi 29 février 2016

Faudrait-il boycotter l’industrie de l’adoration ?

Voici toute autre chose. Jonathan Aigner [1] a écrit un article sur son blog qui mérite lecture. Je l'ai donc traduit ici.


Des boycotts n’amènent que très rarement quelque chose d’utile dans la culture chrétienne. En général, cela nous donne un air distant et déconnecté, voire arrogant, tout en faisant de la publicité pour ce qui nous inquiète.
Pourtant, il me semble qu’il est temps pour un autre genre de boycott. Non pas contre des organisations qui se moquent de nos opinions, mais contre une industrie qui s’inquiète justement beaucoup de l’opinion des églises, pour la simple raison que nous sommes leur seul espoir de survivre financièrement.
Il est temps de boycotter l’industrie de l’adoration.

1. Il est temps de boycotter l’industrie de l’adoration parce que l’argent ne devrait pas être le facteur déterminant de ce que chantent les églises. C’est bien une industrie. Son but est de faire de l’argent. Elle planifie donc avec soin pour que l’argent rentre de plus en plus, mais sans nous donner ce dont nous avons vraiment besoin, comme devrait le faire toute bonne musique d’église. Non, elle nous donne le divertissement dont nous avons fini par être dépendants. Il fut un temps où les cantiques des églises étaient écrits par des pasteurs, des théologiens et des poètes, mais l’industrie de l’adoration a fait de l’adoration son image de marque en nous donnant les “artistes” les plus aptes à rafler le marché et à imposer leur musique. Et comme tout bon marketing, elle fait appel à cette partie de nous qui agit sans discernement. Au lieu de rechercher la beauté d’un cantique, nous avons été capturés par ce qui n’est que mondain.

2. Il est temps de boycotter l’industrie de l’adoration parce qu’elle crée ses propres idoles.
Vous connaissez cette idole ?
A cause de l’industrie de l’adoration, vous connaîtrez peut-être aussi l’idole suivante :


La culture chrétienne est obsédée par des “worship leaders” populaires. Ils sont suivis par beaucoup de jeunes qui sont leurs fans dévoués. Ils ont leurs livres bestsellers, leurs ventes de t-shirts, leurs contrats d’enregistrement, bref, la totale. Et ils attirent des foules. On les paie grassement. Leurs concerts sont “sold out”. Le problème est que de plus en plus d’églises copient leur style de culte sur ce genre de divertissement commercial, faisant pénétrer l’ambiance des concerts rock dans leurs églises et transformant leurs communautés en des groupies de Chris Tomlin (et d’autres). L’industrie de l’adoration a besoin que cela se passe ainsi. Elle veut que nous soyons obsédés de ces superstars et de leur musique. Je suis sûr que la plupart parmi eux sont des gens bien avec des intentions louables, mais ils ne sont que les pantins dans le jeu de cette industrie. Nous avons accepté ces choses depuis si longtemps que l’industrie a repris ce qui était sacré dans nos églises – ce temps réservé autrefois à la transmission des vérités bibliques – pour le remplir avec les veaux d’or du divertissement.

3. Il est temps de boycotter l’industrie de l’adoration parce que c’est la voix de la communauté chrétienne qui doit être primordiale. L’industrie de l’adoration imite le style des genres commerciaux populaires qui sont totalement axés sur la performance. Leur textes et musiques ne proviennent pas des églises. Ce n’est pas une musique pour être chantée par une église, mais pour être produit devant un auditoire passif par tel chanteur ou tel groupe. Non pas que la musique commerciale est mauvaise par nature, mais elle n’est tout simplement pas faite pour nous. Nous avons besoin de musique dans laquelle les gens peuvent participer de tout cœur, et non une expérience qu’ils ne font que subir.

4. Il est temps de boycotter l’industrie de l’adoration parce que l’adoration et l’émotion ne sont pas la même chose. L’unique but de la musique commerciale est de nous capturer, de nous faire sentir quelque chose, de nous rendre dépendants d’un produit au seul niveau sentimental. C’est le type même de la manipulation émotionnelle. Cela devrait nous déchanter au lieu de nous enchanter.

5. Il est temps de boycotter l’industrie de l’adoration parce qu’être un client insatisfait mais qui ne dit rien n’arrangera rien. Nous sommes nombreux, de tous les âges, de toutes les dénominations et de toutes les cultures. Ce qu’on a fait de l’adoration devrait nous faire frémir. Nos sens sont affaiblis par le manque de profondeur des paroles et par une manipulation émotionnelle omniprésente. Pourtant, nous continuons à fréquenter des églises dominées par l’industrie de l’adoration, peut-être à cause de notre famille, ou parce que tous nos amis y vont, ou parce que nous y trouvons la théologie qui nous convient. Mais il est temps de parler ou de partir. Nous le devons. Adorer Dieu ensemble est plus important que des programmes qui conviennent à nos familles. C’est plus important que les relations dans un petit groupe. C’est une question au cœur de la théologie, et il se peut que notre sens de communion soit bien plus superficiel que nous le croyons. Nous devons nous faire entendre. L’industrie de l’adoration est en train de nous affamer en nous volant la nourriture spirituelle vitale dont nous avons si désespérément besoin à travers la Parole et la Cène, et elle nous offre à leur place les calories inutiles du divertissement commercial. Cela nous tuera lentement mais surement.
J’en ai assez de l’industrie de l’adoration. Non par méchanceté ou dépit, ou par une fausse piété ou par sensationnalisme. C’est une question de conscience. Je ne peux plus m’y engager. Je n’achèterai plus leur musique. Je n’irai plus à leurs concerts. Je n’achèterai plus leurs livres de chant. Je ne participerai plus dans une église qui suit ce mouvement sans discernement.

Alors, vous êtes avec moi ?
Il est temps d’arrêter d’imiter la culture pop.
Il est temps pour nous d’apprendre à chanter et à faire de la musique nous-mêmes, au lieu de laisser d’autres le faire à notre place.
Il est temps de redécouvrir la juste place de la musique dans l’adoration de l’église.
Il est temps d’en finir avec le mode Hillsong, de détrôner nos idoles populaires religieuses et de promouvoir tout à nouveau une beauté créative, particulièrement auprès de nos enfants.
Il est temps de rendre l’adoration aux chrétiens, et de ne plus nous limiter à la performance d’autres.
Il est temps de prendre une décision radicale. Car il n’est pas possible de réparer cette culture.
De toute façon, tout cela est un non-sens. Il ne peut y avoir une industrie de vraie adoration. Il n’y a qu’une industrie commerciale qui abuse l’adoration.
Ne soyez pas dupe. L’adoration d’une église ne dépend aucunement d’une production culturelle de masse.
Après tout, tout a commencé à partir de rien lorsque notre Créateur a tout fait par sa parole. Notre Rédempteur fut engendré, et pas fait.
Gardez votre industrie de l’adoration. Avec un grand livre, un bout de pain et un peu de vin, nous avons tout ce dont nous avons besoin.
Jonathan Aigner


samedi 13 février 2016

La diplomatie française à l'heure de la "féodalisation"

Un ami m'a envoyé l'article suivant. Je pense que cela intéressera un certain nombre. L'auteur est un Juif messianique.

Cela fait, hélas, longtemps que plus rien ne nous étonne de la part de la classe politique française, de moins en moins encline à masquer sa haine d’Israël et relayée fidèlement par la quasi-unanimité des médias tricolores, tous aux ordres d’une politique étrangère française empêtrée depuis plus de 40 ans dans son délire anti-israélien.
Nous sommes devenus au fil du temps comme blasés par le décalage récurrent constaté entre le discours ou les annonces de nos dirigeants politiques — de l’extrême droite à l’extrême gauche — et la réalité du terrain où prolifère sans retenue la parole antisémite, dans ses « habits » neufs antisionistes et jusqu’à la violence à présent quotidienne dans le pays.
L’inversion des rôles et responsabilités dans les violences faites aux Juifs est, très étrangement, largement acceptée et, tel un zombi, le citoyen lambda ne voit plus la victime en « victime », pas plus que l’agresseur en « agresseur ». Par, on ne sait trop quel tour de passe-passe, le Juif atteint dans sa chair est devenu responsable de ce qui lui arrive et son agresseur, une « victime » collatérale de l’hostilité intrinsèque que suscite les Juifs.
C’est ainsi que durant une vingtaine d’années, de 1948 à 1968, les nations arabes étaient perçues comme la partie la plus intransigeante, accusée de refuser de reconnaître Israël et de déclencher des conflits à répétition dont le but déclaré était l’expulsion, pour ne pas dire l’extermination des Juifs du Jourdain à la mer. Assurément, l’identification de la « victime » et de « l’agresseur » était encore d’une limpide évidence. On ne parlait à ce moment-là ni de « droit au retour » de Palestiniens, ni de création d’un État de Palestine, ni même d’occupation militaire où que ce soit.
Que la Judée et la Samarie aient été « vidées » — par une opération au sens propre d’épuration ethnique — de ses habitants juifs par l’armée jordanienne en 1948, on n’en a pas ou peu parlé. De « frontières », il n’en était pas davantage question. Tout au plus s’est établie de fait une ligne d’armistice entre les belligérants, ce que certains vont appeler la « ligne verte ».
Le conflit de 1967, surnommé « la guerre des 6 jours », qui a consacré une victoire écrasante d’Israël face à des adversaires nihilistes et irrédentistes, a manifestement engendré un changement de stratégie de la part des nations arabes et une modification notable des politiques occidentales vis-à-vis d’Israël.
Dès lors que sur le plan militaire, la victoire arabe semblait, au moins dans l’immédiat, « impossible », les Arabes, avec le concours des services secrets russes (KGB), ont échafaudé une nouvelle approche, une stratégie d’inversion des valeurs et même des rôles des protagonistes dans le conflit. Quoiqu’ils aient été les « agresseurs », les Arabes se sont alors présentés en « victimes » et Israël, qui subissait pourtant l’agression et la volonté exterminatrice de ses ennemis, s’est retrouvé au banc des « accusés ».
Peu après, le triple refus arabe à Khartoum n’a pas permis aux diplomates de prendre conscience qu’en réalité rien n’avait changé. C’était un « non » à la paix, un « non » à la reconnaissance d’Israël et un « non » à la négociation avec Israël. Dans un tel scénario, Israël aurait été mal avisé de céder sur quoi que ce soit. On lui en a fait pourtant le reproche.
Dès ce moment-là, tout a été redéfini comme un conflit dont « l’agresseur » était exclusivement Israël et la « victime », les Arabes. Il a été construit par ailleurs une problématique exclusive autour d’un différend territorial impliquant un « peuple », les Palestiniens, au demeurant sans « histoire » nationale, qui aurait été dépossédé de sa terre, dès 1948, et dont le territoire serait « occupé » par un Israël conquérant à l’origine du conflit. Ainsi présentée, la causalité du conflit n’est plus l’agression arabe généralisée suite à la création de l’État d’Israël, mais l’existence même d’Israël, aussi bien sur le plan juridique que sur le plan pratique. Le résultat du conflit de « 1967 » devient un épisode de plus, en aucune façon le fruit de l’obstination arabe à vouloir éradiquer Israël, mais le produit « inacceptable » d’une résistance juive à ne pas se soumettre au diktat de l’islam.
Tandis que le fond du problème était et est toujours le « refus » arabe d’une reconnaissance d’Israël, les chancelleries occidentales ont finalement choisi le « camp » arabe, plus profitable à leurs intérêts, énergétiques notamment.
Ainsi redéfinis les rôles respectifs et les valeurs fondamentales en balance dans le conflit qui oppose Israël au monde arabo-musulman, cette « inversion » du sens remodèle les relations des Juifs avec les sociétés où ils sont intégrés partout dans le monde.
Faut-il alors s’étonner qu’après plus de 40 ans de matraquage politique et médiatique, plus personne ne croie à la persistance du triple « refus » arabe de Khartoum au profit d’une réalité fantasmée où Israël est à l’origine de toute la misère du monde et celle d’un « peuple » palestinien en particulier, nourri d’une haine indicible et autodestructrice contre les Juifs ?
L’appel récent d’un collectif d’ambassadeurs français à « sauver l’État palestinien » s’inscrit naturellement dans ce diabolique aveuglement qui consiste à ne vouloir voir dans le conflit israélo-arabe qu’une « injustice » impardonnable de la part d’Israël. Celui-ci ne prend en définitive « que » des mesures injustes et unilatérales : tels un « mur spoliateur », « l’installation de 650 000 colons », « l’enfermement de Gaza »… Le choix des mots et des « maux » emprisonne nécessairement Israël dans la posture de l’accusé, sans que celui-ci puisse se défendre ou soit défendable.
Les actions palestiniennes se trouvent ainsi « justifiées » en ce qu’elles sont des « réactions » et non le produit d’une orientation politique, idéologique ou religieuse particulière. La disproportion dans le nombre de « victimes » dans les deux camps plaide en défaveur d’Israël, comme si la parité en la matière établissait un juste équilibre moral. Or, cette « disproportion » est partie intégrante de la dialectique palestinienne.
Il est intéressant de relever que le texte de ces « diplomates » ne se réduit pas à une discussion sur des divergences politiques entre États, somme toute fréquentes dans bien des domaines. C’est le peuple juif lui-même, où qu’il se trouve, qui est dans le collimateur de ces hauts fonctionnaires. En effet, il ne faut pas se laisser abuser par l’usage intensif d’un vocabulaire volontairement biaisé. Derrière les « lobbies » qui poussent les gouvernements américains à « s’inféoder » à Israël, ou encore ceux qui, paraît-il, manipulent les Européens, dans « l’ombre de la Shoah », qui voir d’autres que les Juifs, telle une « 5e colonne », unis comme un seul peuple contre les intérêts du monde ?
La proposition française de reconnaître un État palestinien, en l’absence de résultat dans de « pseudo-négociations » est un modèle du genre de fausse diplomatie inique et un parti-pris flagrant, en même temps qu’affligeant, pour un État palestinien que Mahmoud Abbas appelle lui-même de ses vœux Judenrein, c’est-à-dire sans aucun juif. Le projet de constitution du futur État palestinien, qui n’est nullement caché d’ailleurs, est aux antipodes de ce qu’exigerait un minimum démocratique. Dictature, discrimination, inégalités, racisme et antisémitisme sont les ingrédients d’un futur État que la France souhaite ouvertement et de tout cœur. La « déclaration » de Khartoum, jamais récusée, est depuis longtemps oubliée, tandis qu’elle demeure d’une stupéfiante actualité. Pas de paix, pas de reconnaissance et pas de négociation.
Ces hauts fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères n’agissent sans doute pas sans l’aval de leur ministre de tutelle et je doute fort qu’ils ignorent la duplicité de leurs propos. Nous ne sommes donc plus au stade de l’ignorance involontaire et tout cela augure des jours sombres pour la France.
Cette « inversion » des valeurs et des postures, dont je parlais plus haut, m’amène à penser que même cette présente « explication de texte » risque d’être considérée par bien des lecteurs comme le produit d’un « lobbying » juif « inféodé » à la politique israélienne.
Mais vous n’êtes pas obligé de le croire…


Guy ATHIA